Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/02/2017

L'Yonne serait-elle normande ?

Et si ce n'était pas la Seine qui, venant de Paris, traversait notre unique Normandie, notre belle ville de Rouen, avant de se jeter dans la Manche au Havre ? Car techniquement, si l’on considère la puissance des débits à leur confluence, ce n’est pas la Seine qui coule sous le Pont-Neuf, mais bel et bien... l’Yonne !

 

seine a rouen.jpg

 

Explication : les deux se rencontrent à 75 kilomètres au sud de Paris, à Montereau-Fault-Yonne, dans le département de la Seine-et-Marne, en amont de Paris. Lorsque deux fleuves se réunissent, on considère que c’est celui au plus petit débit qui se jette dans l’autre. Or, à cet endroit, le débit de l'Yonne est de 93 m³/seconde tandis que celui de la Seine seulement de 80 m³/seconde. C'est donc bien la Seine qui se jette donc dans l’Yonne et non l'inverse : cqfd ! L'Yonne traverse donc Paris avant de venir en Normandie se jeter dans la Manche.

 

seine a rouen 2.jpg

 

Est-ce une erreur ? Pas vraiment car ce choix de la Seine remonte aux Gaulois. Et en ce temps là, imposer un fleuve, dont la source était un lieu sacré, permettait à la tribu qui le contrôlait d'asseoir fermement son pouvoir !

 

seine a rouen 3.JPG

 

Une chose est sûre : les sources de la Seine appartiennent bien à la Ville de Paris ! En effet, depuis 1864, elle est propriétaire de l'ensemble du domaine entourant ses sources lesquelles se trouvent à Source-Seine en Côte-d’Or, soit à 231 kilomètres de la capitale française. Aménagé au XIXe siècle par différents architectes dont Victor Baltard (1805-1874), on y a retrouvé les vestige d’un temple gallo-romain dédié à la déesse Sequana, nymphe du fleuve nourricier, laquelle, aux Ier et IIe siècles de notre ère, a laissé son nom au fleuve.

 

Merci au site via-images.com/seine.html

 

08:00 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : seine, yonne, sequana

05/02/2017

Bonne fête les Dorothée !

On fête en ce premier dimanche de Février les Dorothée, dont le nom signifie "don de Dieu". Bonne fête à elles ! Sainte Dorothée était  une vierge qui mourut décapitée pendant la persécution de l'Empereur Romain Dioclétien (244-311) le 6 février 311 à Césarée en Cappadoce.

Dorothée 1.jpg


Patronne des jardiniers et des fleuristes (mais aussi des brasseurs et des jeunes mariés), elle est représentée, toujours en compagnie d un ange, ceinte d'une couronne de roses ou portant un panier de fleurs.

Au IVe siècle, juste avant son exécution, celle qui revendiquait le statut d'épouse du Christ, aurait réussi à convertir un certain Théophile en lui faisant parvenir trois roses. Comme on la menait à la mort, l'homme l'aurait priée, par raillerie, de lui envoyer « des fruits ou des roses du jardin de son époux ». Avant de recevoir le coup mortel, elle se serait mis à genoux pour prier. Après sa mort, un enfant apparu, portant trois beaux fruits et des roses fraîches qu'il aurait remis, de la part de la jeune femme, audit Théophile, qui confessant alors Jésus-Christ, aurait subi le martyre à son tour.

dorothée 2.jpg


Dans la religion catholique, Sainte Dorothée n'est pas la seule à avoir associé son nom à des roses miraculeuses.  Ainsi, au XIe siècle, en Espagne, Sainte Casilde de Burgos, qui, surprise par son père alors qu elle apportait aux chrétiens emprisonnés quelques bouts de pain, ceux-ci se seraient changés immédiatement en roses. De même, au Pérou au XVIIe siècle, le bouquet de roses que Sainte Rose de Lima ( 1586-1617) lança dans le ciel aurait pris la forme d une croix. Et à la mort de la Sainte, son corps aurait dégagé un doux parfum de rose...

dorothée 3.jpg

Durant longtemps, il faut savoir que le prénom de Dorothée fut attribué aux filles comme aux garçons. Très apprécié en Grande-Bretagne et en Allemagne, il a atteint son apogée en France entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1980.


Biblio. "Roses anciennes" Éd. atlas, 2012.

05:48 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

22/01/2017

La motte castrale, ancêtre du château-fort.

Au cœur du département de l'Orne, niche un petit village d'un peu plus de 150 âmes situé dans l'arrondissement d'Alençon et dans le canton de Carrouges, celui de La Motte-Fouquet. Très ancienne seigneurie de haute et basse justice, dont l'origine remonte au XIIème siècle, qui,  comme nombre d'autres lieux en France,  tient son nom de "motte" du premier moyen défensif édifié contre les raids ponctuels menés par les envahisseurs, Sarrasins puis Normands, lesquels, il y a très longtemps, menaçaient nos ancêtres. Pour se défendre de ces attaques, les Carolingiens vont en effet édifier, de la fin du Xe siècle et jusqu'au début du XIIIe, des mottes castrales, embryons de nos châteaux-forts.

 

motte castrale.jpg

 

À l'origine de l'organisation des la société féodale, la motte castrale consistait en un rehaussement artificiel important de terre rapportée de forme circulaire, le tertre. En général, les mottes avaient un diamètre à la base de 30 mètres et une hauteur de 10 m. La plupart du temps, le tertre était entouré d'un fossé. Bien qu'aucune n'ait été conservée, on sait qu'une tour de bois était emmottée sur le sommet, souvent entourée d'une palissade ou encore d'un muret comme à Grimbosq (Calvados).

motte chateau de gisors.jpg

Donjon du château de Gisors (Normandie), construit sur une motte castrale

On pense qu'avec les moyens de l'époque, la construction d'une motte nécessitait en moyenne 2000 journées homme. La Tapisserie de Bayeux nous dévoile la construction par des paysans de l'une d'elles, celle de la motte d'Hastings (Hesteng ceastra).

la motte castrale tapisserie bayeux.jpg

 

Les mottes castrales permettaient non seulement de voir arriver l'ennemi de loin mais également de tenir la position autant que possible en attendant d’éventuels renforts. Elles sont ensuite très vite devenues un lieu symbole de protection pour les populations environnantes et un lieu d’échanges commerciaux denses. C'est le plus souvent sur leur emplacement que furent construits les châteaux-forts qui allaient les remplacer.

 

Biblio. "La petite Histoire - 60 faits insolites de l'Histoire de France" de H. et M. Deveaux - Librio Mémo, 2016.