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19/07/2015

Le B.C.G. ou l'histoire d'une remarquable avancée médicale

18 juillet 1921, pour la toute première fois, à la crèche de la maternelle de l'hôpital de la Charité de Paris, les pédiatres Benjamin Weill-Hallé (1875-1958) et Raymond Turpin (1895-1988) inoculent le B.C.G. à un d'un nourrisson dont la mère vient de mourir victime de la tuberculose et qui était appelé à vivre dans un milieu contaminé.

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Ce vaccin a été mis au point par deux hommes, l'un médecin, Albert Calmette (1863-1933) et l'autre vétérinaire, Camille Guérin (1872-1961). Selon leur volonté, il va porter leur nom : le Bacille Calmette-Guérin ou B.C.G.

Ils signent là une formidable avancée médicale à une époque où, en Europe, la tuberculose, est la cause d'un décès sur sept. La bactérie responsable de cette terrible affection respiratoire, le « bacille de Koch », avait été découvert en 1882 par le microbiologiste allemand Robert Koch (1843-1910).

 

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 Robert Koch (1843-1910)

Depuis une vingtaine d'années déjà, les deux chercheurs français associés de l'Institut Pasteur travaillaient à sa production. Pour eux, la grande aventure commence en 1905-1906, quand ils notent que de jeunes bovins guéris d’une tuberculose expérimentalement provoquée ne sont pas réinfectés. En 1908, ils constatent qu’en ensemençant une souche bovine virulente sur une pomme de terre imprégnée de bile de bœuf, le bacille garde ses caractères principaux, mais perd son pouvoir pathogène. Dès lors, ils vont travailler à la recherche d'un bacille de plus en plus atténué. Pour cela, entre 1908 et 1921, il vous répéter 230 fois les ensemencements jusqu'à l'obtention d'une souche complètement inoffensive. Les premiers essais sur des animaux de laboratoire et des bovins sont extrêmement probants et concluent à l’innocuité et au pouvoir protecteur de cette souche biliée.

 

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En France, la première campagne nationale du timbre antituberculeux a été lancée en 1925. En 1950, la vaccination est rendue obligatoire en France. De nos jours, et dans de très nombreux pays occidentaux, la vaccination par le BCG n'est plus systématique, mais ciblée sur les populations à risque. En 2013, ce vaccin faisait encore partie de la liste des médicaments essentiels de l'Organisation mondiale de la santé.

 

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur ce sujet.

 

12/07/2015

Petite histoire des feux d'artifice

Depuis 1880, l'année de la première fête nationale officielle française, le 14 juillet, le ciel de notre beau pays s'illumine de plus de 10 000 grands feux d'artifice et ce, pour le plus grand plaisir des grands et des petits.

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Mais, le saviez-vous, chez nous, le premier vrai feu d'artifice a été tiré voilà 400 ans ! C'était le 19 octobre 1615 ! Il s'agissait alors de célébrer avec faste le mariage du roi Louis XIII (1601-1643) avec Anne d'Autriche (1601-1666), la fille du roi Philippe III d'Espagne (1578-1621).

 

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Pourtant, à l'origine, les «  feux d'artifice », appelés ainsi parce que non naturels, c'est-à-dire ni causés par un incendie, ni résultant de la foudre, n'ont pas été mis au point pour distraire mais pour défendre ! Le mélange de résine, de bitume, de salpêtre et de souffre, qu'on employait alors et qui explosait à grand bruit en répandant des pluies de flammes, était utilisé par les Chinois comme par les Grecs en usage guerrier, pour faire peur et maintenir l'ennemi à distance.

 

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 Marco Polo (1254-1324)

 

Un siècle plus tard, les Chinois vont découvrir la « poudre noire », cette « poudre à canon » qui doit son nom au fait que sa fabrication était considérée comme un « art noir », va « révolutionner » les pratiques. Elle est issue d'un mélange déflagrant de salpêtre, de soufre et de charbon de bois. Non seulement, elle augmente la portée des flèches des archers mais elle déclenche des incendies ! Ramenée de Chine au XIIIe siècle par le navigateur marchand vénitien Marco Polo (1254-1324), la poudre noire va d'abord alimenter de nouvelles armes de guerre, les bombardes, qui seront utilisées pour la première fois en 1346, lors de la bataille de Crécy.

