06/08/2014

Le "Barbe-Bleue" de Gambais

Il y a des cousinages inattendus. Certains sont flatteurs, d'autres pas du tout...

Le 25 février 1921, 6 heures 10 du matin, devant la prison de Versailles, est guillotiné en public un condamné accusé du meurtre de 11 personnes dont 10 femmes qui n'ont jamais été retrouvées et qui ont sans doute terminé leur vie débitées et calcinées dans la fameuse cuisinière à charbon des maisons de Vernouillet et de Gambais.

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Henri Désiré Landru est né à Paris le 12 avril 1869. Adolescent studieux, enfant de chœur à Saint-Louis-en l'Ile , conscrit discipliné, il devient même un mari exemplaire en épousant la jeune femme qu'il a mis enceinte et le père de quatre enfants.

 

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Landru (1869-1921)

Mais tout va changer avec le siècle. Rêvant d'une aisance bourgeoise, l'homme se lance dans les affaires... Comptable, entrepreneur de travaux, cartographe, fondateur d'une fabrique de bicyclettes à pétrole,... toutes ses tentatives échoues lamentablement. Alors, pour combler les déficits qui s'accumulent, dissimulé sous des noms d'emprunt, il multiplie les détournements et les escroqueries. Condamné à plusieurs reprises, il fait de fréquents séjours derrière les barreaux.

Au cours de l'été 1914, il est appelé à comparaître une nouvelle fois encore devant ses juges. Quinze plaintes ont été déposées contre lui, rien que ça ! Craignant le pire, il ne se rend pas au tribunal qui le condamne par défaut à quarante-huit mois de prison. Cette condamnation est de plus assortie d'une peine accessoire de relégation, c'est-à-dire qu'il est condamné, si on le retrouve, à être déporté à vie au bagne de Cayenne.

Mais la France est en guerre et la police a d'autres chats à fouetter que de lui courir après ! Il décide du coup de profiter de cette période mouvementée, qui laisse tant d'épouses esseulées, pour mettre au point un projet diabolique qui le conduira à l'échafaud. Quelques petites annonces pour attirer dans ses filets de jolies femmes à consoler, de préférence d'une certaine aisance financière, avant de s'emparer sans vergogne de leurs biens et de les faire disparaître ensuite.

Avec un certain charisme, il consigne méticuleusement dans des carnets à l'encre rouge, et c'est ce qui va le perdre, ses 283 rencontres ! En face de chaque nom, il mentionne aussi l'état de leur compte en banque...

 

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Il est arrêté le jour de ses cinquante ans et jugé en novembre 1921. Étrange procès, étrange verdict : une condamnation à mort sans aucune preuve matérielle. Il niera toujours tout. Sa défense tiendra inlassablement dans une même phrase : « Prouvez que j'ai tué ces femmes ! »

Nos ancêtres communs : Adrien LEROUX, manouvrier-Vigneron, mon sosa 3566, né vers 1631 et décédé à Friancourt (Oise), le 11 février 1703, marié à Marguerite LE NOIR, née vers 1636 et décédée à Hermes (Oise), le 6 octobre 1696, ont eu plusieurs enfants dont :

- > un fils Pierre LEROUX (né en 1668) qui a épousé le 18 juin 1697 à Hermes (Oise) Geneviève MAGOT (1668-1719) > Adrien LEROUX (1700-1776), manouvrier, x le 3 février 1728 à Hermes (Oise) à Marie Anne ISORE (1703-1762) > Adrien LEROUX (1743-1798), manouvrier, x le 28 janvier 1772 à Hermes (Oise) à Clotilde DERBERQUE > Clotilde LEROUX (1772-1808) , x le novembre 1792 à Hermes (Oise) à François Moïse MAGOT (né vers 1767), maçon > Jeanne Françoise MAGOT (née en 1804), x le 21 janvier 1831 à Hermes (Oise) à Maurice HENRIQUEL (né en 1808), jardinier au château d'Hermes, > Flore HENRIQUEL (1835-1910), couturière-balnchisseuse, x le 4 février 1864 à Noailles (Oise) à Julien Alexandre Sylvain LANDRU (1836-1912), chauffeur aux gorges Vulcain > Henri Désiré LANDRU (1869-1922).

