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14/02/2016

14 février 1946-14 fevrier 2016 : la fabuleuse épopée de l'informatique

Le chiffre a de quoi donner le vertige : les économistes prévoient qu'en 2017, le total des ventes de portables, PC et autres tablettes devrait frôler les 3 milliards de terminaux ! Difficile d'imaginer notre vie sans eux tellement ils nous sont devenus indispensables... Et pourtant ! Leur plus lointain ancêtre est né il y a seulement 70 ans. Le 14 février 1946 exactement. Ce jour-là, à l'Université de Pennsylvanie, est dévoilé au public, après trois années de recherches acharnées, l'ENIAC (acronyme de l'expression anglaise Electronic Numerical Integrator Analyser and Computer), le tout premier calculateur numérique électronique programmable connu. Cet ordinateur là est né dans la tête d'un professeur de physique, John William Mauchly (1907-1980). L'homme s'est inspiré des travaux d'un enseignant de l'université de l'Iowa, spécialiste de la mécanique quantique, Djon Atanasov (1903-1995). Financé par l'armée américaine sous le nom de Project PX, sa construction est confiée à deux ingénieurs américains John P. Eckert (1919-1995) et John W. Mauchl (1907-1980). Destiné à effectuer des recherches en balistique, il pèse 30 tonnes et mesure plus de 30 m de long et est installé dans une pièce de 200m2 spécialement conçue pour lui. ! Il sera utilisé jusqu'en 1955.

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L'ENIAC (photo prise entre 1947 et 1955)

8 ans plus tard, en 1954, l'IBM 650 sera le premier ordinateur a être produit en série. Destiné encore à un usage professionnel, c'est-à-dire essentiellement à des activités commerciales, pendant les huit années qu'a duré sa mise en vente sur le marché, il s'en écoulera 2000 exemplaires.

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Un Apple datant de 1976 I exposé au Smithsonian Muséum.

Il faudra attendre la fin des années 1970 pour que des micro-ordinateurs ordinateurs personnels "grand public" apparaissent sur le marché. Parmi ceux-ci, Apple bien sûr, qui, d'après la légende aurait été créé à 200 exemplaires dans le garage de la maison d'enfance de son inventeur, Steve Jobs (1955-2011). Aujourd'hui, ces machines déchaînent les passions. Dernièrement, l'une d'entre elles se serait vendue aux enchères pour la somme de 905 000 dollars (850 000€) !

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L'ordinateur Osborne 1, ouvert, au Muséum für Kommunikation (de) à Berne

Enfin, malgré ses 11 kilos et son allure de sacoche de médecin de campagne, le Osborne 1, du nom de son concepteur Adam Osborne (1939-2003), né aux États-Unis le 3 avril 1981,  est bel et bien considéré aujourd'hui comme le pionnier de la famille des ordinateurs portable.

 

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

10/02/2016

La phobie des gaulois

Si on nous demande ce dont avaient peur les Gaulois, on répond sans hésiter : " Que le ciel leur tombe sur la tête". Il faut dire qu'à cette époque, on se représentait le ciel comme une sorte de couvercle solide posé sur la terre.

 

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L'histoire de cette phobie gauloise nous a été contée par Straton (58 av. J.-C. - 25 ap. J.-C.). Le géographe grec, dont le nom signifie « qui louche », évoque dans le Livre VII de sa "Géographie", la rencontre en 335 av. J.-C. entre des émissaires celtes et Alexandre le Grand (356 av. J.-C. - 11 juin 323 av. J.-C. ). Ce dernier, qui a hérité du génie militaire de son père, a étendu son empire sur trois continents, de la Grèce à l'Inde. Chef tolérant et généreux, respectueux des cultures de chaque pays qu'il conquiert, il se trouve en Thrace, région de la péninsule balkanique, quand il reçoit ses invités. "Le roi, qui les avait accueillis avec cordialité, leur demanda, dans les fumées du vin, ce qu'ils craignaient le plus, persuadé qu'ils allaient le désigner lui-même." Car Alexandre, qui était par ailleurs très orgueilleux, pensait réellement que son armée les faisait trembler...

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Strabon d'Amasée, gravure du XVIe siècle

C'est pourquoi, la réponse de son hôte le laissa pour le moins perplexe... En effet, celui-ci lui assura que son peuple "n'avait peur de personne, qu'il craignait seulement la chute du ciel sur sa tête, mais qu'il plaçait plus haut que tout l'amitié d'un homme comme lui !" Répondre par cette boutade était non seulement osé mais une manière claire d'affirmer que personne, pas même le grand Alexandre, ne leur faisait peur et qu'ils ne craignaient rien !

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L'histoire marqua tellement les chroniqueurs de l'époque qu'elle fut colportée dans tout l'empire et arriva aux oreilles des Romains qui, eux, craignaient comme la peste ces implacables et féroces guerriers gaulois. Ils prirent au premier degré, volontairement ou non, cette frayeur et colportèrent partout que ces irréductibles guerriers... avaient peur que le ciel leur dégringole sur la tête !

Biblio. "Les dessous de l'Histoire" de L. Loiseau - Ed. 365, 2015.

20/01/2016

L'histoire du coq-girouette de nos clochers

Pourquoi les clochers de nos églises sont-il surmontés d'un coq faisant office de girouette ? En cuivre, en zinc, en bronze ou en fer blanc, pourquoi c'est cet animal qui a été choisi plutôt qu'un autre ?

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 Église de Saint-Saire (Seine-Maritime)

 

Selon la définition de l’encyclopédie de Diderot et d'Alembert du XVIIIe siècle, la girouette est « une plaque en fer blanc, mobile au gré du vent sur une queue ou pivot que l'on place sur les clochers, les pavillons, les tours et autres édifices pour connaître la direction du vent ». Les anciens s'étaient vite rendus compte de l'importance du sens du vent sur la température, sur l'arrivée de la pluie et donc sur les semailles et les récoltes. Mais au Moyen-Âge, n'avait pas girouette qui voulait ! Comme le donjon, le pont-levis ou encore les créneaux ou le colombier, elle constituait un code marquant la noblesse de celui qui la possédait.

C'est à la suite de l'homonymie qui amusait les Romains (en latin "gallus", signifie à la fois gaulois et coq), que le coq va devenir le symbole de la Gaule et des Gaulois. Mais « Gallia » a donné également le Pays de Galles qui a pour emblème, non pas un coq, mais un poireau...

 

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Il s'avère que c'est le pape Nicolas Ier (800-858) qui décida que toutes les clochers des églises de la chrétienté en seraient dotés. Est-ce en mémoire de la Cène et de cette phrase de Jésus à Simon Pierre «En vérité je te le dis, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois» ? Ou bien a t'il songé à la résurrection du Christ qui eut lieu au chant du coq ? Ou, comme le coq qui chante dès l’aube, voulait-il rappeler aux fidèles la nécessité de la première prière, « les matines » ? Toujours est-il que le sens pratique de nos anciens a fait le reste, réunissant en un même objet le coq et la girouette !

 

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 La grille du Coq - Palais de l’Élysée

 

En 1830, le roi Louis-Philippe fit du coq le symbole de la France. C'est sous la IIIe république qu'il devient un emblème national : la grille du parc du Palais de l’Élysée, construite à la fin du XIXe siècle, est d'ailleurs ornée d'un coq.

 

Biblio. "Le coq-girouette de nos clochers" in Les Clés de l'Histoire - Juin 2014.