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13/04/2016

Cinquante ans déjà, le temps des Yéyés

C'était il y a tout juste un demi siècle ! Le 12 avril 1966 à 16 heures 08. « On ne bouge plus ! » : Jean-Marie Périer appuie sur le déclencheur de son appareil photo et capture l'image désormais mythique. Devant lui, le dos à un mur de briques sur lequel est inscrit « Salut les copains », 46 vedettes, artistes emblématiques du mouvement « yéyé », tiennent la pose.

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Cette photo, réalisée sans truquage, sera celle du siècle ! Elle a été commandée par Daniel Filipacchi pour fêter le quatrième anniversaire de « Salut les copains », son magasine à succès né en juin 1962 et qui, en décembre, se vend déjà à plus d'un million d'exemplaires. Dans cette France gaullienne des Trente Glorieuses qui s’apprête à faire sa révolution, ce poster qui figurera dans le cahier central du numéro spécial 47 de la revue, est le témoin de l’apparente insouciance de la jeunesse de l'époque.

 

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 Salut les copains, n°47 du 1er juin 1966

Trois semaines de préparation ont été nécessaires au photographe pour réunir les artistes présents. Certains n'ont pas pu venir. C'est le cas de Nino Ferrer, de Frank Alamo au service militaire, de Pétula Clark retenue aux États-Unis et de Jacques Dutronc.

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 Salut les copains, n°1 – Été 1962

 

Parce que « Salut les copains, les années soixante, c'est d'abord lui », Johnny Hallyday, surplombe le groupe. Pour ne pas risquer de vexer les autres artistes dont certains sont tout aussi populaires que lui, Périer raconte qu'il a volontairement laissé une échelle dans le décor, et subrepticement demandé à l'intéressé, au dernier moment, d'y monter, prétendant ne pas bien le voir dans son objectif... Pascal alias « Le Petit Prince » tient quant à lui dans sa main une peluche de Chouchou, la mascotte du magazine.

 

Merci notamment aux pages Wikipédia sur le sujet.

10/04/2016

10 avril 1912 : l'escale du "Titanic" à Cherbourg

10 avril 1912, 18h35. Après avoir quitté le jour même le port de Southampton, sur la côte sud de l’Angleterre, et franchi la passe de l’ouest, le "Titanic", le plus grand et le plus luxueux paquebot du monde, mouille en rade de Cherbourg, la plus grande rade artificielle au monde, et s’immobilise à côté du fort central.

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Le "Titanic" - Rade de Cherbourg - 10 avril 1912

L’escale durera une heure et demie. Nombreux sont alors les Cherbourgeois à envier ces 281 passagers de 26 nationalités différentes dont 21 français, emmenés grâce à deux transbordeurs de la White Star Line, le "Nomadic" et le "Traffic", qui vont embarquer pour le voyage inaugural de ce nouveau géant des mers ! Certains sont arrivés l’après-midi même de Paris, par train : le New York Express, en provenance de la Gare Saint-Lazare. Les troisième classe, 102 personnes au total, embarquent les premiers. Puis ce sera le tour des 151 passagers de première classe, dont quelques unes des plus grandes fortunes du siècle et des 28 de seconde classe. On charge également de quoi agrémenter agréablement le voyage, des produits de luxe français : champagne, vins et autres fromages...

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A 20h10, sous les ordres du Capitaine Edward John Smith (1850-1912), le paquebot transatlantique britannique, illuminé de tous ses feux, quitte Cherbourg, sa dernière escale continentale, pour rejoindre Queenstown, aujourd'hui Cobh en Irlande. Ce sera alors le véritable départ du voyage du "Titanic" vers New-York.

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On connaît la suite tragique de cette aventure. Quatre jours plus tard, dans la nuit du 14 au 15 avril, en plein Atlantique Nord, le "Titanic" s'éventre en plein Atlantique Nord, sur un iceberg, au large de Terre-Neuve, et coule en moins de trois heures. Sur 2224 personnes à bord, 1513 vont y laisser leur vie.

 

Merci au site http://cherbourg-titanic.com

06/04/2016

« S'il vous plaît… dessine-moi un mouton ! »

C'était un 6 avril, le 6 avril 1943. Ce jour-là, à New-York, de l'imagination d'Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944), l'écrivain aviateur, reporter et poète, auteur notamment de "Vol de nuit" (1931) et de "Terre des hommes" (1939), naît le "Petit Prince". Sous l'apparence d'un livre pour enfants, ce conte poétique et philosophique, deviendra phénomène éditorial. Il est aujourd'hui l’ouvrage de littérature française le plus lu et le plus connu dans le monde. Traduit en environ 270 langues et dialectes, c'est aussi l'un des meilleurs messagers de la langue française.

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Selon les propres dires de son auteur, l'histoire trottait dans sa tête depuis 7 ans déjà quand, en 1942, il cède à l'insistance de ses éditeurs américains et écrit ce récit destiné au jeune public. D'Eaton's Neck (Northport), aux États-Unis, sa terre d’exil et d’accueil depuis janvier 1941, celui qui aimait tant multiplier les défis, se met au travail. Il ne connaîtra jamais l’incroyable destinée de cet ouvrage qui deviendra son succès le plus populaire.... Il dessine lui-même le portrait de son héros et va lui créer un univers à la fois unique et reconnaissable par tous. Comme lui, le narrateur est un aviateur. Alors qu'il est en panne dans le Sahara, il rencontre un petit prince qui s'interroge sur l'absurdité du monde des adultes.

 

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Extrait du manuscrit du Petit Prince

 

Le livre sera réédité à plusieurs reprises aux États-Unis, tant en langue française qu’en traduction anglaise, et ce, avant même sa parution en France. Car ce n’est qu’après-guerre, en avril 1946, que la maison Gallimard, en contrat avec Saint-Exupéry depuis 1929, va le publier.

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Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)

Après la sortir de son ouvrage, Saint-Exupéry quitte l’Amérique. Tourmenté d’être séparé des siens et de son pays, désespéré d’être coupé de l’action et du combat, « Mon premier tort est de vivre à New York quand les miens sont en guerre et meurent », il a hâte de retrouver ses camarades du Groupe de reconnaissance « II/33 » qu'il a quittés après sa démobilisation en juillet 1940. Il rejoint l'Algérie en mai 1943, réintègre son escadre de rattachement et reprend, en dépit de son âge, son activité de pilote. Le 31 juillet 1944, il s'envole, à bord de son Lightning P38, de l'aérodrome de Borgo, en Haute-Corse, pour une mission de reconnaissance en Savoie. Il ne regagnera jamais sa base : son avion disparaît à jamais au-dessus de la Méditerranée ...