- > une fille Marie LEROUX (née en 1678) qui a épousé le 14 janvier 1702 à Hermes (Oise) François VUALON (décédé avant 1724) > Anne VUALON (née en 1705) x le 17 janvier 1724 à Mouy (Oise) à Jacques LECLERC (né en 1698), charretier, > Marie Anne LECLERC (née en 1724), x le 24 juillet 1745 à Mouy (Oise) à Jean Baptiste CANDELIER (ne en 1705), compagnon toilier, > Jean François CANDELIER ( né vers 1755), ouvrier drapier, x le 10 février 1777 à Darnétal, paroisse de Longpaon (Seine-Maritime) à Marie Rose LEFEBVRE (1757-1830), trameuse, > Véronique CANDELIER (1783-1835), marchande de fruits, x le 6 mai 1810 à Darnétal (Seine-Maritime) à Pierre Louis Isidore LEMAISTRE (1783-1849), ancien militaire pensionné de l'Etat, marchand de comestibles, > Olympiade Véronique LEMAITRE (1821-1898), couturière, x le 20 mai 1844 à Darnétal (Seine-Maritime) à Médérique Emmanuel MORIN (1811-1853) > Louise Victorine MORIN (1849-1938), x le 5 septembre 1874 à Darnétal (Seine-Maritime) à Jules Gustave LECREQ (1849-1930) > Louise Joséphine LECREQ (1875-1963) x le 30 avril 1898 à Saint-Jacques sur Darnétal (Seine-Maritime) à Alfred Eugène JULIEN (1870-1937) > Henri Louis JULIEN, mon grand père maternel.

 

13/07/2014

Mon cousin l'aviateur

Quel cousinage ! Pensez donc ! Ce cousin là a tout simplement écrit la première page de l'histoire de la poste aérienne ! Premier aviateur à avoir transporté officiellement du courrier par avion, il se nomme Henri Péquet. Normand, il est né le 1er février 1888 à Bracquemont, un petit village du département de la Seine-Maritime.

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 Henri Péquet (1888-1974)

C'est à 17 ans, en 1905, qu'il débute sa carrière d'aéronaute en pratiquant le ballon libre. Trois ans plus tard, il aborde l'aviation en entrant chez Voisin à Mourmelon. Engagé comme mécanicien, audacieux et téméraire, c'est seul qu'il fait son apprentissage de pilote et le 10 juin 1910, il obtient son brevet en pilotant un appareil Voisin. A ce titre, il fait partie des cent premiers aviateurs brevetés au monde.

Le 18 février 1911, avec le concours de l'armée britannique, aux commandes d'un avion biplan Sommer, équipé d'une moteur Gnome de 50 Cv, il entre dans l'histoire en effectuant le premier vol postal d'une durée de 27 minutes ! Entre Allahabad et la gare de Naini Junction, deux villes indiennes espacées de 10 km environ , il achemine par la voie des airs un sac d'une quinzaine de kilos contenant 6000 lettres et cartes postales. Quatre jours plus tard, avec le capitaine W.G. Windham, ils débutent un service régulier de transport postal entre ces deux villes. Il faudra attendre tout de même attendre près de 3 ans, le 15 octobre 1913, pour voir le premier vol postal officiel en France.

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La vie de l'aviateur normand va se dérouler à travers le monde sur tous les champs d'aviation. En 1914, il est mobilisé et c'est en qualité de pilote qu'il participera à la Grande Guerre. Après celle-ci, il reprend un temps son métier de pilote d'essai et, en 1934, il entre à l'Aéro-Club de Vichy comme chef pilote.

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Ce pionnier de l'aviation, qui totalisera 8 200 heures de vol et aura parcouru plus d'un million de kilomètres en vol, est mon cousin à la huitième génération.

