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24/09/2017

Mon consin du Canada : Jacques Villeneuve

La généalogie réserve de magnifiques surprises ! Comme ce cousinage inattendu mais flatteur avec Jacques Villeneuve, ce pilote automobile, né au Québec (Canada), le 9 avril 1971, sacré champion du monde en 1997. Fils de Gilles Villeneuve, pilote de Formule 1 décédé lors des qualifications du Grand Prix de Belgique 1982 et neveu de Jacques Villeneuve qui a également connu une honorable carrière en Amérique du Nord au début des années 1980, nous descendons lui et moi de David Messier dit Blondelet, un pauvre homme qui, lorsqu'il ne trouvait pas à se louer à la journée, mendiait son pain et celui de ses enfants. C'est en Normandie qu'il avait vu le jour vers 1610, et c'est Normandie qu'il avait passé sa vie, dans la paroisse de Saint-Denis-le-Thiboult, un village du département de la Seine-Maritime, traversé par le Crevon et situé entre Vascœuil et Ry.

 

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Jacques Villeneuve

"Messier" est un patronyme typiquement normand. Le nom désignait en ancien français un garde des moissons ou des vignes, et plus généralement un garde champêtre. Quant au surnom de Blondelet, porté avant lui par son père Jehan (1581-1658), son grand-père Jehan (1539-1586), son arrière-grand-père Guillaume (1496-1572), le père dudit, Robinet (1453-1519), lui-même fils de Jehan (1424-1500) et petit-fils de Colin (1395-1470), aîné de la lignée et originaire de la paroisse de Saint-Hilaire de Rouen. Sans aucune surprise, ils le devaient tous sans doute à leurs cheveux blonds, une particularité que l'on retrouve d'ailleurs chez Jacques Villeneuve...

Mais revenons à David Messier et à son épouse Marie Marguerite Bard dit Jeanbard, décédée à l'âge d'environ 50 ans, le 25 mars 1676, à Saint-Denis-le-Thiboult. La misère va pousser deux de leurs huit enfants, deux garçons, Michel et Jacques, à s'exiler vers un eldorado, vers  "La Nouvelle France", vers le Québec.

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Église de Saint-Denis-le-Thiboult

Le premier sera Michel (1640-1725), qui deviendra Sieur Michel Messier de La Guillaudière, seigneur de Cap-Saint-Michel. Il débarque en 1650 à Ville-Marie, une ville du Québec qui borde le lac Témiscamingue près de l'Ontario, accompagné de son oncle paternel Jacques Messier et de la sœur de celui-ci, sa tante Martine.

Son frère Jacques le rejoint dix ans plus tard, le 25 août 1660. Il n'a que 11 ans, lorsqu'il arrive à Montréal, accompagné également de son oncle Jacques. Hébergé chez son frère, il va épouser en 1685 Marie-Renée Couillard dit Lafontaine (1670-1695), une jeune fille de 15 ans, dont le père, François est un soldat originaire de La Rochelle et dont la mère Marie Esther D'Annesé de Longchamp (1648-1689), est une "Fille du roy", originaire de Tours. Au XVIIe siècle, les Filles du Roy étaient des jeunes femmes, choisies par les responsables des hospices et hôpitaux généraux où elles étaient hébergées, qui vont émigrer en Nouvelle-France pour s'y marier, y fonder un foyer et établir une famille pour coloniser le territoire. Le Roi de France agissait envers elle en qualité de tuteur, leur offrant les frais de leur voyage et une dot de 50 livres. C'est de l'union de Jacques Messier et Marie-Renée Couillard dit Lafontaine que descend Jacques Villeneuve. 12 générations les séparent *.

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Arrivée des filles du Roy à Québec, reçues par Jean Talon et Mgr Laval.

Tableau d'Eleanor Fortescue-Brickdale

 

Quant à mes frères et moi, nous sommes les descendants d'une des autres filles de David Messier et de Marguerite Bard, Marie (mon sosa 1845), née en 1645, qui, restée en France, a épousé à Saint-Denis-le-Thiboult le 2 juin 1674, Pierre Ravette. 11 générations nous séparent.

