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26/11/2017

La Caissière du Grand Café

"Elle est belle, elle est mignonne
C'est une bien jolie personne
Mais les femmes, ça n'a pas de raison
Quand ça dit oui ça veut dire non"

 

J'entends encore ma grand-mère Blanche, lors des repas de fête, entonner à la demande générale, "sa"chanson, "La Caissière du Grand Café" !

 

"Elle est belle, elle est mignonne,

c'est un' bien jolie personne,

De dedans la rue on peut la voir

Qu'elle est assis' dans son comptoir."

 

Les plus anciens (et aussi sûrement les plus nostalgiques) d'entre-nous, se souviennent bien sûr de cet air entraînant qui a plus d'un siècle ! Sur une musique de Louis Isoird (1886-1974), elle a été écrite en 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale, par un autre Louis, Louis Bousquet (1871-1841), un éditeur dont la chanson était une vraie passion.

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Classique du "Comique troupier", la Caissière du Grand Café est d'abord interprétée par Bach (1882-1953), de son vrai nom Charles-Joseph Pasquier, un "touche-à-tout", chanteur, comique et comédien, qui tourna entre 1910 et 1949 dans des dizaines de films et joua dans de nombreuses pièces de théâtre. Petit, maigrichon, fringué "comme l'as de pique", il avait ce talent particulier de faire rire avant même d'avoir ouvert la bouche ! Trois chansons, toutes trois écrites par Louis Bousquet, lui ouvrirent les portes du succès : "Quand Madelon","Avec l'ami Bidasse" et bien sûr "La Caissière du Grand Café" !  Après l'Armistice, en 1919, il les chantera, avec son humour et sa gouaille, tous les soirs au cabaret parisien l'Eldorado.

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"La Caissière du Grand Café" fut reprise dans la foulée notamment par Polin et Ouvrard. En 1928, à Bobino, un jeune chanteur de 25 ans du nom de Fernandel s'en emparera à son tour et l'immortalisera !

 

"Entourée d'un tas de verres à pied
Bien tranquille devant son encrier
Elle est dans la caisse, la caissière
Ça fait qu'on n'en voit que la moitié"

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Ce "Grand-Café" dont il s'agit, aujourd'hui "Grand Café Capucines" se trouve au 4 de l'avenue des Capucines à Paris, près de l'Opéra Garnier. Il a été créé en 1875 et était, au siècle dernier, une véritable institution !

 

 

Biblio. "Grand-mère chantait" de Jean-Michel le Corfec - Ed. Sud-Ouest, 2013.

19/11/2017

L'âne normand

Parmi les richesses de notre belle province, il trône en bonne place ! Qui ? Mais l'âne normand normand bien sûr ! Il est de nouveau bien présent sur son terroir et peut être avez-vous eu la chance lors d'une promenade, au détour d'un petit sentier, de le croiser sur votre chemin. Son histoire est intimement liée à l’activité laitière de notre région.

Originaire principalement de la Sarthe et de la Mayenne, l'âne normand est plus petit que ses frères le baudet du Poitou et le Grand Noir du Berry. Il mesure de 1,10 m à 1,25 m au garrot à 4 ans. Large du dos, son encolure est forte et épaisse, sa crinière droite ou tombante.Quant à sa robe et à sa queue, elle est nécessairement baie ou bai brun avec une bande en forme de croix de Saint-André et un ventre gris blanc. La présence de zébrures sur les membres est aussi possible.

 

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L’âne Normand

 

Il y a un siècle et plus, avec le cheval, ils étaient les éléments indispensables de toute ferme normande qui se respectait. Mais, si le cheval héritait des tâches nobles, comme tirer la charrue ou les lourdes charrettes de gerbes dorées, l’âne se contentait de transporter la fermières et les « chanes » de lait lorsqu’elle revenait de traire dans les champs. Le fermier, quant à lui, l’utilisait pour porter les sacs de grain au moulin. Des tâches humbles mais efficaces ! L’âne pouvait porter près de 200 kg, presque l’équivalent de son poids.

 

 

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L’âne du Cotentin

 

Notre âne normand a un cousin, l’âne du Cotentin, d’un tempérament doux et câlin, plus grand d’une dizaine de centimètres. Sa robe est gris cendré, gris bleuté ou gris tourterelle, avec également une bande cruciale brune, un ventre gris-blanc et la possibilité de zébrures sur les pattes. Mais son bout du nez est noir ou gris foncé, alors qu’il est gris blanc chez l’âne normand. Contrairement à son cousin, l’âne du Cotentin était également utilisé pour les travaux dans les champs, sur de petites parcelles, ou encore pour la pèche à pied, ramenant à la ferme huitres, palourdes ou bigorneaux. Ces différences quant aux utilisations d’autrefois expliquent certainement pourquoi les ânes du Cotentin présentent une taille plus importante que les ânes normands.

 

 

 

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Si, à la fin du XIXe siècle, on comptait environ 400 000 ânes en Normandie, Normands et Cotentins confondus, et on exportait massivement vers l’Espagne ou le Portugal, le développement de la motorisation l’a progressivement écarté sans le supprimer complètement. De nos jours, il est réapparu, principalement utilisé pour des activités de loisirs. La race de l’âne normand a été reconnue par le Ministère de l’Agriculture le 20 août 1997. Actuellement, son effectif est d’environ 4 500 têtes.

 

 

Biblio : "L'âne normand" de G. Nédellec - Almanach du Normand - 2006.

 

12/11/2017

Huitres tièdes au pommeau de Normandie

Les fêtes de fin d'année approchent à grands pas ! Aussi, pour vous, amis gourmands aux babines alléchées, voici une recette d'Huitres tièdes au pommeau de Normandie*.

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Saviez-vous qu'une huître sur quatre consommée en France est originaire de Normandie ? Première région conchylicole de France, elle produit des huîtres appréciées des connaisseurs pour leur finesse, leur parfum iodé et leur goût corsé. Consommées tout au long de l’année, elles sont toujours les reines de nos tables de fêtes.

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Quant à notre Pommeau, mélange de jus de pomme et de Calvados, s'il s'utilise principalement en apéritif, il est aussi fréquemment invité dans la réalisation de sauces qu'il parfume agréablement.

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Pour 4 personnes, prévoir une douzaine d'huitres par personne, 3 échalotes, 3 pommes reinette, 30 g de beurre, 20 cl de pommeau, 4 cuillerées à soupe de crème épaisse, poivre.

Préchauffer le four en position gril. Ouvrir les huîtres en laissant la chair dans la coquille et récupérer leur première eau. Réserver au frais.

Éplucher et hacher finement les échalotes. Peler, épépiner et tailler finement les pommes.

Dans une casserole, blondir les échalotes dans le beurre. Ajouter les pommes et le pommeau. Laisser cuire à feu doux pendant 5 minutes.

Verser dans la sauce l'eau des huîtres, la crème et laisser frémir environ 5 minutes. Passer au chinois.

Verser dans chaque huître de la sauce, puis enfourner jusqu'à coloration.

Bon appétit !

 

* Recette extraite de "La cuisine de Normandie" de J. Thomas - Ed. Les chemins de la mémoire, 2011.