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06/05/2018

Ni "sablé", ni "sabré" !

Alors, le Champagne, on le "sable" ou on le "sabre" ? Et bien, les deux mes amis. Jusqu'au XVIIe siècle, on "sablait" n'importe quel vin et cela voulait dire simplement "faire cul sec". À l'image du métal en fusion que le fondeur jetait précipitamment dans un moule à base de sable, le buveur se jetait du vin dans le gosier et l'avalait d'un trait .

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Aujourd'hui, alors que l'expression "sabler" est réservée au seul vin de Champagne, quant on le "sable", c'est qu'on le sert en abondance pour fêter un évènement joyeux.

L'expression "Sabrer" le Champagne nous vient d'une pratique des régiments de dragons et de hussards créés sous le roi Louis XIV (1638-1715) et dotés non pas d'une épée mais d'un sabre. Au retour des batailles, c'est avec leur arme, d'un geste viril et spectaculaire, que les officiers victorieux faisaient sauter les bouchons des bouteilles de Champagne.

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En Normandie, on ne "sable" ni ne "sabre" le Cidre ! On se contente de le déguster ! Et pour vous, amis gourmands aux babines alléchées, cette recette de saison de Fraises au Cidre*

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Pour 6 personnes, prévoir 500 g de fraises, 3 pommes, 50 g de sucre et 1/2 litre de Cidre.

Laver et équeuter les fraises. Les mettre dans une jatte. Peler les pommes, les couper en quartiers et retirer les pépins. Émincer les quartiers de pommes et les mélanger aux fraises. Saupoudrer de sucre et arroser du cidre. Placer au frais quelques heures avant de servir. (On peut également ajouter un petit verre de Calvados).  Bon appétit !

 

Recette extraite de "Cuisine de Normandie" de C. Délu - Ed. Denoël 1988.

01/05/2018

Joyeux 1er mai à tous !

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Ces quelques brins pour du bonheur toute l'année !

29/04/2018

Le baptême d'un futur roi de France

1er mai 1821, Palais des Tuileries. Précédé et suivi de la garde royale à cheval, un cortège de 27 majestueux carrosses quitte les lieux. Au centre, une merveille ! Une berline de gala à sept glaces, décorée d'une ceinture de bronze dorée et ciselée.

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La caisse est peinte aux armes royales de France et de Navarre et ornée de chérubins. Six magnifiques chevaux sont chargés de la mener. A bord, trois passagers : Mademoiselle d'Artois et son frère, un bébé de 7 mois sur les genoux de sa gouvernante. Cette berline pimpante a été réalisée pour son baptême par le carrossier Jean Ernest Auguste Getting. Son coût ? 50 000 francs de l'époque, soit environ 163500 € !

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Ce bébé n'est autre que le duc de Bordeaux, surnommé par Lamartine "l'enfant du miracle". Il est appelé à devenir le 70ème roi de France ! Il est le dernier descendant légitime en ligne masculine de Louis XV (1710-1774) et de Marie Leszczyńska (1703-1768).

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Son père, le duc de Berry, fils cadet du Comte d'Artois, futur Charles X (1757-1836) et neveu de Louis XVIII (1755-1824), est mort assassiné dans la nuit du 13 au 14 février 1820 par un ouvrier du nom de Louvel qui voulait "tarir la race des Bourbons". C'est d'autant plus un drame que le roi Louis XVIII n'a pas d'héritier et que tous les espoirs de la dynastie reposaient sur lui. Heureusement, peu de temps après le meurtre, son épouse révèle qu'elle attend un heureux évènement. L'enfant posthume, Henri d'Artois, naît le 29 septembre 1820 et devient le bébé le plus gâté, le plus surveillé et le plus protégé du monde.

A sa naissance, le jour de Saint Michel, il se disait que "l’archange allait mettre le dragon sous ses pieds" ! Hélas, il n'en sera rien : le bébé duc ne deviendra jamais officiellement roi. Il n’a pas encore dix ans quand éclate la Révolution des trois-Glorieuses de 1830. Charles X, devenu en 1824 roi à la mort de Louis XVIII, abdique en sa faveur. Il devient alors l’héritier légitime du trône sous le nom d’Henri V. Mais, à la suite de différentes manœuvres politiques, les députés vont appeler au pouvoir le gouverneur du royaume, le duc d'Orléans. Il va prendre le pouvoir sous le nom de Louis Philippe. Plus connu sous son titre de courtoisie de comte de Chambord, du nom du château qui lui avait été offert par une souscription nationale, le duc de Bordeaux part en exil en Angleterre avec l’ensemble de la famille des Bourbons, puis à Prague. En 1844, il s’installe à Frohsdorf, en Autriche, où il mourra le 24 août 1883.