Ce n'est vraiment qu'à partir du XVIIe siècle que la poudre noire va servir au divertissement des puissants. Les spectacles de feux d'artifice vont très vite se multiplier, comme dans les jardins du château de Versailles, pour célébrer le roi. Sous la Révolution, ils sont jugés trop coûteux et considérés comme un divertissement de privilégiés. Pour preuve, celui, gigantesque, tiré le 16 mai 1770, en l'honneur du mariage du futur roi Louis XVI avec l'Archiduchesse d'Autriche, Marie-Antoinette. Le roi Louis XV en était si fier qu'il avait cherché, dit-on, un compliment auprès de son grand argentier. À sa question : « Que pensez-vous de ma fête ? », celui-ci lui aurait simplement répondu « Impayable, Sire »...

 

Biblio. « Le Grand Almanach de Normandie 2011 ».

08/07/2015

La loi salique : une offense aux femmes de France !

Elle a bon dos cette étrange loi qu'on dit remonter aux Francs Saliens et qui aurait, pour toujours, exclu les femmes du pouvoir ! Si la loi des Francs a bel et bien existé, elle n'a jamais prévu d'empêcher les femmes de gouverner ! Il s'agit là en vérité d'une pure invention des hommes de la monarchie capétienne qui, en 1316, pour la première fois de son histoire, se retrouvent sans héritier mâle direct !

 

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Ce code de loi élaboré selon les historiens entre le début du IVe siècle et le VIe siècle pour le peuple des Francs dits « saliens », rédigé en latin, et comportant de forts emprunts au droit romain, portait surtout sur le droit pénal et les compositions pécuniaires car l'objectif de la loi salique était de mettre fin à la « faida », la « vengeance privée » en imposant le versement d'une somme d'argent et établissait entre autres les règles à suivre en matière d'héritage à l'intérieur de ce peuple. Ce n'est que plusieurs siècles plus tard, dans le courant du XIVe siècle, qu'un article de ce code va être exhumé, isolé de son contexte et employé par les juristes de la dynastie royale des Capétien pour justifier l'interdiction faite aux femmes de succéder au trône de France.

 

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 Code de lois des Francs Saliens

Depuis Hugues Capet (939-996), la couronne de France se transmet de père en fils. C'est ainsi qu'à partir de l'an 987 jusqu'à l'an 1316, à chaque génération, un héritier mâle aîné succède légitimement à son père. Une succession sans souci qualifiée par les historiens de « miracle capétien ».

Mais la mort le 5 juin 1316 du roi Louis X «  le Hutin » (1289-1316), c'est-à-dire « l'entêté », signe la fin du règne des Capétiens directs. Son seul fils, Jean Ier de France, né après sa mort, ne vivra que quelques jours. Alors, qui va bien pouvoir lui succéder sur le trône ? En toute logique dynastique, cela devrait être sa fille Jeanne (1311-1349), mais voilà, on doute fort de la légitimité depuis que sa mère la reine Marguerite de Bourgogne (1290-1315) a été convaincue d'adultère. On choisit donc le frère du roi défunt qui accède au trône sous le nom de Philippe V (1292-1322) dit « Philippe le Long » en raison de sa grande taille. Mais lui aussi s'éteint sans héritier. La couronne passe alors sur la tête du dernier frère, Charles IV dit « le Bel » (1294-1328). Et là encore, il meurt sans laisser de descendant mâle... Il reste bien une sœur aux trois derniers rois Capétiens, Isabelle de France (1292-1358), mais elle a été mariée au jeune roi d'Angleterre Édouard II (1284-1327), auquel elle a déjà donné un fils, le futur Édouard III d'Angleterre (1312-1377)  !

 

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  Isabelle de France (1292-1358)

Offrir la couronne de France à un anglais ? Impensable ! On invente donc alors de toutes pièces la prétendue loi salique stipulant qu'une femme en France ne peut régner ni transmettre un titre. Et le tour est joué ! En qualité de cousin germain du roi décédé, Philippe VI de Valois (1293-1350), surnommé le « roi trouvé », est couronné roi de France à Reims le 29 mai 1328. Son avènement ne va déclencher rien de moins qu'une guerre de succession entre les royaume de France et d'Angleterre qui va durer plus de cent ans...

 

Biblio. « Les pires décisions de l'histoire » de R.Thomazo – Larousse 2011.