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17/12/2017

Il fabriquait du chocolat à Rouen au XVIIIe siècle...

"Neuf personnes sur dix aiment le chocolat ;

le dixième ment."

John G. Tullins

 

Un de mes lointains ancêtres, Pierre Morin (mon sosa 216), était, à la fin du XVIIIe siècle, fabricant de chocolat à Rouen. Il demeurait au cœur de la ville, paroisse Saint-Maclou, rue Sarrasin. C'est d'ailleurs en l’Église de la paroisse qu'il avait épousé, le 25 septembre 1781, Marie de Manneville, dont il aura 6 enfants.

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Le chocolat , après avoir conquis l'Europe, l'Italie d'abord, arrive en France au début du XVIIe siècle. Du cacaoyer des Mayas, une civilisation apparue au Mexique vers 2000 ans avant Jésus-Christ, en passant par l'Espagne, Séville, où est envoyé en 1585 la première cargaison officielle de ses fèves, quel chemin parcouru ! Si, en épousant Louis XIII, Anne d'Autriche (1601-1666), fille du roi d'Espagne, introduit ce breuvage dans notre pays, c'est une autre espagnole, Marie-Thérèse (1638-1683), épouse de Louis XIV, qui l'imposera à la cour du roi Soleil. Car en effet, jusqu'aux années 1850, le chocolat n'est consommé qu'en boisson ! La tablette de chocolat au lait ne voit le jour en Suisse qu'à partir de 1831.

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Jusqu'à la moitié du XVIIIe siècle, de petits ateliers de transformation fabriquent le chocolat de façon artisanale. Dans des conditions de travail souvent difficiles, les fèves de cacao sont écrasées manuellement ou, au mieux, aux cylindres en fer. La presse hydraulique les remplacera en 1776. Le prix du chocolat, qui est encore une denrée chère, va progressivement baisser : sa démocratisation est en marche !

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Comme toujours, amis gourmands aux babines alléchées, je vous propose, à la veille de ces fêtes de fin d'année, la recette délicieuse, facile et surtout normande, des Truffes noires Américao*, proposée par une grande famille de chocolatiers rouennais, la famille Auzou.

Pour 25 truffes, prévoir 300 g de chocolat noir (Américao) à 72% de cacao, 150 g de crème liquide de Normandie, 1/2 gousse de vanille Bourbon, 50 g de beurre, du cacao pur en poudre.

Faire chauffer doucement la crème dans une casserole avec la gousse de vanille fendue. Hacher le chocolat et verser la crème chaude dessus. Bien mélanger. Ajouter le beurre coupé en dés et mélanger à nouveau. Laisser refroidir environ 1h30 au réfrigérateur.

 

Bon appétit !

 

Biblio. "L'aventure du chocolat avec la famille Auzou", Normandie Junior Éditions, 2008.

09/12/2017

Salut Johnny !

Une étoile de plus scintille dans notre ciel ! Johnny s'en est allé... Permettez-moi cet humble hommage personnel à celui qui a bercé de ses romances mes jeunes années et avec lequel, comme Sylvie, on rêvait toutes d'être "la plus belle pour aller danser"...

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C'est chez nous, en Normandie, que "l'idole des jeunes" avait fait ses premiers pas de chanteur. Cela se passait l'été 1953 au Casino de Trouville. Il n’avait que 10 ans !

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"Sa tante Hélène Mar, qui l’a élevé, décide de passer la saison sur la côte Fleurie. Elle se dit que l’air de la mer fera le plus grand bien au petit blondinet aux yeux bleus qui connaît des problèmes de santé.

Elle choisit de résider à Trouville plutôt qu’à Deauville car le lieu convient mieux au budget de la famille. Desta Hallyday, la cousine du chanteur, raconte, photo à l’appui, dans son livre "Johnny, ses tendres années" que Jean-Philippe Smet était vêtu d’un habit de cowboy rapporté des États-Unis par les parents de Lee Hallyday, le mari américain de Desta.

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"Photographie du petit Jean-Philippe Smet en 1953 à Trouville où il avait remporté un concours de chant. Episode évoqué par sa cousine Desta, dans son livre: "Johnny, ses tendres années".

Sur scène, la voix peu assurée, il avait chanté « La ballade de Davy Crockett » et « Dans les plaines du Far West ». Ovation du public, le futur Johnny remporte le concours de chant et pose fièrement sur la photo avec sa guitare illustrée de personnages de Walt Disney".

Bon vent l'ami !

 

Merci à l'article de Nicolas Corbard paru sur le site france3-regions.francetvinfo.fr le 6 décembre 2017.

03/12/2017

Les veines de l'homme

Quand je vous dis qu’ les hommes ont toutes les veines
Eh oui, toutes les veines nous les avons !

 

Quand j'étais petite fille, les repas de fête ou de famille et les cérémonies se terminaient toujours en chanson. Après le Café et le "pousse-café" (comprenez "le petit verre de Calva"), chaque convive, à tour de rôle, était invité à distraire la tablée. Personne ne se faisait prier ! C'était toujours les mêmes refrains qui revenaient ! Mes grands-parents, mes grands oncles et tantes, avaient tous une chanson bien à eux.

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Mes grands-parents maternels, Blanche et Henri, le jour de leur mariage, le 19 novembre 1923

Si pour ma grand-mère Blanche, c'était "la Caissière du Grand Café", pour mon grand-père Henri, c'était "Les veines de l'homme" !

 

"J’ possède trois moutards,
Lucien, Paul, Édouard
Et ma femme aime la nature
L’ dimanche au bois j’ conduis ma progéniture
Su’ l’ dos j’ai le cadet
D’une main un filet
De l’autre j’ pousse la voiture
Ma femme me suit
En f’sant des tas de chichis
Et quand, éreinté, je lui dis :
V’là deux heures que j’ porte le p’tit
Elle répond : Je t’en prie, tais-toi
Moi, je l’ai bien porté neuf mois
Et je repars alors jusqu’au bois d’ Vincennes
Où j’ dis en déposant gosses et provisions
On peut dire que les hommes ont toutes les veines
Eh oui, toutes les veines nous les avons ! "

 

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Créée au début du siècle dernier par Louis Bousquet (1871-1941) sur une musique de Vincent Scotto (1874-1952), cette chanson "« Les veines (L'homme est un butor) » était interprétée par Victor Lejal (1863-1916), un goguettier qui, à l'âge de 20 ans, en 1894, lorsqu'il débute sa carrière, se fait appeler "Monsieur Bravo" ou "Bravo".

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Victor Lejal

Devenu chanteur professionnel de café-concert, il se produit au Ba-Ta-Clan et sur les planches des grandes salles parisiennes de l’Eldorado, des Ambassadeurs, de La Scala et du Caveau des Innocents. En 1901, il est à l'affiche des Folies-Bergère et en 1903 de celle du Moulin-Rouge. "Son style se serait apparenté à celui qui lui a donné sa première chance à Paris, Paulus (1845-1908). Fantaisiste, gambilleur, il se serait continuellement "donné" tout entier dans ses tours de chant, gesticulant et marchant d'un bout à l'autre de la scène".

Biblio. "Grand-mère chantait" de Jean-Michel Le Corfec, Ed. Sud-Ouest, 2013.

Merci au site http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net