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28/02/2016

Impériale violette, la fleur de Napoléon

La violette fleurit à partir du mois de février, mais c'est à l'approche des beaux jours qu'elle se cueille. Selon la légende, Joséphine de Beauharnais (1763-1814), qui par ailleurs avait la passion des roses, arborait un bouquet de violettes à sa ceinture le jour où elle a rencontré pour la première fois Bonaparte (1769-1821). Pour plaire à son futur mari qui en avait la passion, le jour de leur mariage en mars 1796, elle choisit une robe brodée de ces précieuses fleurs. Napoléon ne manquera pas par la suite de lui offrir un bouquet de violette à chaque jour anniversaire de leur union. Et, au moment de partir en exil vers l'Ile d'Elbe, il lance à ses grognards : "Je reviendrai avec les violettes". Ses partisans vont désormais le surnommer "Caporal violette" ou "Père la violette" et, en signe de ralliement, arborer cette fleur à leur boutonnière lors des Cent-Jours.

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Joséphine de Beauharnais (1763-1814)

 

Fleur de la tempérance, la violette symbolise la douceur et l'humilité, la simplicité et la pudeur. Sa réputation de modestie s'accorde bien avec la nouvelle référence de l'Empire, la laborieuse abeille. Toutes deux se veulent aux antipodes de l'orgueilleux lys royal.

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Arrivée d'Orient en France par l'Italie, elle est connue des Perses comme des Grecs. On raconte que la nymphe Io, courtisée par Apollon, se refusa à lui. Indigné, le dieu la condamna en la métamorphosant en une fleur chaste et pudique :  la violette. Les Romains s'enivrent de vin de violette et se décorent la tête de ses couronnes rafraîchissantes. Ils en usent également à la place de nos chrysanthèmes et appellent le jour des morts "dies volaris", le jour des violettes.

Fleur emblématique du XIXe siècle, ses parfums suaves et délicats culminent dans la parfumerie à la veille de la Première Guerre mondiale à travers les créations de Lubin, Guerlain et Jean Patou. Passée de mode dans les années cinquante, elle est redevenue tendance aujourd'hui, grâce notamment à Fahrenheit et Dioressence de Dior ou à Lolita Lempicka.

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En bonbon ou cristallisée, la violette accompagne aussi avec bonheur un gibier. Elle met de la couleur dans la salade et, en macaron, flatte avantageusement le palais.

 

Biblio. "Une histoire des fleurs" de R. De Ayala et M. Aycard - Ed. Perrin, 2001.

21/02/2016

Il y a cent ans : l'enfer de Verdun

Aucune bataille n'a autant marqué la mémoire des Français ! Tout a commencé un matin d'hiver, froid et sec, à Verdun, en Lorraine. Ce 21 février 1916, l'armée allemande, déterminée à en finir avec cette guerre de positions qui s'enlise, a décidé de prendre les forces alliées de vitesse et de lancer une vaste offensive sur ce secteur calme du front. Elle espère y attirer la majeure partie des forces françaises... L'objectif du commandant en chef des opérations, Erich von Falkenhayn (1861-1922), est de « saigner l'armée française » par des bombardements intensifs. Grâce à 1 225 pièces d’artillerie, l'ennemi va faire pleuvoir à Verdun un véritable déluge de feu et de fer. En deux jours, notre armée va subir  une pluie de plus de 2 millions d’obus, soit un obus toutes les 3 secondes !

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Quand les 60 000 soldats ennemis s’avancent ensuite vers les positions françaises, ils pensent leur adversaire anéanti. Mais ils se trompent car, contre toute attente, ils vont devoir faire face à une résistance héroïque. Surgis de nulle part, enlisés dans la boue d’un terrain aux allures lunaires, la plupart du temps sans officiers et sans commandement, nos poilus résistent vaillamment au prix de leur vie. Il faut stopper l’offensive allemande ! Alors, ils s'organisent tant bien que mal. Hélas, ces efforts n'éviteront pas que le 25 février, ils doivent abandonner aux mains ennemies le fort de Douaumont.

