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11/06/2017

Tarte aux cerises de Duclair

Le 14 juin prochain, les Rufin (bonne fête à eux !) seront à l'honneur. Et, "à la Saint-Rufin, cerises à plein jardin" dit un vieux proverbe de jardinier. Cerises, bigarreaux, guignes et autres griottes mûrissent, il est vrai, de début juin à fin juillet, ce qui laisse peu de temps aux gourmands pour les savourer.

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Pour vous, amis gourmands aux babines alléchées, j'ai choisi aujourd'hui de vous présenter une recette typique de Normandie, celle de la tarte aux cerises de Duclair*. Duclair, c'est cette jolie commune du département de la Seine-Maritime, située au confluent de la Seine et de l'Austreberthe, sur la route des Abbayes, entre celle de Saint-Georges de Boscherville et celle de Jumièges, et au départ de la route des fruits.

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La tarte aux cerises de Duclair se confectionne à l'image de la tarte à la normande, c'est-à-dire sur la base d'une pâte feuilletée plutôt que brisée. Pour la préparer, il vous faut donc une pâte feuilletée, 800 g de cerises dénoyautées, 250g de fromage blanc frais, 1 petite tasse de crème, 160 g de sucre semoule, 1 morceau de beurre et 1 petit verre de Calvados.
Cuisson de la pâte : 20 minutes environ et cuisson des cerises 6 à 7 minutes.

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Laver les cerises et enlever la queue. Ôter les noyaux. Les cuire au beurre, à la poêle, avec sucre et Calvados. Laisser un peu caraméliser, sans trop les cuire. Égoutter et laisser refroidir. Cuire la pâte à blanc. Battre le fromage avec du sucre en poudre. Fouetter la crème et l'incorporer doucement au fromage. Garnir le fond de tarte avec cette préparation. Mettre les cerises et servir aussitôt. Bon appétit !



* "Gastronomie normande d'hier et d'aujourd'hui" de S. Morand. Éd. Flammarion, 1970.
Biblio. "Proverbes du jardinier" de V. de Bermond-Gettle. Éd. Chêne, 2017.

04/06/2017

La plus grande collection au monde d'hortensias vous attend en Normandie

Le saviez-vous ? A Varengeville-sur-Mer, près de Dieppe, en plein cœur du Pays de Caux, on trouve une collection exceptionnelle d'hortensias, laquelle est reconnue dans le monde entier ! Sur 2 hectares ont été regroupées 200 variétés différentes, issues de la nature et des sélections obtenues depuis plus d'un siècle par les horticulteurs.

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Certaines de ces plantes, uniques dans le monde occidental, proviennent du Japon, berceau d'un grand nombre d'espèces d'Hydrangéas, nom général de l'hortensia.

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C'est d'ailleurs en "Rose du Japon" que l'hortensia s'est fait connaître en Europe à partir de 1711. Il doit son nom actuel au botaniste français Philibert de Commerson (1727-1773) qui le découvre aux Iles Mascareignes, archipel de l'océan Indien formé de trois îles principales, La Réunion, l'île Maurice et Rodrigues et le baptise "hortensia" en 1772.

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L'année suivante,  le scientifique meurt, emportant avec lui le mystère de cette appellation. S'est-il inspiré simplement du mot jardin, "hortus" en latin ? Ou plus romantiquement, du nom de son amie Nicole-Reine, femme de l'horloger Lepautre, qui se faisait appeler dans l'intimité Hortense... D'ailleurs, c'est aussi en l'honneur de sa fille Hortense que Joséphine de Beauharnais le cultivera dans son domaine de Malmaison. Ce qui fait dire que l'Hortensia, cette rose de l'ombre, n'est pas un nom de fleur donné à une femme, mais un nom de femme donné à une fleur...

 

Merci au site hortensias-hydrangea.com

Biblio. "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Normandie sans jamais avoir osé le demander" de D. Aymard et E. Jouan - Ed. Ouest-France, 2017.

28/05/2017

La Normande, emblème de notre belle province

  Les vaches rousses, blanches et noires
Sur lesquelles tombe la pluie
Et les cerisiers blancs made in Normandie …»

 

Emblématique de notre belle province, elle fleurit nos verts pâturages de sa robe tricolore blonde, caillé (blanc ivoire) et bringé. Elle ? Mais « La Normande », bien sûr, la vache Normande.

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A l’image de sa terre natale, des vallons, du bocage et du climat qui l’abrite, robuste et de grande taille, elle est dotée d’un caractère doux et d’une silhouette élégante Ses yeux sont entourés de tâches de couleur en forme de lunettes qui mettent ses cils en valeur et  lui confèrent un petit air coquin. Très bonne laitière, elle donne en moyenne par an 5à 6 000 litres d’un lait dont la teneur en matière grasse exceptionnel a contribué à la réputation de nos fromages et de nos crèmes. Quant à sa viande, elle est connue et reconnue tant pour sa saveur que pour son persillé.

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Identifiée depuis 1883 dans le premier livre généalogique bovin français, a-t-elle été introduite chez nous par les Vikings comme certains l’affirment ? Rien n’est moins sûr.

Ce qui est sûre par contre c’est qu’elle est issue d’un long travail de sélection des éleveurs normands et qu’elle est née de la fusion de trois races locales : la Cotentine, l’Augeronne et la Cauchoise. La race bovine Normande fait partie de ces races dites mixtes de grand gabarit: ses éleveurs tirent leur revenu aussi bien de sa production de lait que de celle de sa viande.

Outre le grand Ouest de la France (régions de Normandie, Bretagne, Vendée, Pays de Loire et Poitou-Charente), la Normande a connu un gros succès à l’export, prenant le bateau dès la fin du XIXe siècle pour des terres lointaines. C’est ainsi qu’on la retrouve  partout en Europe, mais aussi en Amérique du Sud, aux États-Unis, en Australie et même depuis peu au Japon.

En 1946, elle fut la première vache à être artificiellement inséminée.

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Notre vache normande est aujourd’hui, avec la Holstein et la Montbéliarde, dans le peloton de tête du Tour de France des vaches laitières. A la deuxième place, elle représente à elle seule 25% du cheptel français, soit environ 1,2 million de têtes.

Biblio. : normandieweb.org,  lesacadias.net et lavache.com