Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/04/2019

La première machine à calculer est rouennaise

Déjà à cette époque, gérer et répartir les impôts de cette grande ville qu'est Rouen au XVIIe siècle n'est pas chose aisée ! Etienne Pascal (1588-1651 ), Surintendant de la généralité de Rouen, commissaire délégué par le Roi pour l’impôt et la levée des tailles, l'apprend chaque jour à ses dépens ! ll passe tout son temps à additionner des chiffres à l'aide de jetons. Il compte, annule, corrige, recompte... Tel est son quotidien ! Un vrai casse-tête chinois !

pascaline blaise pascal.JPG

Blaise Pascal (1623-1662)

 

Devant le désarroi de son père, souhaitant lui venir en aide, son fils, Blaise Pascal (1623-1662), va concevoir une machine révolutionnaire capable d'effectuer des opérations justes et rapides. Elle se présente sous la forme d'un gros coffret en laiton et est d'un usage simple : les nombres sont composés sur une rangée de cadrans correspondant aux unités, dizaines et centaines.

pascaline 1.jpg

Une pascaline signée par Blaise Pascal en 1652 - Musée du Conservatoire national des arts et métiers à Paris

Le tout jeune homme, qui avait redécouvert les principes de la géométrie euclidienne sept ans plus tôt, va pour ce faire se servir de l’arithmétique et de la technique des engrenages déjà utilisée par l'astronome allemand Wilhelm Schickard (1592-1635). Mais, et là est tout son génie, il va ajouter un cliquet permettant de reporter automatiquement les retenues. En 1642, après trois ans d'essais, la "Pascaline", d'abord dénommée "machine d’arithmétique" puis" roue pascaline", est totalement opérationnelle : elle additionne et soustrait à volonté !

pascaline 3.jpg

Le principe de la "pascaline" est encore appliqué aujourd'hui pour les compteurs kilométriques des automobiles.

Quant à la première calculatrice capable d'effectuer les quatre opérations, elle naîtra en 1673 du cerveau du Philosophe et scientifique Allemand Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716).

 

Biblio. "Les 100 inventions qui font la fierté de la France" d'E. Hecht - Le Figaro-Magazine, 2018.

31/03/2019

Monnaie de nos aïeux : le franc

La valeur du franc, qui a été l’unité monétaire de la France jusqu'au 31 décembre 1998, a beaucoup varié au cours des siècles. Il a connu tous les métaux, des plus précieux aux plus ordinaires comme les pièces en zing de la période de Vichy.

La tentation d'attribuer le parrainage du franc à nos ancêtres, les envahisseurs Francs, si tentante qu'elle soit, n'a rien à voir dans l'affaire. Voici l'histoire : les premiers francs furent frappés à Compiègne le 5 décembre 1360, pour aider à payer la rançon du roi Jean II dit Le Bon, (1319-1364) capturé par les Anglais le 19 septembre 1356 à la bataille de Poitiers.

franc à cheval jean le bon.jpg

Franc à cheval ou Franc jaune de Jean Le Bon

Ceux-ci exigèrent contre sa libération la somme de 4 millions d'écus. Pour ce faire, le régent Charles, futur Charles V, son fils, fit frapper une nouvelle pièce représentant un chevalier armé de pied en cape, sur son destrier : un chevalier "libre" pour la rançon d'un roi prisonnier. Cet écu d'or, ce "franc" au sens de "libre" (comme dans l'expression zone franche), qui va être appelé dès lors par nos ancêtres "le franc à cheval" ou "franc jaune", pesait 3,87 g d'or fin équivalant à 1 livre tournois ou 20 sols. Malgré cet effort financier Jean le Bon mourut en captivité et  Charles V fera frapper en 1366 une monnaie de même qualité et valeur, elle aussi en or, représentant un roi debout et appelée cette fois "franc à pied".

franc d'argent.jpeg

Franc d'argent ou Franc blanc d'Henri III

Un nouveau nom venait d'être donné à notre monnaie qui jusqu'alors avait porté celui de livre : ces deux noms désignèrent désormais une même "monnaie de compte" qui se perpétua en changeant souvent de valeur et donc aussi de métal.

On doit le franc d'argent ou "franc blanc" au roi Henri III (1551-1589) qui le fit frapper le 31 mai 1575. Il vaut 20 sols et 4 deniers, soit une valeur légèrement supérieure à la livre tournois. En même temps, on frappe ses subdivisions : le demi-franc et le quart de franc.

