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14/10/2018

Mais où se cachent les signatures de nos ancêtres ?

C'est sûrement la première question qu'on se pose lorsque, après des heures et des heures de travail, on vient de dénicher l'acte qu'on recherchait depuis longtemps, celui qui va combler notre âme d'enquêteur, qui va faire, on en est certain, avancer d'un pas de géant nos précieuses recherches généalogiques ! Cette question, c'est "Est-ce qu'il est signé ?"

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Signatures sur l'acte de sépulture de mon ancêtre Jean Le Coq - 1684 -

C'est le cas généralement en ce qui concerne les registres paroissiaux. En effet, à partir du règne de Louis XIV (1643-1715) et la mise en place du Code Louis en 1667, les actes des sacrements sont signés. Lors du baptême, par le père de l'enfant, ses parrains et marraines ; Lors du mariage, par les conjoints, leurs témoins et parfois leurs parents et quelquefois mais plus rarement, s'agissant des actes de sépulture, par le ou les déclarants et témoins. En outre, en vertu de l'article 10, "si aucun d'eux ne savent signer, ils le déclareront, et seront de ce fait interpellés par le curé ou vicaire, dont il sera fait mention".

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Signatures de l'acte de mariage de mes ancêtres maternels Marin Jullien et Marie Anne Le Cocq - 1733 -

Cependant, dans les fait et dans de nombreuses régions, il faut savoir qu'on peut trouver des signatures sur les actes bien avant la règlementation de 1667, comme en Loire-Atlantique, où les plus anciennes datent de 1550.

Enfin, jusqu'à 1736, la plupart des registres de la série départementale, celle qu'on appelle la "grosse", qui n'est qu'une copie des originaux déposée au bailliage, ne sont pas signés.

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Signatures sur contrat de mariage de mes arrières grands parents Constant Boulangé et Lucie Pellerin - 1842 -

Autre "source" de signatures : la consultation des actes notariés. Autrefois, le recours au service d'un notaire, pour divers actes de la vie quotidienne était courant. Depuis le XVIe siècle et l'ordonnance de 1554, contrats de mariage, testaments, inventaires, reconnaissances et terriers, contrats de vente et de location, quittances, contrats d'affermage, baux de métayage, redevances seigneuriales, contrats d'apprentissage... sont généralement paraphés par les témoins comme par les contractants.

Enfin,on trouve également des signatures sur les cahiers de doléances, les délibérations et procès-verbaux des assemblées, passeports intérieurs, cartes de sûreté, permis de séjour, permis de port d'arme, minutes des commissaires de police, pétitions, cartes postales,... A vous de jouer !

A suivre...

 

 

Biblio. "Les signatures de nos ancêtres, ou l'apprentissage d'un geste" de Th. Sabot - Ed. Thisa, 2012,

"La trace de nos ancêtres" de M. Lequesne - RFG n°141,

"Les signatures, un objet d'étude à ne pas négliger !" de S. Roelandt - Votre Généalogie, n°22.

07/10/2018

Monnaie de nos aïeux : l'écu

Parmi les monnaies de notre pays, "l'écu", qui tire son nom du latin "scutum" signifiant " bouclier rond ", est apparu en France en 1263.

L'année précédente, le roi Louis XI (1423-1483) met en place une réforme monétaire destinée à unifier les différents monnayages du Royaume. Non seulement les monnaies féodales n'ont plus cours que sur le territoire de leur émetteur, mais est affirmée la suprématie de la livre tournois, dont le cours légal est appliqué à tout le royaume, sur la livre parisis. La livre tournois vaut alors 20 sous ou gros tournois de 4,2199 grammes d'argent à 958/1000e soit 20 x 4,044 = 80,88 grammes d'argent fin (ou environ 6,74 grammes d'or au cours de l'or variant à l'époque autour de 12 parts d'argent pour 1 part d'or).

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Écu d'or au soleil - avers : couronné sommé d'un soleil

A l'occasion de cette réforme, en 1263, le roi fait frapper le "denier d'or à l'écu". "L'écu au soleil" ou "écu sol" avait un poids de 3,45 grammes et valait 1 livre 13 sols tournois. Symbole de l'unification du Royaume, il s'agit là de la première émission d'or depuis plus de 250 ans. Très vite, son nom va être abrégé en "écu" d'une valeur de trois livres tournois.

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Écu d'or au soleil - revers : Croix fleurdelisée avec quadrilobe en cœur

Cette monnaie restera l'étalon de référence jusqu'à la réforme monétaire de 1640 voulue par le roi Louis XIII (1601-1643). En vertu de celle-ci, le terme « écu blanc » désignera une grande pièce d'argent, toujours d'une contre-valeur de trois livres ou soixante sols. La valeur de l'écu d'argent monta sous le règne de Louis XVI (1754-1793) à quatre puis à six livres.

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Pour vous, amis généalogistes, cette seconde grille de d'orthographe et de calligraphie du mot "écu" entre 1450 et 1698, proposée par Marie Groult, animatrice de l'atelier de Paléographie des Archives Départementales de Seine-Maritime. de la calligraphie du mot "écu" de 1474 à 1586.

A suivre...

30/09/2018

Pas allemande mais tchèque : l'histoire d'un plagiat !

Cette voiture ne vous rappelle rien ? Regardez-bien ! Ces phares comme des yeux écarquillés, ces courbes arrondies ?

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Mais oui ! On dirait la Coccinelle ! A sa naissance, celle qui fit la réputation de son constructeur, est baptisée T97. Elle a été imaginée en 1936 par Hans Ledwinka, un ingénieur de la firme tchèque "Tatra", une entreprise située dans la bourgade de Nesseldorf en Moravie, province de l'empire austro-hongrois. "Tatra", du nom des montagnes du pays, fabrique des véhicules hippomobiles depuis 1850 et des automobiles à partir de 1897.

La T97 est une petite berline à moteur arrière dotée d’un quatre cylindres à plat de seulement 40 ch. Elle ne sera produite qu'à environ 500 exemplaires, jusqu'au 10 octobre 1938, date de l’annexion du territoire des Sudètes par le Reich, qui fait passer l’usine sous contrôle allemand.

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A la demande du chancelier Adolf Hitler, l'ingénieur autrichien Ferdinand Porsche est chargé de la conception de cette première voiture. La "voiture du peuple" voit le jour 2 ans plus tard, sous le nom officiel de Elle est initialement dénommée KdF WagenN 3, pour « Kraft durch Freude » (La force par la joie), du nom d'une branche du Front du travail nazi, elle est très vite surnommée en France "Coccinelle".

 

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"Comme la conception de la Porsche 911 actuelle est dérivée de la première Porsche, dérivée elle-même de la Coccinelle, elle-même dérivée de la Tatra T97, on peut dire aux fiers possesseurs d’une Porsche que leur bolide est issu d’une obscure mais brillante voiture tchèque de 1936".

Pour la suite de l'histoire, en 1961, à la suite d'un procès pour plagiat gagné par Tatra, Volkswagen sera condamné à lui payer 3 millions de Marks !

En juillet 2019, après plus de sept décennies d'histoire, on vient d'apprendre que la toute dernière incarnation de la mythique Coccinelle tirera définitivement sa révérence !