Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/01/2017

« Bon Dieu ! Mais c'est… Bien sûr ! » ...

« Bon Dieu ! Mais c'est… Bien sûr ! » ... Les plus anciens d'entre-nous se souviennent de cette réplique culte ! Remontons ensemble le temps. 1958 : En ce premier janvier, à 20h15, quelques français privilégiés découvrent en noir et blanc, sur l'unique chaine de leur écran de télévision "La Clé de l'énigme ", tout premier épisode de la première série policière de la télévision française : les "Cinq Dernières Minutes"! C'est là l'unique fois où l'inspecteur Bourrel s'appelle l'« inspecteur Sommet » et où il enquête seul.

cinq dernieres minutes.jpg

Ce personnage est interprété par Raymond Souplex (1901-1972), aidé de son adjoint Dupuy, alias Jean Daurand (1913-1989). A chaque épisode, leur enquête les mène dans un milieu professionnel ou social nouveau et inconnu d'eux.

cinq dernieres minutes 1 (2).JPG

Créée par Claude Loursais (1919-1988), réalisateur, scénariste et producteur, pionnier de la télévision française. la série totalisera 155 épisodes répartis sur 3 générations. La première, de 56 épisodes, dont les cinq dernières en couleur, est diffusée du 1er janvier 1958 au 7 novembre 1973 sur RTF Télévision puis sur la Première chaîne de l'ORTF. Après une période transitoire comprenant 4 épisodes de 90 minutes diffusés du 19 juillet 1974 au 16 janvier 1975 sur la Première chaîne de l'ORTF, une deuxième série en 72 épisodes de 90 minutes en couleur sera diffusée de 1975 à 1992 sur Antenne 2, puis une troisième de 17 épisodes de 1993 à 1996 sur France 2.

À ses débuts, il s'agissait d'une émission-jeu, qui, tournée en studio, était diffusée en direct. Deux téléspectateurs sélectionnés assistaient au tournage et devaient deviner qui était le coupable de l'intrigue, au moment du célèbre : « Bon Dieu ! Mais c'est… Bien sûr ! » de l'inspecteur Bourrel.

cinq dernieres minutes 2.jpg

L'émission rencontrera un énorme succès populaire jusqu'à la disparition de son interprète principal. Par égard pour son interprétation, les commissaires incarnés par les acteurs suivants ne se nommeront plus Bourrel, mais Le Carré, Cabrol et Massard. Quant à l''indicatif musical du générique, il s'intitule "Arsenic Blues" et a été composé par Marc Lanjean (1903-1964).

08/01/2017

Sole normande à la Bourgeoise

En Normandie, on pêche et on cuisine la sole. Le grand Alexandre Dumas (1802-1870) écrivait dans son dictionnaire de cuisine que la meilleure sole se trouvait dans les eaux de Dieppe ! Ce poisson de mer tire son nom, autrefois orthographié sans "e", du latin "solea", popularisé en "sola". Le terme servait à désigner des espèces similaires de poissons plats, vivant couchés sur des fonds sableux peu profonds, généralement bruns d'un côté, blancs crème de l'autre. Mais, et c'est plus surprenant, il désignait aussi des sandales, peut-être en raison de la morphologie de ces poissons ?... Quoi qu'il en soit, la sole est attestée en français depuis 1694.

sole bourgeoise 1.jpg

Grâce à la réunification de la Haute et de la Basse Normandie, la pêche normande est aujourd'hui la deuxième en France derrière celle de la Bretagne. Pêchées toute l'année sur l'ensemble de nos côtes, soles communes, soles blondes ou limandes-soles sont ensuite débarquées sur les ports de Port en Bessin, Cherbourg, Granville, Fécamp ou bien encore Honfleur pour le plus grand bonheur des consommateurs avisés.

 

sole bourgeoise port honfleur.jpg

Le port maritime de Honfleur (Calvados)

Poisson recherché pour sa chair ferme et blanche, on le prépare chez nous de mille façons : à la mode du Pays de Caux, de Deauville ou de Rouen, servi en pâté chaud, à la Dieppoise,... ou "façon Bourgeoise". C'est cette recette que je vous propose aujourd'hui, amis gourmands aux babines alléchées, la recette de la Sole Normande Bourgeoise *

C'est cette recette que je vous propose aujourd'hui, amis gourmands aux babines alléchées, la recette de la Sole Normande Bourgeoise *

 

sole bourgeoise.jpg

Il vous faut une grosse sole, du beurre, sel, poivre, des champignons, du vin blanc, de la farine, deux œufs et des moules.

