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17/09/2017

Le gâteau fouetté de Saint-Lô : un péché de gourmandise !

La recette que je vous propose aujourd'hui, amis gourmands aux babines alléchées, est celle du Gâteau fouetté de Saint-Lô*.

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Cette ville normande, entourée de remparts, Préfecture du département de la Manche et située en son centre, doit son nom à Laud, évêque de Coutances au VIe siècle. A noter qu'à l’époque gallo-romaine, elle portait le nom de "Briovera" dit en français "Briovère", ce qui signifie « pont sur la Vire » (en langue celtique, de bri(v)a, pont et Vera, la Vire).

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Saint Lô guérissant une femme aveugle, Courcy

Bien que dotée d'un climat doux océanique, caractérisé par des hivers doux et des étés tempérés, les précipitations y sont importantes. C'est le cas en cette fin d'été grise et froide dans toute notre belle région ! Alors, pour se réchauffer, je vous offre "tout le parfum du Calvados enfermé dans un gâteau !"

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Pour 8 personnes, prévoir 100 g de beurre demi-sel, 125 g de farine, 125 g de sucre roux, 15 g de levure du boulanger, 4 jaunes d’œufs, 1 cuillère à soupe de crème fraîche et 1 cuillère à soupe de Calvados.

Mélanger dans une terrine farine et sucre. Ajouter les jaunes d’œufs battus, puis la levure mélangée dans un peu de lait.

Ajouter le beurre fondu, crème et calvados. Bien mélanger pour obtenir une pâte onctueuse.

Verser dans un moule assez haut, la pâte ne doit pas remplir plus de la moitié du moule (en hauteur).

Disposer dans un endroit tiède pour laisser pousser du double.

Une fois bien levé, mettre au four chaud 25 à 30 minutes.

Tout le parfum du Calvados enfermé dans un gâteau !

 

Bon appétit !

 

* Recette extraite de "Cuisine Normande d'hier et d'aujourd'hui" de M. Bruneau – Ed. Ouest-France, 2001.

10/09/2017

Dupont de l'Eure, le premier Président de la République française

Notre normand d’aujourd’hui, le premier dirigeant de la République Française à avoir porté le titre de Président, est de plus l'un des rares hommes politiques à avoir jouer un rôle majeur lors des trois révolutions françaises de 1789, 1830 et 1848.

Jacques Charles Dupont est né au Neubourg, chef-lieu de canton du département de l’Eure, le 27 février 1767. Le roi Louis XV est à la fin de son règne.

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 Acte de baptême de Jacques Charles Dupont – Église Paroissiale du Neubourg (Eure)

 

Marchands de bestiaux, ses parents de petite bourgeoisie font étudier le droit à leurs fils. En 1789, il est reçu avocat au parlement de Normandie. Celui-ci comprenait dans son ressort les sept grands bailliages de Normandie dont celui d’Évreux. D’ailleurs, dès le 4 mars 1790, après la création des départements, il se fait appeler «Dupont de l’Eure» afin de se différencier d’un homonyme politique. C’est alors une pratique courante de compléter un nom de famille par trop courant par une origine géographique.

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 Maison d’enfance de la famille Dupont à Claville (Eure)

 

C’est le départ d’une belle carrière judiciaire. Nommé administrateur du district de Louviers en 1793, conseiller au Tribunal d’Appel de Rouen en 1799, promu la même année Président du Tribunal Criminel d’Évreux, il sera Président de la Cour Impériale en 1812.

Parallèlement, il mène une carrière politique qui commence le jour anniversaire de son 25ème anniversaire. En effet, le 27 février 1792, il est élu Officier Municipal de sa ville du Neubourg. Sous le Directoire, il devient député de l’Eure au Conseil des Cinq-Cents et ne va plus cesser de faire ensuite partie du paysage politique de notre pays.

Le 9 août 1830, en sa qualité de Garde des Sceaux, il reçoit le serment de Louis-Philippe, roi des Français.

 

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Sa carrière parlementaire va cependant atteindre son apogée le 25 février 1848 où âgé de 81 ans, ce «vieillard vert d’esprit, droit de sens, inflexible à l’émotion, intrépide de regard» selon Alphonse de Lamartine (1790-1869), est nommé Président provisoire du Conseil des ministres. Il est de fait Chef de l’État, avec le titre de Président. «Quand cette révolution n'aurait eu que ce jour, et quand mes dernières années n'auraient eu que cette heure, je ne regretterais rien des quatre-vingts ans de labeur que Dieu m'a donnés» confiera-t’il lorsque quelques jours plus tard, le 4 mai 1848, il remet ses pouvoirs à l’Assemblée constituante.

Ayant échoué aux suffrages suivants, il quitte la vie politique, se retire dans sa terre de Rouge-Perriers (Eure) où il décède le 2 mars 1855. Inhumé dans le cimetière du Neubourg, il a laissé le souvenir d’un magistrat intègre, d'un patriote indépendant, ennemi de la violence, défenseur des libertés et des droits de l’homme, respecté de tous les partis et très populaire.

 

Biblio. Merci aux pages wikipédia sur le sujet.

03/09/2017

Joseph Berchoux, l'homme à qui l'on doit la gastronomie

« Rien ne doit déranger l’honnête homme qui dîne. »

J. Berchoux

La gastronomie ! Ce terme renvoie à un texte d’Archestrate, poète grec et sans doute cuisinier, qui, au cours des deux premiers tiers du IVe siècle avant J.-C., a écrit, sous forme d’un poème épique, le premier livre de cuisine grecque. Ce poème, le grec Athénee, mort au IIIe siècle, l’a repris plus tard dans son traité culinaire « Les Deipnosophistes ». Le mot « gastronomie » vient donc du grec « gastèr » signifiant le ventre ou l’estomac, et de « nomos », la loi. La gastronomie est donc littéralement « l’art de régler l’estomac ».

C'est à Joseph Berchoux que l’on doit son introduction dans la langue française, au sens cette fois de « l’art de faire bonne chère ».

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 Joseph Berchoux (1760-1838)

  

Né à Saint-Symphorien-de-Lay dans le département de la Loire, le 3 novembre 1760, cet humoriste exerçait la très sérieuse profession de juge de paix quand éclata la Révolution Française.  

 

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Acte de naissance de Joseph Berchoux 

 

Homme de lettres, passionné d’histoire et de sociologie, auteur de satires et de poèmes didactiques, il publia en 1801 un long poème en quatre chant, d’un millier d’alexandrins, intitulé « Gastronomie où l’homme des champs à table ». L’ouvrage se voulait un « code de politesse gourmande » à l’usage de la bourgeoisie. Il obtint un vif succès !

« Je chante l’homme à table et dirai la manière

D’embellir un repas d’un aimable banquet

D’y fixer l’amitié, de s’y plaire sans cesse

Et d’y déraisonner dans une douce ivresse. »

 

 

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Si le mot « gastronomie » ne fera son entrée dans le Dictionnaire de l’Académie Française qu’en 1835, celui de « gastronome », deviendra d'usage courant après la parution en 1825 de l’ouvrage « Physiologie du Goût » d’un autre illustre gourmet, Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826).

 

 

Biblio. Merci aux Archives départementales de la Loire et aux pages Wikipédia sur le sujet.