Nos ancêtres communs : Louis SEVRY (1682-1760), marchand de bois,  mon sosa 190 x le 09/01/1719 à 76-Etran à Madeleine DUBUC (1700-1756) ont eu plusieurs enfants dont :

> un fils, Louis SEVERI,né le 16 août 1723 à 76-Dieppe Saint-Jacques, tonnelier, qui y a épousé le 17 janvier 1752 Marie Catherine Françoise DESHAIS > Jean-Noël Etienne SEVERI, propriétaire, x le 8 janvier 1785 à 76-Dieppe à Marie Anne Angélique GONDREE > Marie Anne Angélique SEVRY, cultivatrice, x le 8 janvier 1822 à 76-Grèges à Nicolas Lazare HARDEL, tisserand, > Rose Angélique Célestine HARDELaide-cultivatrice, x 26 juin 1860 à 76-Grèges à Armand Constant PEQUET, journalier > Albert Louis PEQUET, journalier, x 25 mars 1893 à 76-Dieppe à Marie Ismérie Malvina LAURENT > Edouard Henri PEQUET (1888-1974)

> une fille Marie Magdeleine SEVERI, née le 25 avril 1739 à 76-Grèges, qui y a épousé le 27 octobre 1762 Pierre LA VIEUVILLE, aubergiste > Marie Magdeleine Angélique LAVIEUVILLE, fileuse, x le 3 mars 1794 à 76-Rouxmesnil à Pierre Charles DUBOST, maréchal-ferrant > Madeleine Ludivine DUBOST, sans profession x 22 septembre 1840 à 76-Ancourt à Pierre Alexandre SANNIER, maître maréchal-ferrant, > Ludivine Olive SANNIER, jardinière, x le 13 janvier 1863 à 76-Neuville à Gilles Edouard DAMAMME, maréchal-ferrant, > Alexandrine Augustine DAMAMME, sans profession, x 31 mai 1913 à 76-Notre-Dame de Franqueville à Paul Fernand BOULANGÉ, plâtrier, (1877-1950), mon grand-père paternel.

 

N.B. Un merci personnel à Dominique Carpentier qui m'a fait découvrir ce cousinage.

Biblio. "Sportifs de Seine-Maritime en balades généalogiques" de D. Carpentier et E. Mardoc - 2010.

 

11/06/2014

Sainte Thérèse de Lisieux : un touchant cousinage

Quel cousinage ! Aussi inattendu que surprenant ! De quoi faire jubiler la généalogiste que je suis ! Pensez : en Normandie, la basilique qui lui a été dédiée est le deuxième plus grand lieu de pèlerinage de France après Lourdes ! Plus d'un million de visiteurs s'y rendent chaque année ! Et pourtant, elle n'a a son actif ni miracle ni apparition. Ce sont ses écrits et principalement l'un de ses livres, l' « Histoire d'une âme », publié à 2 000 exemplaires un an après sa mort, qui va faire de cette très jeune religieuse une icône. Car, en quelques semaines, l'ouvrage envoyé aux carmels est épuisé. Il va devenir très vite un best-seller. Dès lors, le retentissement de ses publications posthumes va faire d'elle l'une des plus grandes saintes du XXe siècle. C'est le début du culte thérésien qui va se développer partout dans le monde.

Fille d'un couple de petite bourgeoisie normande aisée tenant commerce d'horlogerie et de dentelles, la jeune Marie-Françoise Thérèse Martin naît à Alençon (Orne) le 2 janvier 1873. Ses parents, Louis et Zélie Martin, sont pieux et pratiquants.

 

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 Thérèse à quinze ans, en avril 1888.

Comme ses quatre sœurs, toutes religieuses, Thérèse ressent très tôt un appel à la vie spirituelle. C'est par dérogation, à seulement 15 ans, que, devenue sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, elle entre au carmel avec déjà au plus profond d'elle-même le désir de devenir une grande sainte. Entre deux prières, à la demande de sa supérieure, elle va écrire son autobiographie, ses souvenirs d'enfance, des lettres à Jésus, … Elle décrit aussi « sa petite voix » ....

