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15/10/2017

Un marchand de parapluies qui a plié le sien...

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"Du treizième jour d'avril, l'an mil huit cent trente huit à huit heures du matin. Acte de décès de Pierre Beis trouvé hier à six heures du matin noyé dans une mare en cette commune où il est tombé par accident dans la nuit, profession de marchand de parapluies, âgé de soixante quatre ans huit mois, né à Saint-Julien aux Bois département de la Corrèze, demeurant en la commune d'Yébleron, canton de Fauville...*"

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Ypreville-Biville et Yèbleron sont deux petites communes du département de la Seine-Maritime, situées près de Fécamp. Notre brave marchand-colporteur, originaire de Corrèze, le village de Saint-Julien aux Bois, situé à près de 700 km de là, s'était installé à Yébleron avec sa femme. Le nom de ce village bien normand est issu du vieux norrois et signifie "verger de pommiers", preuve s'il en est besoin de l'ancienneté de la culture de ce fruit chez nous !

Il faisait le commerce des parapluies (souvent, il faut bien le reconnaître, les bienvenus en notre belle province). En France, c'est au XIXe siècle que l'usage du parapluie s'est développé. Si la plus ancienne référence d'un parapluie dans une source écrite remonte à la Chine et à l'empereur Wang Mang, fondateur de la dynastie Xin, lequel au Ier siècle aurait inauguré un parapluie-parasol démontable, avec des articulations lui permettant de s’agrandir et de se rétracter et fixé sur un chariot lors d’une cérémonie religieuse, le premier parapluie pliant a été créé quant à lui à Paris au début du XVIIIe siècle.

Nos voisins britanniques ont longtemps boudé cet ustensile pourtant bien utile, synonyme à leurs yeux, de condition sociale modeste. En effet, par temps de pluie, un anglais chic devait faire appel à une voiture. Seule, la personne qui ne pouvait pas s'en offrir une, s'abritait sous un parapluie...

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Mais revenons à notre cauchois d'adoption et à sa mésaventure fatale. Un malheureux accident qui lui a fait "plier son parapluie à jamais..."

 

 * Source : Archives Départementales 76 - NMD de la commune de Ypreville-Biville - Année 1838.

Biblio.  Revue Généalogique Normandie - N°131 - 2014.

12/06/2016

Ceci est un arbre généalogique !

Un vrai sac de nœuds cet objet ! Et pourtant, cette pelote en fibre de bourre de coco n'est autre... qu'un arbre généalogique !

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L'objet, actuellement présenté au musée parisien du quai Branly, exposition  "Mata Hoata. Art et société aux îles Marquises", raconte l'histoire des familles de ces îles, en marquisien "Fenua Enata" ou "Terre des Hommes" L'archipel océanique, qui abrite environ 9500 Marquisiens, est l'un des plus isolés au monde. Proche de l’Équateur, il est situé en Polynésie. Découvertes en 1595, devenues françaises en 1842, ces îles forment aujourd'hui l'une des collectivités d'outre-mer de notre République.

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Dans la société marquisienne stratifiée,  il faut savoir que la généalogie décide de la place qu'occupe  l'individu dans la société, sa position avec les ancêtres divinisés, les "etua", et avec le grand chef, le "harakiri". Chacun doit être capable d'énumérer sa généalogie et de la réciter. Cela se dit "mata têtau" soit "conter les yeux et les visages" de ses ancêtres.

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Dans les cérémonies protocolaires, deux femmes âgées scandent alternativement les noms des hommes et des femmes de chaque génération." Pour les y aider, cet aide mémoire, véritable objet mnémotechnique, datant du XIXe siècle, est constitué de cordelettes tressées. Sur chacune d'elles, se trouvent plusieurs nœuds. Chacun de ces nœuds correspond a une génération. La multitude de cordelettes et de nœuds renvoie à l’idée d'une généalogie profonde, remontant aux origines mythologiques de la Terre.



Biblio. Merci au site www.en-attendant-nadeau.fr/2016/05/30/exposition-marquises

29/05/2016

Un air de famille

2 juin 1953. Londres. Celle qui vient de fêter le 21 avril dernier ses 90 printemps, est couronnée reine à l'abbaye de Westminster. Elle est le 40e monarque d'une lignée royale qui remonte au normand Guillaume le Conquérant (1027-1087), né à Falaise, une petite ville située à une cinquantaine de kilomètres de Caen et devenu maître du pays après avoir défait l'anglo-saxon Harold II (1022-1066) lors de la bataille de Hastings, en 1066.

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La Reine Elizabeth II lors de son couronnement

Si 31 générations séparent les deux souverains il faut savoir que, de la date du couronnement à Westminster le 25 décembre 1066 de Guillaume 1er, duc de Normandie devenu Guillaume Ier d'Angleterre, à aujourd'hui, le pays a connu une constante dynastique. Elizabeth II, comme tous les souverains qui se sont succédé sur le trône avant elle, descend du chef normand qu'elle considère comme son ancêtre.

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Couronnement de Guillaume Ier d'Angleterre

Elizabeth n'était pas née pour régner. Mais, quinze mois après le décès de son père le George VI, à seulement 25 ans, elle devient la sixième femme à siéger sur le trône et la première depuis le décès de la reine Victoria (1819-1901). Le jour de son couronnement, sur sa toilette de satin blanc et à sa demande, tous les symboles du Commonwealth, qui regroupe les États associés à la couronne, sont évoqués : la rose pour l'Angleterre, le chardon pour l'Écosse, la feuille d'érable canadienne, les fleurs de lotus d'Inde et de Ceylan, etc. Mais en plus, sur un côté, très discrètement, les couturières ont également brodé un porte-bonheur : un minuscule trèfle à 4 feuilles...

La couronne d’or, ornée de 13 diamants et pierres précieuses du sacre de Guillaume était, aux dires d'un chroniqueur du temps, "semblable au firmament, qui, les nuages dissipés, étincelle du feu des étoiles". Elizabeth quant à elle en coiffera successivement trois. A son arrivée, elle porte le diadème d'apparat de George IV, puis elle est sacrée avec la couronne de Saint Edward, un joyau de deux kilos orné de plus de 400 pierres précieuses. Enfin, elle fera sa sortie solennelle avec la couronne impériale d'État, plus légère, brillant de mille éclats avec le saphir des Stuart, le rubis du prince Noir et le fabuleux Cullinan II, un diamant de 300 carats.

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Jacky Bouvier Kennedy (1929-1994)

Pour la petite histoire, Jacky Bouvier (1929-1994), pas encore Madame John Fitzgerald Kennedy, avait été est chargée par le Times Herald de Washington de couvrir l'évènement.

 

Merci aux sites http://www.lepoint.fr/monde/les-dix-secrets-du-couronnement-d-elizabeth-ii et aux nombreuses pages sur le sujet et http://genealogistes-associes.ca