Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/08/2015

"U.S." pour "Uncle Sam"

Savez-vous qu'« Oncle Sam », ce personnage emblématique et allégorique des États-Unis, sans doute la personnification la plus célèbre de ce pays après la Statue de la Liberté, a réellement existé ? En 1961, le Congrès l'a officiellement identifié comme étant Samuel Wilson.

 

oncle sam.JPG

 Le seul portrait connu de Samuel Wilson

 

Samuel Wilson (1766-1854) était un fournisseur de viandes basé à Troy, dans l'État de New York. Durant la guerre anglo-américaine de 1812, celle qui a opposé les États-Unis à l’Empire britannique, ses affaires sont plutôt prospères. Par contrat, il fourni du bœuf à l'armée et expédie cette viande salée dans des barils. Or, comme ces barils sont la propriété du gouvernement, ils sont marqués « U.S. », initiales que les soldats transforment en « Uncle Sam », l'oncle Sam.

 

oncle sam 0.jpg

 Oncle Sam peint par James Montgomery Flagg pendant la Première Guerre mondiale.

 

Les dessinateurs de presse vont, d'une manière conventionnelle, coiffer Oncle Sam d'un haut-de-forme aux couleurs de la bannière étoilée, lui faire porter un nœud papillon rouge, une queue-de-pie bleue (parfois étoilée) et un pantalon rayé rouge et blanc, le tout rappelant le drapeau des États-Unis. Ils vont aussi lui donner les traits du 7e président des États-Unis, un personnage dont la carrière politique commence elle-aussi en 1812. Il s'agit d'Andrew Jackson (1767-1845), un grand homme blanc assez vieux, portant de longs cheveux blancs et une barbichette. Son portrait figure sur les billets de 20 dollars.

 

oncle sam 2.jpg

 

Paru pour la première fois dans une bande dessinée politique dessinée par le caricaturiste Thomas Nast (1840-1902), ce portrait d'Oncle Sam a ensuite servi au recrutement des soldats américains.

 

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur ce sujet.

01/07/2015

Teddy, l'ourson du Président

« Si je le tue, je ne pourrai plus regarder mes enfants en face ! » La légende attribue ces propos à Théodore Roosevelt (1858-1919), 26ème président des États-Unis d'Amérique et aussi un grand chasseur !

Teddy Bear, Théodore Roosevelt, Ours en peluche

 Théodore Roosevelt surnommé Teddy (1858-1919)

L'histoire se passe en 1902 alors que le Président se trouve pour quatre jours de détente dans l’État du Mississippi situé au sud des États-Unis. Il compte bien profiter de son séjour pour y chasser l'ours noir. Mais voilà, chaque jour, il rentre bredouille et son humeur s'en ressent...

C'est alors que les amis qui l'accompagnent ont une idée : capturer un jeune ourson pour le mettre à portée de fusil du Président...

Teddy Bear, Théodore Roosevelt, Ours en peluche

 

Mais voilà, Roosevelt ne va pas tirer. Ému par l'image de ce petit animal sans défense et choqué par la mise en scène qu'il juge macabre, ce père de 4 petits garçons et de 2 petites filles fait libérer l'animal en déclarant qu'il ne pourrait plus jamais regarder ses enfants dans les yeux s'il commettait un tel acte de cruauté.

L'affaire, bien sûr est immédiatement médiatisée. Elle fait rapidement le tour du monde en contribuant au passage à renforcer la popularité du plus jeune Président des États-Unis !

Teddy Bear, Théodore Roosevelt, Ours en peluche

Fleurant la bonne affaire, un couple d'émigrés russes habitant New-York, Rose et Morris Michtom, imagine de fabriquer et de commercialiser un oursons en tissu baptisé, avec l'autorisation de la Maison-Blanche, « Teddy » en référence au surnom du Président. Le célèbre "Teddy Bear", premier produit dérivé de l'Histoire, est né ! Son succès fera la richesse des Michtom qui céderont plus tard leur création à des industriels du jouet.

Le premier musée consacré à l'ours en peluche, le « Teddy Bear Museum », voit le jour en 1984 à Petersfield dans le comté du Hampshire, en Angleterre.

 

Biblio. « L'almanach Historia – L'histoire en s'amusant – Septembre 2014.

 

10/06/2015

Le signe de Musset

Alfred de Musset (1810-1857), ce grand poète et dramaturge considéré comme un des plus grands écrivains romantiques français, auteur entre autres des «Caprices de Marianne » (1833), «On ne badine pas avec l'amour»(1834) et de «Lorenzaccio» (1834), a, le saviez-vous, laissé son nom à un symptôme de la maladie cardiaque qui, le 2 mai 1857, allait l'emporter.

 

alfred de musset 1.jpg

 Portrait de Musset par Charles Landelle

  

En effet, on appelle « Signe de Musset » un hochement de la tête au rythme du pouls, un des signes périphériques de l'insuffisance aortique, à savoir l'hyperpulsatilité artérielle. Alfred de Musset a lui-même noté ce signe sur lui-même dans son poème « La Nuit de mai » :   

 

Pourquoi mon cœur bat-il si vite ?

Qu'ai-je donc en moi qui s'agite

Dont je me sens épouvanté ?

Ne frappe-t-on pas à ma porte ?

 

alfred de musset 3.jpg

Musset – La nuit de Mai - Illustration d'Eugène Lami (1800-1890)

 

Amateur de morphine, de chloroforme et bien sûr d'absinthe, le soir du 1er mai 1857, après un de ces malaises dont il était coutumier, le poète aurait murmuré « Dormir, je vais enfin dormir »... avant de rendre son dernier souffle.

 

alfred de musset 2.JPG

 

A noter que la description de l'Insuffisance Aortique a permis à de nombreux médecins de faire passer leur nom à la postérité : le signe de Hill, le pouls bondissant de Corrigan, le signe de Muller, le pouls capillaire de Quincke, le souffle d'Austin-Flint et le double souffle intermittent de Duroziez.