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Après neuf années de vie religieuse, dont les deux dernières passées dans une « nuit de la foi », elle meurt de la tuberculose le 30 septembre 1897 à l'âge de seulement vingt-quatre ans.

Considérée par le pape Pie XI comme l'« étoile de son pontificat », elle est béatifiée en 1923 puis canonisée dès 1925. Religieuse cloîtrée, elle est paradoxalement déclarée sainte patronne des missions et, avec Jeanne d'Arc canonisée en 1920, proclamée « Patronne Secondaire de la France ».

Le 11 juillet 1937, le cardinal Pacelli, futur pape Pie XII inaugure la basilique Édifiée en son honneur devant plus de 300 000 personnes.

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 Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux

En 1997, pour le centenaire de sa mort, elle est proclamée par le pape Jean-Paul II 33e Docteur de l'Église.

Nos ancêtres communs : Guillaume GAUTIER (°ca 1577-1631) x Elaine REBOURS (°ca 1582- ?) eurent plusieurs enfants dont un fils Charles, aïeul de la Sainte, et une fille Mathurine dont je suis une descendante..

a) leur fils Charles GAUTIER (°ca 1604-1673) x le 01/02/1631 -53-St-Aignan de Couptrain à Françoise LE LIEPVRE Pierre GAUTIER (1631-1673) x le 01-02-1631 –53-St-Aignan de Couptrain à Barbe BRINDEAU (1633-1703) Jean GAUTIER (1663-1744) x le 18-11-1696  -53-St-Aignan de Couptrain à Margueritte BROUSSIN (1679-?) Barbe GAUTIER (1712-?) x le 23-11-1733 - 53-St-Aignan de Couptrain à Julien GRUDE (?-?) Anne-Barbe GRUDE (1745-?) x le 12-02-1767 -53-Madré à René MACE (1731-1807) Louis MACE (1778-1810) x le 21-02-1803 - 53-Javron-les-Chapelles à Marie Françoise LEMARCHAND (1783-1829) Louise Jeanne MACE (1805-1859) x le 05-09-1828 - 53-Pré-En-Pail à Isidore GUERIN (1789-1868) Marie Azélie GUERIN (1831-1877) x le 13-07-1858 à Louis Joseph Aloys Stanislas MARTIN (1823-1894) Marie Françoise Thérèse MARTIN (1873-1897), « Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face »

b) leur fille Mathurine GAUTIER (ca1610-+<1669) x à Jehan LE BRETON (ca 1605-1663) Guillaume LE BRETON (1640-1690) x le 15 octobre 1669 -53-St-Aignan deCouptrain avec Marthe le ROYER (ca 1647-?) Julien LE BRETON (1677-1748) x le 21 février 1705 - 61-Vieux-Pont avec Catherine COURCIERE (°ca 1673-1743) François LE BRETON (1707-1748) x le 12 juin 1734 - 61-Vieux-Pont avec Marie DUVAL (1709-1770) Catherine Marie LE BRETON (1735-?) x le 27 janvier 1756 – 61-Joué-du-Plain avec Marin Jacques BESNARD (1728-?) Marin Jacques François BENARD (1759-1814) x le 3 juillet 1792 – 27-Suzay avec Geneviève BERTINCOURT (1770-1844) Jacques Désiré BENARD (1797-1842) x le 26 avril 1820 – 76-Boos avec Marie Elizabeth Antoinette MORIQUET (1802-1857) Jean Désiré BENARD (1820-1895)x le 20 avril 1846 – 76-Boos avec Catherine Thérèse Victorine DESMARE (1825-1879) →  Paul Albert BENARD (1861-1951) x le 5 juin 1889 à 76-Boos avec Justine Héloïse le BRET (1864-1935) (mes arrières grands-parents).

Biblio. Merci aux sites Geneanet et Geneastar et aux pages Wikipédia.