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25/05/2016

Le Mans, la plus ancienne et prestigieuse des courses d'endurance pour automobile

Samedi 26 mai 1923 à 16 heures : le départ du premier « Grand Prix de Vitesse et d’Endurance » est donné sur le circuit de la Sarthe situé au sud de la ville du Mans et sur la commune de Mulsanne. En piste, 33 voitures, dont 3 étrangères. Le circuit de 17,262 km emprunte la nationale 158.

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La course, qui portera plus tard le nom de "Vingt-Quatre Heures du Mans", a vu le jour, après seulement quelques mois de maturation, grâce au dynamisme de l’Automobile-Club de l’Ouest, à celle de son secrétaire général George Durand (1864-1941) et de Charles Faroux (1872-1957), ingénieur et journaliste de l’automobile, auteur du règlement de la course.

A la différence des grands prix où s'affichent des voitures de course, l'objectif est là d'éprouver durant 24 heures la solidité des véhicules de tourisme. Ils ont donc conservé une partie de leur équipement routier d’origine. Alors qu'une pluie battante les accompagne tout au long de la course, trois d'entre-eux seulement sont carrossés en conduite intérieure.

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La première voiture victorieuse des 24 Heures du Mans

 La Chenard & Walcker Sport n°9 d'André Lagache et René Léonard (le 27 mai 1923, Musée des 24 Heures).

 

A l'arrivée, 30 concurrents sont toujours en piste. Le véhicule gagnant est une Chenard et Walcker 3 litres, marque d'automobile française créée par Ernest Chenard et Henry Walcker en 1899. Conduite par André Lagache (1885-1938) et René Léonard, elle a parcouru les 128 tours du circuit, soit près de 2 200 kilomètres à une moyenne de 92 km/heure. Cette marque est la première à inscrire son nom sur le livre d’or des 24 Heures.

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La légende est dès lors en marche. Les 24 Heures constituent aujourd'hui le sommet du Championnat du Monde d’Endurance.

 

Merci aux sites http://www.sarthe.fr/la-legende-des-24-heures et http://chenardwalcker.free.fr

 

04/05/2016

Quand le bâtiment va, tout va !

L'auteur de cette célèbre phrase s'appelle Martin Nadaud (1815-1898). Il est originaire du village de Soubrebost dans le département de la Creuse. En 1830, quand il arrive à Paris avec son père pour y travailler comme maçon, il n'a que 14 ans. Depuis le Moyen Âge, c'est là une tradition creusoise : chaque année, parce que leur terre ne suffit pas à les nourrir, les hommes la quittent. Détenteurs d'un réel savoir-faire de constructeurs, ils partent se faire embaucher sur les chantiers du bâtiment des grandes villes de France. C'est ainsi qu'au XIXe siècle, maçons, plâtriers, charpentiers, couvreurs,.. sont les artisans de la mutation de la Ville de Paris. Car, entre 1833 et 1870, sous la direction des préfets de la Seine, Rambuteau (1781-1869) puis Haussmann (1809-1891), on assiste bel et bien à une métamorphose de la Capitale française.

 

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Malgré de longues et dures journées, pour parfaire son instruction, le jeune Martin fréquente les cours du soir. Il est rapidement gagné par la politique et intègre à 19 ans la Société des Droits de l'Homme. Il fréquente les réunions socialistes et adopte très vite les idées communistes.

 

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 Martin Nadaud (1815-1898)

C'est le 13 mai 1849 qu'il est élu député de son département. Il siège à la Montagne, sur les bancs des républicains socialistes. Il n'en continue par moins d'exercer son travail sur les chantiers parisiens. Dans les « Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon », le roman autobiographique qu'il publie en 1895, il écrit « Un matin, mon garçon arriva tenant à la main une lettre. L'enveloppe portait "citoyen Nadaud, représentant du peuple". Les jours suivants, on venait me complimenter, tant cela paraissait étrange alors de voir arriver à la Chambre des députés un simple ouvrier maçon... »

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C'est donc en toute connaissance de cause qu'il déclare lors d'un discours à l'Assemblée nationale, le 5 mai 1850 : « Vous le savez, à Paris, lorsque le bâtiment va, tout profite de son activité. » Cette phrase sera retenue et se transformera en une formule plus directe « Quand le bâtiment va, tout va », faisant de l'activité de construction une sorte d'indicateur de la bonne santé de l'économie.

 

Biblio. « Le petit livre des grandes phrases » de G. Guilleron – Ed. First 2010.

Merci au site lesamisdemartinnadaud.com

13/04/2016

Cinquante ans déjà, le temps des Yéyés

C'était il y a tout juste un demi siècle ! Le 12 avril 1966 à 16 heures 08. « On ne bouge plus ! » : Jean-Marie Périer appuie sur le déclencheur de son appareil photo et capture l'image désormais mythique. Devant lui, le dos à un mur de briques sur lequel est inscrit « Salut les copains », 46 vedettes, artistes emblématiques du mouvement « yéyé », tiennent la pose.

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Cette photo, réalisée sans truquage, sera celle du siècle ! Elle a été commandée par Daniel Filipacchi pour fêter le quatrième anniversaire de « Salut les copains », son magasine à succès né en juin 1962 et qui, en décembre, se vend déjà à plus d'un million d'exemplaires. Dans cette France gaullienne des Trente Glorieuses qui s’apprête à faire sa révolution, ce poster qui figurera dans le cahier central du numéro spécial 47 de la revue, est le témoin de l’apparente insouciance de la jeunesse de l'époque.

 

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 Salut les copains, n°47 du 1er juin 1966

Trois semaines de préparation ont été nécessaires au photographe pour réunir les artistes présents. Certains n'ont pas pu venir. C'est le cas de Nino Ferrer, de Frank Alamo au service militaire, de Pétula Clark retenue aux États-Unis et de Jacques Dutronc.

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 Salut les copains, n°1 – Été 1962

 

Parce que « Salut les copains, les années soixante, c'est d'abord lui », Johnny Hallyday, surplombe le groupe. Pour ne pas risquer de vexer les autres artistes dont certains sont tout aussi populaires que lui, Périer raconte qu'il a volontairement laissé une échelle dans le décor, et subrepticement demandé à l'intéressé, au dernier moment, d'y monter, prétendant ne pas bien le voir dans son objectif... Pascal alias « Le Petit Prince » tient quant à lui dans sa main une peluche de Chouchou, la mascotte du magazine.

 

Merci notamment aux pages Wikipédia sur le sujet.