Videz la sole, retirez-en la peau du dos, essuyez-la et mettez-la dans un plat allant au four avec un gros morceau de beurre. Salez et poivrez.

Disposez autour du poisson des têtes de champignons, quelques belles moules que vous aurez auparavant faites ouvrir comme les moules marinières.

Mouillez avec une partie de l'eau des moules passée à la mousseline et un verre de vin blanc.

Laissez réduire à feu doux et pendant ce temps, préparez une sauce blonde liée avec deux jaunes d’œufs.

Lorsque la cuisson est assez réduite, couvrez avec la sauce et achevez de cuire.

Bon appétit !

 

* Recette extraite de "Cuisine Normande" de M. Barberousse - Ed. Barberousse - Paris 1981

04/01/2017

Le timbre-poste français

C'était il n'y a pas si longtemps pourtant... Un premier janvier, celui de l'année 1849 ! Ce jour-là, apparaît le premier timbre-poste français. Le "20 centimes noir dit Cérès" est destiné à affranchir les lettres jusqu'à 7,5 grammes circulant entre deux bureaux de poste. Pour les approvisionner tous, plus de 40 millions d'exemplaires de cette petite vignette ont été édités. L'impression en noir, un mélange de noir de fumée, de bleu de fer, le tout broyé dans un vernis de lin, était un choix technique. A l'époque, c'était la seule couleur que l'on pouvait appliquer avec régularité de jour comme de nuit. Or, l'atelier d'impression, où l'on travaillait sans répit 24 heures sur 24, était éclairé par des becs de gaz. L'arrivée en France du timbre est l'un des éléments, sans doute le plus voyant, d'une réforme postale portée par la IIe République. Bien qu'en gestation depuis 1839, il a été finalement créé par décret du 24 août 1848.

 

premier timbre.jpg

 

Car, comme beaucoup d'innovations du XIXe siècle, le timbre-poste nous vient d'Angleterre. Le « 1 penny noir » à l'effigie de la jeune reine Victoria fut émis le 6 mai 1840. A cette époque, Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), qui sera élu Premier Président de la République Française le 11 décembre 1848, se trouve en exil à Londres. Ayant mesuré à quel point le timbre-poste pouvait servir la popularité d'un chef d'État en diffusant partout son portrait, le neveu de Napoléon 1er ne tardera pas à y afficher le sien...

 

premier timbre 2.gif

 

Dès sa parution, l'usage du timbre sur la lettre va être "imposé" par l'Administration par un tarif préférentiel par rapport à l'envoi en port dû. C'est là un changement important dans la tradition française car, auparavant, lors de la distribution du courrier, la taxe était perçue par le destinataire. Désormais elle le sera auprès de l'expéditeur et avant son départ. Or, si faire payer le destinataire était jugé de bon ton, à l'inverse, affranchir son courrier était considéré comme une faute de goût : on signalait ainsi au destinataire qu'il n'avait pas les moyens de payer son courrier.

 

premier timbre 3.jpg

 Jacques-Jean Barre (1793-1855) par son fils Jean-Auguste Barre

 

La fabrication de ce premier timbre-poste s'est mise en place sous la tutelle de la commission des Monnaies et Médailles. Le dessin et la gravure ont été confiés à Jacques-Jean Barre (1793-1855) et leur impression à Anatole Hulot. Celle-ci eut lieu dans l'Hôtel de la Monnaie à Paris. Les gouvernants de la IIe République s'étant refusés à y faire figurer une allégorie coiffée d'un bonnet phrygien, ce bonnet rouge qui rappelait trop l'époque de la Terreur, on choisit donc une représentation de la déesse romaine de l'agriculture, des moissons et de la fécondité, couronnée d'épis de blé. 

Le 20 centimes noir sera retiré définitivement de la vente le 29 octobre 1850.

 

Biblio. « Le patrimoine du timbre-poste français » - Ed . Flohic 1998 », « Histoire de la Poste en France » d'Y. Lecouturier – Ed. Ouest-France, 2011, « Le Musée idéal de l'Histoire de France » de T. Sarmant – Ed. Télémaque 2011.