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25/03/2018

Poires Doyenné d'Alençon farcies aux amandes

Voici pour vous, amis gourmands aux babines alléchées, en ce premier dimanche de printemps, une recette normande de dessert facile et bon marché, celle des Poires Doyenné d'Alençon farcies aux amandes*.

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La Doyenné est le nom d'un groupe de variétés de poires sucrées dont la Doyenné d'Alençon, une variété ancienne de poire qui, cueillie fin octobre est en maturité de décembre à mars. Le fruit est jaune ombré de fauve, la chair blanc jaunâtre, fine, très fondante, légèrement granuleuse, sucrée et aromatisée.

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Pour 6 personnes, prévoir 6 poires Doyenné d'Alençon (ou conférence ou passe-crassane), 80 g d'amandes en poudre, 40 g d'amandes effilées, 40 g de noisettes décortiquées, 80 g de farine, 80 g de sucre en poudre, 2 c. à soupe de cassonade, 100 g de beurre ramolli, 4 pincées de cannelle, 1 pincée de sel.

Préchauffez le four à 180° (th.6). Dans un saladier, mélangez les amandes en poudre, la farine, le sucre, le beurre ramolli et 1 pincée de sel en effritant la pâte entre vos mains afin d'obtenir un mélange sableux. Concassez grossièrement les amandes effilées et les noisettes puis incorporez-les à la pâte. Lavez soigneusement les poires et coupez-les en deux, retirez le cœur. Répartissez-les dans un plat à gratin. Saupoudrez-les de cassonade et de cannelle.

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Remplissez-les de pâte aux amandes. Versez un demi-verre d'eau dans le fond du plat et enfournez 30 minutes. Laissez tiédir à la sortie du four avant de servir avec une bonne crème épaisse.

Bon appétit !

 

* Recettes issue de la revue "Normands en cuisine" - n°11 - 2016.

18/03/2018

Assurément, un homme de poids !

Et pas seulement de par sa fonction ! André Couste, Seigneur de Villiers-Louis et de Saint-Rémy, lieutenant civil et criminel au bailliage de Sens (Yonne) est mort des suites d'une "faim canine" !

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Acte de sépulture - Registre paroissial de St-Hilaire de Sens

"La Faim canine, d'après "l' Encyclopédie ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers", est une faim démesurée qui porte à prendre beaucoup de nourriture. Le nom savant de cette maladie est "cynorexie".

Sur ce bourguignon atypique, les savants de Sens ont exhumé des textes épiques. Il faut dire que cet homme là était renommé dans toute la région pour sa corpulence et son appétit gargantuesque :

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"André de Couste avait la ceinture si large qu'il fallait sept aunes (environ 8m50) de panne (étoffe semblable au velours) pour lui faire une culotte. On avait remarqué que sa mère était extrêmement puissante. Son appétit croissait démesurément ; il mangeait comme quatre des plus affamés et buvait à proportion. Lorsqu'il voyageait, il se faisait préparer un repas pour douze personnes ; sa taille était de plus de cinq pieds et demi. Il devint d'un embonpoint si colossal qu'à peine pouvait-il marcher et, pour peu qu'il fit le moindre exercice, il fondait en sueur ; son ventre lui tombait sur les genoux. Étant tombé une fois par terre, il fallut sept ou huit hommes des plus forts pour le relever et le remettre dans son lit ; ils estimèrent qu'il pesait de huit à neuf cents livres (environ 385 kg). Il mourut en 1804, le 27 février, âgé de 39 ans, des suites d'une faim canine.*"

"A sa mort, on fit l'ouverture de son corps : on lui trouva quatorze pouces (36 cm) de graisse sur les muscles du bas-ventre**".

 

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La table d'abondance - Guy Thiant

Pour éviter que son cercueil se disloque, il fallu le cercler de fer. Il fut porté en terre par 16 garçons bouchers. Chacun d'eux reçut un écu pour prix de son effort...

 

* Source Gallica - "Le Temps" de Paris, 1er avril 1894.

** Source Gallica - "Recherches historiques et anecdotiques sur la ville de Sens par T. Tarbé, Paris, 1888.

11/03/2018

C'est l'histoire d'un mec... Son nom ?... Coluche !

Mais le prénom de notre homme est Jean Baptiste. Grenadier dans l’armée napoléonienne, grognard du 17ème de ligne, il doit sa célébrité à un épisode survenu après la bataille d’Ebersberg (Autriche) le 3 mai 1809 où s'affrontèrent les troupes françaises et autrichiennes.

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Jean Baptiste Coluche (30 mars 1780-2 mai 1867)

(Estampe d'après un croquis de Pauline Viardot en 1846)

 

Le soldat était de garde devant la maison où logeait Napoléon (1769-1821) avec la consigne de ne laisser entrer ou sortir personne qui ne soit pas accompagné d’un officier d’état-major. Voyant approcher un homme vêtu d’une redingote il s’écria : « on ne passe pas ». Mais l'interpelé, perdu dans ses pensées, ne s'arrêta pas... Ajustant son arme, Coluche cria : "Si tu fait un pas de plus, je te fous ma baïonnette dans le ventre !"

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Cet homme distrait n’était autre que Napoléon lui-même, préparant le plan de sa prochaine bataille. S'étant fait reconnaître, il demanda son nom à la sentinelle. L'homme lui répondit qu'il se nommait Coluche et qu'il était originaire de Gastins, un village du département de la Seine-et-Marne. Loin d’être puni pour avoir ainsi défié l’Empereur, ce dernier le décora de la Légion d’honneur pour avoir monté la garde avec tant de zèle.

Après une carrière militaire bien remplie, il avait participé à de nombreuses campagnes militaires entre 1805 et 1814, le vigneron retourna dans son village natal de Gastins où il ouvrit une auberge, avec pour enseigne "On ne passe pas". C'est là qu'il est mort, en 1867, à l'âge de quatre-vingt-deux ans.

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Napoléon III (1808-1873), neveu de l'Empereur, avait voulu faire sa connaissance. Nullement intimidé, Coluche lui aurait déclaré : "J'ai bien connu votre oncle. Nous avons beaucoup voyagé ensemble..."