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16/12/2015

Cha alors !

Savez-vous quel est le point commun entre Alexandre le Grand (356 av. J.-C. - 323 av. J.-C.), l’un des personnages les plus célèbres de l’Antiquité, l'Imperator Jules César (100 av. J.-C. - 44 av. J.-C), le roi de France Henri III (1551-1589) et l'Empereur Napoléon Ier (1769-1821) ? Non ? Vous « donnez votre langue au chat » ? Et bien tous souffraient d'ailurophobie. Et comme tout ailurophobe craint les chats, ces quatre grands hommes avaient tout simplement une peur bleue des chats !

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Provenant du grec « ailouros » signifiant « chat » et « phobos », peur, l’ailurophobie est une peur intense et irraisonnée des chats. Les victimes de cette phobie relativement fréquente sont tout simplement paniqués à l'idée même d'entrer en contact avec l'un d'eux.

Nos gentils minous domestiques, bien souvent inoffensifs, provoquent en effet chez ces malades névrotiques des réactions diverses et variées : une transpiration intense, des tremblements, voire un phénomène de tachycardie le tout toujours accompagné d'une envie irrépressible de prendre la fuite !

 

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On raconte qu'Henri III piquait une crise de nerfs dès qu'un chat s'approchait de lui et que les valeureux guerriers qu'étaient Alexandre le Grand et Jules César s'évanouissaient à leur vue... Quant à Napoléon, son aide de camp le trouva un jour suant à grosses gouttes, l'épée à la main, tout ça à cause d'un chaton qui s'était aventuré sous sa tente...

 

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Pourtant, ce sont bien les chats qui vont sauver sa campagne d’Égypte, berceau il est vrai de leur domestication. Fasciné par Alexandre le Grand, l’Orient représentait pour le Général Bonaparte une grande promesse. En mai 1798, alors que son armée est freinée puis carrément arrêtée par une épidémie de peste, les chats qui faisaient partie du voyage vont être mis à contribution. Les chats faisaient partie du voyage. On les mit donc au travail pour arrêter l’invasion des rats dans les campements de l’armée française. Leurs talents de chasseurs vont ainsi sauver les 38 000 soldats français de la terrible infection.

 

Merci notamment au site http://www.lardeau.net/les-gouts-et-les-couleurs.

25/11/2015

Bonne fête à toutes les Catherine

Aujourd'hui, nous fêtons les Catherine ! Bonne fête à elles ! 

Sainte Catherine était très populaire en Normandie. Son culte est à l'origine de la tradition des "catherinettes", ces jeunes filles encore à marier l'année de leur vingt-cinq ans et qui, pour l'occasion, coiffaient un chapeau qu'elles choisissaient avec le plus grand soin. Autrefois, la veille d'un mariage, l'une d'elles était chargée de faire le lit de la mariée, d'assister à la bénédiction de la couche nuptiale et d'accompagner les futurs époux à l'église de la paroisse.

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Mais malheur à la fille qui était encore célibataire à trente ans !  Elle entrait dans la catégorie peu enviable des « vieilles filles ».

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Ste Catherine de Sienne

Voici un document sur parchemin découvert à la fin du XIXe siècle dans les archives paroissiales d'une petite commune près de Laon, transmis par un journaliste au Journal de Rouen, et publié dans l'Almanach du Normand de l'année 2003 par Gabrielle Sueur-Hébert. Je ne résiste pas au plaisir de vous le faire découvrir... 

Litanies des vieilles filles

 « Kyrie, je voudrais

 Christe, être mariée

 Kyrie, je prie tous les Saints

 Christe, que ce soit demain.

 Sainte Marie, faites que je me marie,

 Saint Joseph, dans le délai le plus bref,

 Sainte Claire, avec Monsieur le Maire,

 Saint Gervais, avec le juge de paix,

 Saint Macaire, avec le Notaire,

Saint Clément, avec le Receveur de l'Enregistrement,

Saint Didier, avec le Brigadier,

Saint Anatole, avec le Maître d’École,

 Saint Lucien, avec le Pharmacien,

 Saint Alexandre, ne me faites pas attendre,

 Sainte Sylvie, j'en ai bien envie,

 Saint Oreste, faudra-t-il que je reste !!!