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Les attaques vont se poursuivre ainsi sans répit durant dix mois ! Des parcelles de terrain qui, à peine reconquises aux prix d'efforts surhumains, de luttes infernales contre les lance-flammes et les terrifiantes bombes allemandes au phosgène, un gaz mortel en quelques secondes, retombent inexorablement aux mains des assaillants, avant d'être reprises à nouveau, et ainsi de suite...

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On est au paroxysme d'une horreur qui ne prendra fin qu'au bout de trois cents jours et trois cents nuits, le 15 décembre 1916. Et, ce jour-là, la situation à Verdun sera alors presque celle du... 21 février 1916. Tout ça pour ça ! Tout ça au prix d'une terrible hécatombe : 714 231 morts, disparus ou blessés, 362 000 soldats français et 337 000 allemands, soit une moyenne de 70 000 victimes pour chacun des dix mois de la bataille. Avec la rotation importante des unités françaises, la « noria », deux tiers des poilus auront connu l'enfer de Verdun, la bataille la plus meurtrière des batailles de la Grande Guerre de 1914-1918, après l'offensive de la Somme.

 

Biblio. "Les poilus, leur vie quotidienne" de J-P. Soudagne - France-Loisirs, 2004.

Merci au site http://www.herodote.net et aux pages wikipédia sur le sujet.

14/02/2016

14 février 1946-14 fevrier 2016 : la fabuleuse épopée de l'informatique

Le chiffre a de quoi donner le vertige : les économistes prévoient qu'en 2017, le total des ventes de portables, PC et autres tablettes devrait frôler les 3 milliards de terminaux ! Difficile d'imaginer notre vie sans eux tellement ils nous sont devenus indispensables... Et pourtant ! Leur plus lointain ancêtre est né il y a seulement 70 ans. Le 14 février 1946 exactement. Ce jour-là, à l'Université de Pennsylvanie, est dévoilé au public, après trois années de recherches acharnées, l'ENIAC (acronyme de l'expression anglaise Electronic Numerical Integrator Analyser and Computer), le tout premier calculateur numérique électronique programmable connu. Cet ordinateur là est né dans la tête d'un professeur de physique, John William Mauchly (1907-1980). L'homme s'est inspiré des travaux d'un enseignant de l'université de l'Iowa, spécialiste de la mécanique quantique, Djon Atanasov (1903-1995). Financé par l'armée américaine sous le nom de Project PX, sa construction est confiée à deux ingénieurs américains John P. Eckert (1919-1995) et John W. Mauchl (1907-1980). Destiné à effectuer des recherches en balistique, il pèse 30 tonnes et mesure plus de 30 m de long et est installé dans une pièce de 200m2 spécialement conçue pour lui. ! Il sera utilisé jusqu'en 1955.

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L'ENIAC (photo prise entre 1947 et 1955)

8 ans plus tard, en 1954, l'IBM 650 sera le premier ordinateur a être produit en série. Destiné encore à un usage professionnel, c'est-à-dire essentiellement à des activités commerciales, pendant les huit années qu'a duré sa mise en vente sur le marché, il s'en écoulera 2000 exemplaires.

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Un Apple datant de 1976 I exposé au Smithsonian Muséum.

Il faudra attendre la fin des années 1970 pour que des micro-ordinateurs ordinateurs personnels "grand public" apparaissent sur le marché. Parmi ceux-ci, Apple bien sûr, qui, d'après la légende aurait été créé à 200 exemplaires dans le garage de la maison d'enfance de son inventeur, Steve Jobs (1955-2011). Aujourd'hui, ces machines déchaînent les passions. Dernièrement, l'une d'entre elles se serait vendue aux enchères pour la somme de 905 000 dollars (850 000€) !

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L'ordinateur Osborne 1, ouvert, au Muséum für Kommunikation (de) à Berne

Enfin, malgré ses 11 kilos et son allure de sacoche de médecin de campagne, le Osborne 1, du nom de son concepteur Adam Osborne (1939-2003), né aux États-Unis le 3 avril 1981,  est bel et bien considéré aujourd'hui comme le pionnier de la famille des ordinateurs portable.

 

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.