Avec la loi du 28 thermidor an III (15 août 1795), le franc devient l'unité monétaire française. Sa contenance est de 5 grammes d'argent. Le système décimal est confirmé : le franc est subdivisé en 10 décimes ou 100 centimes.

 

franc.jpg

Pour vous, amis généalogistes, une grille, proposée par Marie Groult, animatrice de l'atelier de Paléographie des Archives Départementales de Seine, d'orthographe et de calligraphie du mot "franc" tel qu'on peut le trouver sur les actes officiels entre 1466 et 1662.

 

A suivre...

 

Biblio. "Le Franc était notre monnaie" - Article de J. Réveilliez, Gé-Magazine n°211.

24/03/2019

"Heu-reux !"

Ce cousinage là aurait tellement fait plaisir à mon père ! Pensez-donc, lui qui l'appréciait tant, cousiner à la 6ème génération avec Fernand Raynaud (1926-1973) ! Pas normand de naissance puisque l'artiste est né à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), mais des ancêtres dans le village qui ont vu naître tant de membres de notre famille !

fernand raynaud.jpg

Personne n'a oublié l'humoriste qu'était Fernand Raynaud ! Ni ses sketches,  pour certains toujours dans nos mémoires comme "Le 22 à Asnières", "Restons Français" ou bien encore "Le plombier". Ni ses chansons qui ont marqué à jamais son époque : "Et v'lan passe moi l'éponge", "Avec l'ami bidasse", "Lena", "Telle qu'elle est". Certaines de ses expressions sont aussi restées célèbres comme: « Bourreau d'enfant », « Y a comme un défaut », « C'est étudié pour », « Ça eût payé », « Tiens ! Voilà l'hallebardier ! », « C'est l'plombier ! », « Allô ! Tonton ? Pourquoi tu tousses ? », « Ingénieur à Grenoble » et bien sûr le fameux « Heu-reux ! ».

Franqueville ND.jpg

Église Notre-Dame de Franqueville (Seine-Maritime)

Comme toutes les belles histoires, elle commence par un mariage, celui de Marin ADAM (mon sosa 146), (1720-1795), Compagnon Charpentier puis Charpentier, dont la famille, depuis le début du XVIe siècle, est originaire du village de Notre-Dame de Franqueville, cité normande du département de la Seine-Maritime. En 1752, il épouse à l'église Notre-Dame de Criquiers, village du canton de Gournay-en-Bray, situé à environ 58 km de chez lui, Marguerite VARIN (1733-1784). Les jeunes époux reviennent s'installer à Notre-Dame de Franqueville et six enfants, six filles dont 2 décéderont en bas-âge, naîtront de leur union. Fernand Raynaud est un descendant de Marguerite, l'aînée. Mon père est un descendant de la quatrième, Marie Madeleine.

fernand raynaud 2.jpg

 

* Généalogie descendante simplifiée de Marin Hierosme Adam (mon sosa 146), (1720-1795) x Marie Marguerite Varin (1733-1784) :

˃ ˃Marguerite Adam (1753-?) x Jacques Lemonnier (1748-?) ˃Jacques Nicolas Lemonnier (1791-1837), Toilier, x Françoise Marguerite Bradechard (1793-1838) ˃ Jacques Ambroise Lemonnier (ca 1818-?) Débitant de liquides-Molleteur, x Rose Célestine Benet (1823-1888) ˃ Célestin Ernest Lemonnier (1861-?) Molleteur-Graveur, x Caroline Ernestine Droin (1870-1945) ˃ Alice Louise Lemonnier (1889-1953) x Auguste Raynaud (1883-1969) Contremaître à l'Usine Michelin ˃ Fernand Raynaud (1926-1973).

˃˃ Marie Madeleine Adam (1761-1815) x Nicolas Pellerin (1760-1849), Maître-Toilier ˃ Jacques Nicolas Pellerin, (1783-1844), Toilier-Rentier x Marie Magdelaine Monique Cordonnier (1787-1833) ˃ Jacques Désiré Pellerin (1809-1891) Plâtrier-Entrepreneur, x Geneviève Françoise Bizet (1814-1897) ˃ Lucie Stéphanie Pellerin (1844-1926) x Constant Etienne Boulangé (1842-1918) Plâtrier ˃ Paul Fernand Boulangé (1877-1950) x Alexandrine Augustine Damamme (1881-1967) ˃ Albert Camille Edouard Boulangé (mon père).

 

Merci à Généanet et Généastar de m'avoir fait découvrir ce cousinage !