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01/07/2015

Teddy, l'ourson du Président

« Si je le tue, je ne pourrai plus regarder mes enfants en face ! » La légende attribue ces propos à Théodore Roosevelt (1858-1919), 26ème président des États-Unis d'Amérique et aussi un grand chasseur !

Teddy Bear, Théodore Roosevelt, Ours en peluche

 Théodore Roosevelt surnommé Teddy (1858-1919)

L'histoire se passe en 1902 alors que le Président se trouve pour quatre jours de détente dans l’État du Mississippi situé au sud des États-Unis. Il compte bien profiter de son séjour pour y chasser l'ours noir. Mais voilà, chaque jour, il rentre bredouille et son humeur s'en ressent...

C'est alors que les amis qui l'accompagnent ont une idée : capturer un jeune ourson pour le mettre à portée de fusil du Président...

Teddy Bear, Théodore Roosevelt, Ours en peluche

 

Mais voilà, Roosevelt ne va pas tirer. Ému par l'image de ce petit animal sans défense et choqué par la mise en scène qu'il juge macabre, ce père de 4 petits garçons et de 2 petites filles fait libérer l'animal en déclarant qu'il ne pourrait plus jamais regarder ses enfants dans les yeux s'il commettait un tel acte de cruauté.

L'affaire, bien sûr est immédiatement médiatisée. Elle fait rapidement le tour du monde en contribuant au passage à renforcer la popularité du plus jeune Président des États-Unis !

Teddy Bear, Théodore Roosevelt, Ours en peluche

Fleurant la bonne affaire, un couple d'émigrés russes habitant New-York, Rose et Morris Michtom, imagine de fabriquer et de commercialiser un oursons en tissu baptisé, avec l'autorisation de la Maison-Blanche, « Teddy » en référence au surnom du Président. Le célèbre "Teddy Bear", premier produit dérivé de l'Histoire, est né ! Son succès fera la richesse des Michtom qui céderont plus tard leur création à des industriels du jouet.

Le premier musée consacré à l'ours en peluche, le « Teddy Bear Museum », voit le jour en 1984 à Petersfield dans le comté du Hampshire, en Angleterre.

 

Biblio. « L'almanach Historia – L'histoire en s'amusant – Septembre 2014.

 

10/06/2015

Le signe de Musset

Alfred de Musset (1810-1857), ce grand poète et dramaturge considéré comme un des plus grands écrivains romantiques français, auteur entre autres des «Caprices de Marianne » (1833), «On ne badine pas avec l'amour»(1834) et de «Lorenzaccio» (1834), a, le saviez-vous, laissé son nom à un symptôme de la maladie cardiaque qui, le 2 mai 1857, allait l'emporter.

 

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 Portrait de Musset par Charles Landelle

  

En effet, on appelle « Signe de Musset » un hochement de la tête au rythme du pouls, un des signes périphériques de l'insuffisance aortique, à savoir l'hyperpulsatilité artérielle. Alfred de Musset a lui-même noté ce signe sur lui-même dans son poème « La Nuit de mai » :   

 

Pourquoi mon cœur bat-il si vite ?

Qu'ai-je donc en moi qui s'agite

Dont je me sens épouvanté ?

Ne frappe-t-on pas à ma porte ?

 

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Musset – La nuit de Mai - Illustration d'Eugène Lami (1800-1890)

 

Amateur de morphine, de chloroforme et bien sûr d'absinthe, le soir du 1er mai 1857, après un de ces malaises dont il était coutumier, le poète aurait murmuré « Dormir, je vais enfin dormir »... avant de rendre son dernier souffle.

 

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A noter que la description de l'Insuffisance Aortique a permis à de nombreux médecins de faire passer leur nom à la postérité : le signe de Hill, le pouls bondissant de Corrigan, le signe de Muller, le pouls capillaire de Quincke, le souffle d'Austin-Flint et le double souffle intermittent de Duroziez.

 

17/05/2015

Et si elle s'était appelée la Tour Bönickhausen ?

Saviez-vous que notre Tour Eiffel a bien failli, à quelques années près, s'appeler la Tour Bönickhausen  ? Car ce nom de Eiffel, mondialement célèbre, est en réalité un surnom, porté dans la famille de Gustave Eiffel depuis le début du XVIIIe siècle. Il renvoie sans doute à l'Eifel, un massif Sud-Ouest allemand de moyennes montagnes situé au cœur du massif schisteux rhénan, principalement en Rhénanie-Palatinat et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

 

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Carte de localisation schématique des principales subdivisions du massif schisteux rhénan

Le vrai nom de la famille des Eiffel est Bönickhausen, toponyme qui pourrait correspondre à la commune de Bönninghausen. En 1710, c'était celui de Jean René Bönickhausen, un tapissier venu d'Outre-Rhin s'établir à Paris, dans le Marais. Comme ses clients avaient quelques difficultés à se souvenir de son nom de famille, il choisit d'y ajouter celui d'Eiffel qui avait le double avantage de se prononcer plus facilement et de lui rappeler sa province natale.

Ce nom d'Eiffel que porteront tous ses descendants, ne deviendra le seul patronyme officiel de la famille qu'en 1870, soit 10 ans avant l'inauguration de notre tour Eiffel !

François Alexandre (1795-1879), l'arrière petit-fils du tapissier et le père de Gustave, fit campagne dans les armées de Napoléon en qualité d'Adjudant du 15ème Régiment de Chasseurs à cheval. En garnison à Dijon, il y épousa Catherine Mélanie Monneuse (1799-1878), fille d'un marchand de bois de la ville. Après huit ans d'union, leur fils unique, qu'ils vont prénommer Alexandre Gustave, naîtra le 15 décembre 1832.

 

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 Gustave Eiffel par Nadar

 

La suite, c'est tout le génie et le talent de cet homme, véritable « géant du fer ». A son actif, la construction de ponts prestigieux comme celui de Bordeaux, de Capdenac dans le lot, de Floirac sur la Dordogne, de Bayonne sur la Nive, de gares comme celles de Verdun ou celle de La Paz en Bolivie, mais aussi la conception en 1879 de la structure métallique de la Statue de la Liberté de Bartholdi à New-York, le viaduc de Garabit en 1884 et bien sûr, son triomphe, la Tour Eiffel !

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Prévue pour l'Exposition Universelle de 1889 à Paris, sa construction durera 26 mois. Inaugurée le 31 mars 1889, elle ne sera ouverte au public que le 15 mai suivant.

Gustave Eiffel est mort le 27 décembre 1923 à l'âge de 91 ans.

 

Biblio. « Tout sur tout – Petit dictionnaire de l'insolite et du sourire » - Cl. Gagnière – France-Loisirs 1986.