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01/07/2018

Les Pierres Pouquelées de Vauville

Sur la côte Ouest du bras de la Manche, sur un vaste promontoire couvert d’ajoncs et de bruyères surplombant l’anse de Vauville, près de La Hague, entre le cap de Flamanville et les falaises de La Hague, se trouve un site mégalithique qui n'a rien à envier à ses semblables bretons.

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Des "pierres pouquelées" ont été appareillées ensemble ici, de main d'homme, dans un but encore aujourd'hui énigmatique.

Le mot "pouquelé" vient de l'ancien normand "pouque" qui désigne une poche. L'ajustement de ses pierres mégalithiques formaient des poches comme les dolmens. Le terme "pouquelé" a donné par déformation "pierres couplées", "encouplées" ou "accouplées", c'est-à-dire appareillées ensemble de main d'homme. Il s'agit là d'une terminologie utilisée essentiellement en Normandie et dans les îles Anglo-Normandes pour désigner un alignement de pierres formant un monument mégalithique de type dolmen.

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Plan de l'allée couverte dans son état actuel - Dessin de Cyril Marcigny, Hubert Lepaumier, Emmanuel Ghesquiere - Un nouvel inventaire des Mégalithes de la Manche - Bulletin du G.R.A.C N° 7 avril 1996, p.44

 

Sur une plate-forme dominant la mer, à 134 mètres de hauteur, au milieu des joncs et des bruyères, on trouve une allée de rochers dont la disposition soigneuse n'est en rien due au hasard. L'allée est longue d'une quinzaine de mètres sur un mètre de large. Sur les pierres de quartzite silurien qui composent les parois, sont posés des rochers de granodiorite provenant probablement du gisement de la baie des Fontenelles, situé à trois kilomètres de là et à une altitude proche du niveau de la mer. . Comment ces rochers ont-ils été montés là ? Par qui ? Et pourquoi ? En vérité, on ne sait pas grand chose si ce n'est que cette allée couverte, de type " armoricain " était une sépulture collective érigée durant la civilisation néolithique, il y a 4 500 ans environ.

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Le site a fait l'objet de recherches archéologiques partielles conduites par les premiers membres de le Société Académique de Cherbourg en 1755, l'année même de sa fondation. Ce furent là les premières investigations menées en Basse-Normandie sur un site préhistorique.

Dans les années 1830, les paysans de la région faillirent détruire l'ensemble pour utiliser les pierres afin de construire un pont. Par chance, le préfet de l'époque s'y opposa et fit remettre le site en état. L'allée couverte a été classée Monument historique, ce qui la sauva définitivement du vandalisme.

 

Biblio et images : merci au site www.lahague.com

12/01/2018

La Normandie, havre de paix de France Gall

Une pensée attristée aujourd'hui pour celle qui est partie rejoindre les siens au paradis blanc... France Gall et Michel Berger aimaient la Normandie où ils avaient passé une partie de leur voyage de noces.

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Dans les années 70, ils y avaient acquis une propriété pour laquelle ils avaient eu un vrai coup de cœur. Située dans le Pays d'Auge, à Vasouy (Calvados), commune d'une centaine d'âmes, associée aujourd'hui à Honfleur, leur villa, "Le Clos Saint-Nicolas, se trouve à deux pas de la cité portuaire, sur la Route départementale 513, qui mène à Trouville en longeant la côte. Un havre de paix secret, au creux duquel l’ar­tiste aimait se réfu­gier dans la discrétion depuis plus de quarante ans.

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C'est au Clos Saint-Nicolas que, selon la légende, Michel Berger aurait composé le célèbre titre "Résiste". Et c'est là aussi que France Gall a travaillé avec son équipe à la comédie musicale du même nom.

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"Comme elle le confiera à Laurent Boyer le 25 avril 1993, dans l’émission Fréquence Star, cette maison était pour elle « un endroit merveilleux pour se reposer »...

 

19/11/2017

L'âne normand

Parmi les richesses de notre belle province, il trône en bonne place ! Qui ? Mais l'âne normand normand bien sûr ! Il est de nouveau bien présent sur son terroir et peut être avez-vous eu la chance lors d'une promenade, au détour d'un petit sentier, de le croiser sur votre chemin. Son histoire est intimement liée à l’activité laitière de notre région.

Originaire principalement de la Sarthe et de la Mayenne, l'âne normand est plus petit que ses frères le baudet du Poitou et le Grand Noir du Berry. Il mesure de 1,10 m à 1,25 m au garrot à 4 ans. Large du dos, son encolure est forte et épaisse, sa crinière droite ou tombante.Quant à sa robe et à sa queue, elle est nécessairement baie ou bai brun avec une bande en forme de croix de Saint-André et un ventre gris blanc. La présence de zébrures sur les membres est aussi possible.

 

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L’âne Normand

 

Il y a un siècle et plus, avec le cheval, ils étaient les éléments indispensables de toute ferme normande qui se respectait. Mais, si le cheval héritait des tâches nobles, comme tirer la charrue ou les lourdes charrettes de gerbes dorées, l’âne se contentait de transporter la fermières et les « chanes » de lait lorsqu’elle revenait de traire dans les champs. Le fermier, quant à lui, l’utilisait pour porter les sacs de grain au moulin. Des tâches humbles mais efficaces ! L’âne pouvait porter près de 200 kg, presque l’équivalent de son poids.

 

 

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L’âne du Cotentin

 

Notre âne normand a un cousin, l’âne du Cotentin, d’un tempérament doux et câlin, plus grand d’une dizaine de centimètres. Sa robe est gris cendré, gris bleuté ou gris tourterelle, avec également une bande cruciale brune, un ventre gris-blanc et la possibilité de zébrures sur les pattes. Mais son bout du nez est noir ou gris foncé, alors qu’il est gris blanc chez l’âne normand. Contrairement à son cousin, l’âne du Cotentin était également utilisé pour les travaux dans les champs, sur de petites parcelles, ou encore pour la pèche à pied, ramenant à la ferme huitres, palourdes ou bigorneaux. Ces différences quant aux utilisations d’autrefois expliquent certainement pourquoi les ânes du Cotentin présentent une taille plus importante que les ânes normands.

 

 

 

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Si, à la fin du XIXe siècle, on comptait environ 400 000 ânes en Normandie, Normands et Cotentins confondus, et on exportait massivement vers l’Espagne ou le Portugal, le développement de la motorisation l’a progressivement écarté sans le supprimer complètement. De nos jours, il est réapparu, principalement utilisé pour des activités de loisirs. La race de l’âne normand a été reconnue par le Ministère de l’Agriculture le 20 août 1997. Actuellement, son effectif est d’environ 4 500 têtes.

 

 

Biblio : "L'âne normand" de G. Nédellec - Almanach du Normand - 2006.