Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/06/2017

La plus grande collection au monde d'hortensias vous attend en Normandie

Le saviez-vous ? A Varengeville-sur-Mer, près de Dieppe, en plein cœur du Pays de Caux, on trouve une collection exceptionnelle d'hortensias, laquelle est reconnue dans le monde entier ! Sur 2 hectares ont été regroupées 200 variétés différentes, issues de la nature et des sélections obtenues depuis plus d'un siècle par les horticulteurs.

hortensia 3.jpg


Certaines de ces plantes, uniques dans le monde occidental, proviennent du Japon, berceau d'un grand nombre d'espèces d'Hydrangéas, nom général de l'hortensia.

hortensia 4.jpg

C'est d'ailleurs en "Rose du Japon" que l'hortensia s'est fait connaître en Europe à partir de 1711. Il doit son nom actuel au botaniste français Philibert de Commerson (1727-1773) qui le découvre aux Iles Mascareignes, archipel de l'océan Indien formé de trois îles principales, La Réunion, l'île Maurice et Rodrigues et le baptise "hortensia" en 1772.

hortensia 1.JPG

L'année suivante,  le scientifique meurt, emportant avec lui le mystère de cette appellation. S'est-il inspiré simplement du mot jardin, "hortus" en latin ? Ou plus romantiquement, du nom de son amie Nicole-Reine, femme de l'horloger Lepautre, qui se faisait appeler dans l'intimité Hortense... D'ailleurs, c'est aussi en l'honneur de sa fille Hortense que Joséphine de Beauharnais le cultivera dans son domaine de Malmaison. Ce qui fait dire que l'Hortensia, cette rose de l'ombre, n'est pas un nom de fleur donné à une femme, mais un nom de femme donné à une fleur...

 

Merci au site hortensias-hydrangea.com

Biblio. "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Normandie sans jamais avoir osé le demander" de D. Aymard et E. Jouan - Ed. Ouest-France, 2017.

28/05/2017

La Normande, emblème de notre belle province

  Les vaches rousses, blanches et noires
Sur lesquelles tombe la pluie
Et les cerisiers blancs made in Normandie …»

 

Emblématique de notre belle province, elle fleurit nos verts pâturages de sa robe tricolore blonde, caillé (blanc ivoire) et bringé. Elle ? Mais « La Normande », bien sûr, la vache Normande.

vache-normande 1.jpg

A l’image de sa terre natale, des vallons, du bocage et du climat qui l’abrite, robuste et de grande taille, elle est dotée d’un caractère doux et d’une silhouette élégante Ses yeux sont entourés de tâches de couleur en forme de lunettes qui mettent ses cils en valeur et  lui confèrent un petit air coquin. Très bonne laitière, elle donne en moyenne par an 5à 6 000 litres d’un lait dont la teneur en matière grasse exceptionnel a contribué à la réputation de nos fromages et de nos crèmes. Quant à sa viande, elle est connue et reconnue tant pour sa saveur que pour son persillé.

vache-normande 3.jpg

Identifiée depuis 1883 dans le premier livre généalogique bovin français, a-t-elle été introduite chez nous par les Vikings comme certains l’affirment ? Rien n’est moins sûr.

Ce qui est sûre par contre c’est qu’elle est issue d’un long travail de sélection des éleveurs normands et qu’elle est née de la fusion de trois races locales : la Cotentine, l’Augeronne et la Cauchoise. La race bovine Normande fait partie de ces races dites mixtes de grand gabarit: ses éleveurs tirent leur revenu aussi bien de sa production de lait que de celle de sa viande.

Outre le grand Ouest de la France (régions de Normandie, Bretagne, Vendée, Pays de Loire et Poitou-Charente), la Normande a connu un gros succès à l’export, prenant le bateau dès la fin du XIXe siècle pour des terres lointaines. C’est ainsi qu’on la retrouve  partout en Europe, mais aussi en Amérique du Sud, aux États-Unis, en Australie et même depuis peu au Japon.

En 1946, elle fut la première vache à être artificiellement inséminée.

vache-normande 2.jpg

Notre vache normande est aujourd’hui, avec la Holstein et la Montbéliarde, dans le peloton de tête du Tour de France des vaches laitières. A la deuxième place, elle représente à elle seule 25% du cheptel français, soit environ 1,2 million de têtes.

Biblio. : normandieweb.org,  lesacadias.net et lavache.com

21/05/2017

Fricassée de coquillages d'Etretat

Etretat ! Située au nord du Havre, c'est aujourd'hui une cité balnéaire normande de renom, connue pour ses falaises de craie blanche, pour son aiguille, sa Manneporte, son "Trou à l'homme" et ses plages de galets... Pas étonnant que ce site unique et majestueux ait attiré et inspiré nombre de peintres comme Monet, Corot ou Boudin, de cinéastes tels Labro, Le Conte ou Salomé et d'écrivains pour ne citer que Maupassant, Simenon ou Leblanc....

ETRETAT 1.jpg

De l'Etretat, d'hier*...

La fricassée de coquillages d'Etretat** dont je vous livre aujourd'hui la recette, amis gourmands aux babines alléchées, fait honneur au passé maritime de cet ancien et modeste village de pêcheurs.

ETRETAT 2.jpg

Pour 6 personnes, prévoir 3 kg de coquillages assortis (moules, coques, praires, palourdes,...), 1 botte de cerfeuil (coupée aux ciseaux), 20 cl de vin blanc, 50 g de concentré de tomates, 200g de champignons meunier ou de petits champignons de Paris, un peu de crème fraîche (s'il n'y a pas assez de jus), du sel et du poivre.

Préparer et cuire les champignons (sans les couper) dans un peu de vin blanc. Saler, poivrer et les réserver. Conserver le jus dans la casserole de cuisson.

Nettoyer et laver les coquillages, les cuire dans la casserole des champignons avec le reste du vin à feu vif et les remuer pendant leur cuisson. Dès qu'ils sont ouverts, les retirer et mélanger avec les champignons.

A part, filtrer le jus, faire réduire, ajouter le concentré de tomates, mélanger avec les coquillages pour les réchauffer doucement, vérifier l'assaisonnement, ajouter le cerfeuil, dresser dans un plat et servir de suite.

ETRETAT 3.jpg

... à celui d'aujourd'hui

Bon appétit !

 

 

** Recette extraite de "Les recettes normandes" de Jean Robert - Ed. J-P. Gisserot - 2005.

*Image : "La Côte normande - La Seine-Maritime" - D. Quesney - Collection Revoir - Périple-Ed. 2008.