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18/06/2017

Le drame d'Auppegard

Il est 6h30 en ce matin du 16 juin 1944. Les habitants de Auppegard, un petit village normand du département de la Seine-Maritime situé entre Bacqueville-en-Caux et Offranville, se sont regroupés dans la cour de la ferme du Père Dubost.

Un mystérieux engin vient de s'y écraser. Une sorte d'avion sans pilote qui laisse toujours entendre un fort tic-tac inquiétant. Malgré les mise-en-garde de l'instituteur, la curiosité l'emportant sur la peur, certains Pougarais téméraires, dont le fossoyeur du village, s'avancent au plus près de l'appareil... Mais, alors que l’angélus sonne 7 heures au clocher de l'église Saint-Étienne, une terrible explosion, creusant un immense entonnoir, cause la mort de 14 personnes.

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Auppegard, dont le nom, remontant au XIe siècle et provenant du vieil anglais "æppel" « pomme » et du vieux scandinave "garðr" « enclos, clos », a le sens de « pommeraie" et témoigne de l'ancienneté de la culture de ce fruit en Normandie. Mais ce qui est tombé du ciel ce jour là n'a rien d'une pomme !

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La population va apprendre qu'il s'agit en fait d'un V1, de l’allemand “Vergeltungswaffe” qui veut dire “arme de représailles”. C'est une bombe volante et le premier missile de croisière de l'histoire de l'aéronautique qui va être utilisé durant la Seconde Guerre mondiale contre notamment le Royaume-Uni. L'objectif n'est pas de causer des dégâts à l'armée britannique mais de saper le moral des insulaires, de ralentir leur production industrielle et de se venger des bombardements alliés. Les allemands ont implantés en Seine-Inférieure plusieurs rampes de lancement de ces "casseroles" au vols des plus incertains. Sur les 2 500 qui vont décoller du sol français, seuls 500 arriveront à destination et 9, à la suite d'ennuis mécaniques, échoueront à Auppegard.

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Un stèle "à la mémoire des victimes civiles tuées dans l'explosion d'une bombe volante "V1" le 16 juin 1944 à 7 heures" a été inaugurée le 20 juin 1954.

 

Biblio. ""Un jour en Normandie" - Émission de Michel De Decker sur "France-Bleu Normandie"

 

11/06/2017

Tarte aux cerises de Duclair

Le 14 juin prochain, les Rufin (bonne fête à eux !) seront à l'honneur. Et, "à la Saint-Rufin, cerises à plein jardin" dit un vieux proverbe de jardinier. Cerises, bigarreaux, guignes et autres griottes mûrissent, il est vrai, de début juin à fin juillet, ce qui laisse peu de temps aux gourmands pour les savourer.

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Pour vous, amis gourmands aux babines alléchées, j'ai choisi aujourd'hui de vous présenter une recette typique de Normandie, celle de la tarte aux cerises de Duclair*. Duclair, c'est cette jolie commune du département de la Seine-Maritime, située au confluent de la Seine et de l'Austreberthe, sur la route des Abbayes, entre celle de Saint-Georges de Boscherville et celle de Jumièges, et au départ de la route des fruits.

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La tarte aux cerises de Duclair se confectionne à l'image de la tarte à la normande, c'est-à-dire sur la base d'une pâte feuilletée plutôt que brisée. Pour la préparer, il vous faut donc une pâte feuilletée, 800 g de cerises dénoyautées, 250g de fromage blanc frais, 1 petite tasse de crème, 160 g de sucre semoule, 1 morceau de beurre et 1 petit verre de Calvados.
Cuisson de la pâte : 20 minutes environ et cuisson des cerises 6 à 7 minutes.

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Laver les cerises et enlever la queue. Ôter les noyaux. Les cuire au beurre, à la poêle, avec sucre et Calvados. Laisser un peu caraméliser, sans trop les cuire. Égoutter et laisser refroidir. Cuire la pâte à blanc. Battre le fromage avec du sucre en poudre. Fouetter la crème et l'incorporer doucement au fromage. Garnir le fond de tarte avec cette préparation. Mettre les cerises et servir aussitôt. Bon appétit !



* "Gastronomie normande d'hier et d'aujourd'hui" de S. Morand. Éd. Flammarion, 1970.
Biblio. "Proverbes du jardinier" de V. de Bermond-Gettle. Éd. Chêne, 2017.

04/06/2017

La plus grande collection au monde d'hortensias vous attend en Normandie

Le saviez-vous ? A Varengeville-sur-Mer, près de Dieppe, en plein cœur du Pays de Caux, on trouve une collection exceptionnelle d'hortensias, laquelle est reconnue dans le monde entier ! Sur 2 hectares ont été regroupées 200 variétés différentes, issues de la nature et des sélections obtenues depuis plus d'un siècle par les horticulteurs.

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Certaines de ces plantes, uniques dans le monde occidental, proviennent du Japon, berceau d'un grand nombre d'espèces d'Hydrangéas, nom général de l'hortensia.

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C'est d'ailleurs en "Rose du Japon" que l'hortensia s'est fait connaître en Europe à partir de 1711. Il doit son nom actuel au botaniste français Philibert de Commerson (1727-1773) qui le découvre aux Iles Mascareignes, archipel de l'océan Indien formé de trois îles principales, La Réunion, l'île Maurice et Rodrigues et le baptise "hortensia" en 1772.

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L'année suivante,  le scientifique meurt, emportant avec lui le mystère de cette appellation. S'est-il inspiré simplement du mot jardin, "hortus" en latin ? Ou plus romantiquement, du nom de son amie Nicole-Reine, femme de l'horloger Lepautre, qui se faisait appeler dans l'intimité Hortense... D'ailleurs, c'est aussi en l'honneur de sa fille Hortense que Joséphine de Beauharnais le cultivera dans son domaine de Malmaison. Ce qui fait dire que l'Hortensia, cette rose de l'ombre, n'est pas un nom de fleur donné à une femme, mais un nom de femme donné à une fleur...

 

Merci au site hortensias-hydrangea.com

Biblio. "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Normandie sans jamais avoir osé le demander" de D. Aymard et E. Jouan - Ed. Ouest-France, 2017.