27/07/2014

Un bien curieux rébus...

La Normandie et ses mystères... Sur le terroir du Vièvre, perché sur un promontoire en rebord de plateau, le village eurois de Saint-Grégoire du Vièvre domine la vallée d’Authou, un affluent de la Risle. Au cœur de la cité, l'église présente un bien mystérieux rébus...

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Sur son mur méridional court une sorte de bande dessinée en pierre blanche et silex noir dont on ignore tout ou presque de sa signification, de son auteur et de ses raisons ! Bien sûr, nombre d'hypothèses ont été émises. Mais encore aujourd'hui, le mystère reste entier..

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Des scènes de combats d'animaux et un chevalier qui, armé d'une épée et d'un éperon étoilé, court après son cheval. Ce qui interpelle, c'est son allure surprenante : tendant une main, il est coiffé d'un pétase, chapeau rond à bord large et plat, et porte un étrange costume.

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En alternance, un jeu de damiers où apparaissent des triangles, des barres verticales et horizontales, des croix blanches et noires. On distingue également quelques lettres et chiffres qui pourraient signifier: « le monde est corrompu et faucard ».

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On sait que le damier symbolise l'équilibre du bien et du mal, la dualité, l'opposition, les forces contraires... Il faut dire qu'au moment de la construction de l'édifice, première moitié du XVIe siècle, la Normandie est tiraillée par des conflits à la fois religieux et idéologiques : implantation du protestantisme et des idées de réforme et début des guerres de religion.

Si on en ignore le sens, on peut se contenter d'apprécier l’originalité et la beauté de ce travail atypique.

 

Biblio. « Eure – 100 lieux pour les curieux » - D. Camus – Ed. Bonneton 2013

06/07/2014

So british !

Quelle est jolie la petite mairie du village de Saint-Sulpice-de-Grimbouville situé dans l'espace naturel de la vallée de la Risle, au cœur du canton eurois de Beuzeville !

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Plantée dans un décor champêtre plein de poésie, son attrait réside tant dans son originalité architecturale que dans l'histoire de sa sauvegarde.

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Elle a été bâtie en 1420, pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), par des anglais. La charpente de ce bâtiment médiéval à colombages, couvert de chaume, présente un encorbellement sur trois côtés avec une galerie à l’arrière telle qu'on peut encore en admirer aujourd'hui quelques exemplaires dans le Kent, au sud de l'Angleterre.

A l'origine, l'édifice se trouvait à 15 kilomètres de là, sur la commune de Selles. Il constituait la porte d’entrée d’un grand domaine, manoir ou château, au mieux inachevé puis détruit, au pis demeuré à l'état de projet.

En 1993, soit près de six siècles plus tard, il menaçait tout simplement de ruine. Alertés, les bâtiments de France décident de le conserver. Et comme le maire de Saint-Sulpice-de-Grimbouville, avait besoin d'une nouvelle mairie, l'ensemble va être démonté puis remonté sur le promontoire dominant les marais où il se trouve aujourd'hui !

 

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Sa restauration va cependant exiger d'importants travaux. Et c'est à cette occasion qu'on va découvrir que ce type de charpente ne correspond pas à un savoir-faire français mais bel et bien à un savoir-faire anglais !

 

Biblio. « Eure – 100 lieux pour les curieux » de D. Camus – Ed. Ch. Bonneton 2013.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

04/06/2014

Les racines normandes de Céline Dion et Fabienne Thibeault

L'ancienne province du Perche, aux belles collines humides et aux terres bocagères, bien que démantelée à la Révolution, n'a rien perdu aujourd'hui de son charme et de son identité. Mais saviez-vous que c'est cette région, cette petite province du Royaume de France qui va fournir le plus grand nombre d'émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle ?

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 Église Saint-Aubin de Tourouvre (Orne)

Ils ont quitté leur Normandie natale, leur beau pays de l'Orne et sont partis de Randonnai ou de Mortagne, mais surtout du bourg de Tourouvre, qui va se trouver la plus dépeuplé. Pour le géographe français Elisée Reclus (1830-1905), c'est ici « le lieu d'Europe qui a contribué, pour la plus grande part, au peuplement du Nouveau Monde ».

Le mouvement d'émigration percheronne, c'est pas moins de 200 personnes dont 89 de Tourouvre qui vont s'expatrier vers le Canada. Chaque chef de famille, après avoir signé un contrat pour trois ans, a reçu en échange une petite somme d'argent et une paire de souliers neufs. Flanqués de leur maigre paquetage, les Gagnon, Mercier, Tremblay vont embarquer à Dieppe ou à La Rochelle, persuadés qu'ils vivront moins chichement sur les rives du Nouveau Monde que dans leur campagne normande.

Les Normands sont courageux et durs à la tâche. Défricher la terre, la cultiver ne leur fait pas peur. Alors, ils partent nombreux pour aller remplir avec ferveur leur mission et peupler ce pays tout neuf.

Aujourd’hui, les Gagnon de Tourouvre revendiquent 50 000 descendants au Québec, les Rivard 10 000 et les Tremblay de Randonnai, qui comptent parmi leurs descendants la chanteuse Fabienne Thibeault, auraient été les plus prolifiques avec 80 000 cousins et cousines canadiens.

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A l'intérieur de l'église Saint-Aubin de Tourouvre, deux vitraux et plusieurs plaques rappellent l'émigration tourouvraine au Canada. Sur l'une d'elle, entre autres noms, on peut lire celui de Jean Guyon, embarqué à Dieppe en mars 1634 et ancêtre de la chanteuse Céline Dion et de Julien Mercier dont l'arrière-petit-fils, Honoré Mercier (1840-1894) deviendra Premier ministre de la Province du Québec (1887-1891).

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Acte de baptême de Jean Guyon daté du 18 septembre 1592
registre paroissial de Tourouvre

 
Biblio. « Fier d'être Normand » de C.Lablancherie – Ed. Ouest-France 2013.

Merci aux pages Wikipédia sur ce thème et au site http://www.perche-quebec.com.