Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/07/2015

Petite histoire des feux d'artifice

Depuis 1880, l'année de la première fête nationale officielle française, le 14 juillet, le ciel de notre beau pays s'illumine de plus de 10 000 grands feux d'artifice et ce, pour le plus grand plaisir des grands et des petits.

feu d'artifice 00.jpg

 

Mais, le saviez-vous, chez nous, le premier vrai feu d'artifice a été tiré voilà 400 ans ! C'était le 19 octobre 1615 ! Il s'agissait alors de célébrer avec faste le mariage du roi Louis XIII (1601-1643) avec Anne d'Autriche (1601-1666), la fille du roi Philippe III d'Espagne (1578-1621).

 

feu d'artifice 0 (2).jpg

 

Pourtant, à l'origine, les «  feux d'artifice », appelés ainsi parce que non naturels, c'est-à-dire ni causés par un incendie, ni résultant de la foudre, n'ont pas été mis au point pour distraire mais pour défendre ! Le mélange de résine, de bitume, de salpêtre et de souffre, qu'on employait alors et qui explosait à grand bruit en répandant des pluies de flammes, était utilisé par les Chinois comme par les Grecs en usage guerrier, pour faire peur et maintenir l'ennemi à distance.

 

feu d'artifice 1.jpg

 Marco Polo (1254-1324)

 

Un siècle plus tard, les Chinois vont découvrir la « poudre noire », cette « poudre à canon » qui doit son nom au fait que sa fabrication était considérée comme un « art noir », va « révolutionner » les pratiques. Elle est issue d'un mélange déflagrant de salpêtre, de soufre et de charbon de bois. Non seulement, elle augmente la portée des flèches des archers mais elle déclenche des incendies ! Ramenée de Chine au XIIIe siècle par le navigateur marchand vénitien Marco Polo (1254-1324), la poudre noire va d'abord alimenter de nouvelles armes de guerre, les bombardes, qui seront utilisées pour la première fois en 1346, lors de la bataille de Crécy.

Ce n'est vraiment qu'à partir du XVIIe siècle que la poudre noire va servir au divertissement des puissants. Les spectacles de feux d'artifice vont très vite se multiplier, comme dans les jardins du château de Versailles, pour célébrer le roi. Sous la Révolution, ils sont jugés trop coûteux et considérés comme un divertissement de privilégiés. Pour preuve, celui, gigantesque, tiré le 16 mai 1770, en l'honneur du mariage du futur roi Louis XVI avec l'Archiduchesse d'Autriche, Marie-Antoinette. Le roi Louis XV en était si fier qu'il avait cherché, dit-on, un compliment auprès de son grand argentier. À sa question : « Que pensez-vous de ma fête ? », celui-ci lui aurait simplement répondu « Impayable, Sire »...

 

Biblio. « Le Grand Almanach de Normandie 2011 ».

17/03/2013

L'année 1789 à Bois-Arnault

Bois-Arnault est une petite commune située dans le canton eurois de Rugles qui compte aujourd’hui moins de 800 Arnauciens et Arnauciennes.  

Bois Arnault, Eure.jpg

Elle est née d’une parcelle de la forêt de Breteuil défrichée en l’an 1120. Son église, l’église Saint-Pierre, a été bâtie au XVIIIe siècle.  

Eglise St Pierre de bois Arnault.jpg

A la fin de l’année 1789, le curé de la paroisse, l’abbé Delisle, relate sur le registre paroissial des baptêmes, mariages et sépultures, les événements qui viennent de se passer.  

BOIS ARNAULT.JPG

« Nota -  La révolution françoise a commencé à cette époque ci. Les états généraux furent convoqués pour le mois de mai ; les grands entreprirent de ruiner le peuple par la famine, et les mois de juillet et d’aout offroient des spectacles terribles par la disette excessive des blés ; le premier mouvement de la liberté fut le 14 juillet. La bastille fut détruite. Les trois premières têtes des commandants de Paris furent coupés et portés en triomphe par le peuple sur des piques ; et tous arborent la cocarde nationale ou du tiers état ; le tocsin sonna dans toute la France ; on publia que les commis qui avoient été chassés par la force du tiers état étoient révoltés et qu’ils mettoient tout au carnage ; aussitôt la France fut hérissée d’armes, et on battit les grands qui vouloient détruire les états généraux. Le 4 aout fut cette fameuse nuit où on anéantit les Dimes, où on confondit tous les ordres de la France sous la dénomination commune de la nation. Le 2 novembre on décréta que tous les biens du clergé appartenoient à la nation sauf à pensionner le clergé en fonction. L’année fut médiocre pour les grains qui avoient subi l’hyver pénible de 1788 à 1789 mais année de pommes. »