Saint Irénée, c'est moi qui suis l'aînée,

Saint Pardoux, il me faut un époux,

Saint Léon, qu'il soit bon garçon,

Saint Barthélemy, qu'il soit joli,

Saint Julien, qu'il se porte bien,

Saint Adrien, qu'il ne lui manque rien,

Saint Antoine, qu'il ait du patrimoine,

Saint Grégoire, qu'il n'aime pas boire,

Saint Leu, qu'il n'aime pas le jeu,

Saint Jean, qu'il m'aime tendrement,

 Saint Éloi, qu'il n'aime que moi,

Sainte Félicité, qu'il fasse ma volonté,

Sainte Charlotte, que je porte la culotte,

Sainte Isabelle, qu'il me soit fidèle,

Saint Lazare, qu'il ne soit pas avare,

Saint Loup, qu'il ne soit pas jaloux,

Saint Narcisse, soyez-moi propice,

Sainte Marguerite, envoyez-le vite,

Sainte Madeleine, sortez-moi de ma peine,

Grand Saint Nicolas, ne m'oubliez- pas !!! »

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 Biblio:  "L'Almanach de la Normandie" de B. et C. Quétel - Larousse, 2002.

15/11/2015

"C'est pas fini, c'est pour toujours, de cette guerre infâme"

 « Aucune chanson n'a autant fait parler d'elle sans que personne ne se risque à la chanter en public ni qu'elle soit publiée en partition ou dans un recueil ! »  La « Chanson de Craonne », c'est la plus célèbre chanson de la Grande-Guerre. Poignant témoignage du désespoir des poilus durant les boucheries de cette guerre infernale, il s'agit en fait d'une parodie posée sur un grand succès de l'année 1911, « Bonsoir m'amour », composé par Charles Sablon (1871-1928). S'agissant des paroles, on ignore quels en étaient les auteurs. Apprise par cœur, elle se diffusait oralement de manière clandestine. Elles ont été recueillies et publiées en 1919 par Raymond Lefebvre (1891-1920) et Paul Vaillant-Couturier (1892-1937).

 

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Ce chant du sacrifice a d'abord été connu sous le nom de « Chanson de Lorette », du nom d'une colline d'Artois où poilus et Allemands se sont affrontés violemment en 1915. L'année suivante, il prend le nom de « Chanson de Verdun » avant de devenir « Chanson de Craonne » en 1917, lors de l'offensive du Chemin des Dames.

 

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« Adieu la vie, adieu l'amour, adieu toutes les femmes

C'est pas fini, c'est pour toujours, de cette guerre infâme.

C'est à Craonne, sur le plateau

Qu'on doit laisser sa peau

Car nous sommes tous condamnés

C'est nous les sacrifiés »

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Un dernier couplet, celui de la révolte, s'ajoutera au lendemain du 16 avril 1917, quand le général Nivelle lance ses troupes à l'assaut du plateau de Californie, tout près du village de Craonne, en ruine depuis 1914. Au soir du premier jour de l'offensive censée percer le front allemand, « les unités françaises semblent fondre sous le feu de l'ennemi », note le communiqué de l'état-major. Près de 150 000 morts en quelques jours pour des résultats à peu près nuls. Nivelle est limogé, mais, lorsqu'il s'agit de renvoyer les troupes à l'assaut, les poilus des régiments présents au Chemin des Dames mettent « la crosse en l'air. La Chanson de Craonne est alors sur toutes les lèvres avec son dernier refrain vengeur : « Ceux qu'on l'pognon, ceux-là r'viendront / Car c'est pour eux qu'on crève / Mais c'est fini, car les troufions / Vont tous se mettre en grève. »

De fait, la chanson de lassitude, de désespoir et de résignation, celle de Verdun de 1916, devient chant de fronde et de combat, celui des mutins de 1917.

 

Biblio. « Dictionnaire de la Grande Guerre » sous la Direction de J-Y. Le Naour – Ed. Larousse 2014 et « Historia » - Octobre 2013 - « La chanson de Craonne », article de B. Dicale. -  Merci au site college-mistral-lunel.fr