*Arbre d'ascendance de Jacques Villeneuve : fils de Gilles VILLENEUVE x de Johanne BARTHE > Génération 3 : Edward BARTHE marié le 6 septembre 1948, Cathédrale de Joliette, Joliette, Québec avec Georgette DESMARAIS > Génération 4 : Charles Auguste DESMARAIS marié le 23 novembre 1909, Verchères, Québec avec Berthe LUSSIER > Génération 5 : Joseph LUSSIER marié le 15 janvier 1884, Varennes, Québec avec Rose de Lima CARDIN > Génération 6 : Jean-Baptiste CARDIN marié le 26 janvier 1856, Paroisse St-François-Xavier-de-Verchère, Verchère, Québec avec Julie GIRARD > Génération 7 : Théophile GIRARD marié le 19 octobre 1824, Varennes, Verchères, Québec avec Émilie BRUNEL > Génération 8 : Jean-Marie BRUNEL marié le 19 octobre 1807, Varennes, Verchères, Québec avec Marie MESSIER > Génération 9 : Jacques MESSIER marié le 24 septembre 1770, Paroisse Ste-Anne, Varennes, Verchères, Québec avecMarie-Antoinette PROVOST > Génération 10 : Joseph MESSIER marié le 22 avril 1743, Varennes, Verchères, Québec avec Marie-Anne GODU > Génération 11 : Jacques MESSIER marié le 23 novembre 1712, Paroisse Ste-Anne, Varennes, Verchères, Québec avec Isabelle BISSONNET > Génération 12 : Jacques MESSIER, né vers 1649 à Vascoeuil (Eure - France), marié vers 1685, Québec, avec Marie Madeleine Renée COUILLARD > Génération 13 : David MESSIER, né vers 1610, Saint-Denis-le-Thiboult (Seine-Maritime - France), y marié vers 1640 avec Marie Marguerite BARD dit JEANBARD, née vers 1626, décédée le 25 mars 1676 à Saint-Denis-le-Thiboult.

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

17/09/2017

Le gâteau fouetté de Saint-Lô : un péché de gourmandise !

La recette que je vous propose aujourd'hui, amis gourmands aux babines alléchées, est celle du Gâteau fouetté de Saint-Lô*.

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Cette ville normande, entourée de remparts, Préfecture du département de la Manche et située en son centre, doit son nom à Laud, évêque de Coutances au VIe siècle. A noter qu'à l’époque gallo-romaine, elle portait le nom de "Briovera" dit en français "Briovère", ce qui signifie « pont sur la Vire » (en langue celtique, de bri(v)a, pont et Vera, la Vire).

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Saint Lô guérissant une femme aveugle, Courcy

Bien que dotée d'un climat doux océanique, caractérisé par des hivers doux et des étés tempérés, les précipitations y sont importantes. C'est le cas en cette fin d'été grise et froide dans toute notre belle région ! Alors, pour se réchauffer, je vous offre "tout le parfum du Calvados enfermé dans un gâteau !"

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Pour 8 personnes, prévoir 100 g de beurre demi-sel, 125 g de farine, 125 g de sucre roux, 15 g de levure du boulanger, 4 jaunes d’œufs, 1 cuillère à soupe de crème fraîche et 1 cuillère à soupe de Calvados.

Mélanger dans une terrine farine et sucre. Ajouter les jaunes d’œufs battus, puis la levure mélangée dans un peu de lait.

Ajouter le beurre fondu, crème et calvados. Bien mélanger pour obtenir une pâte onctueuse.

Verser dans un moule assez haut, la pâte ne doit pas remplir plus de la moitié du moule (en hauteur).

Disposer dans un endroit tiède pour laisser pousser du double.

Une fois bien levé, mettre au four chaud 25 à 30 minutes.

Tout le parfum du Calvados enfermé dans un gâteau !

 

Bon appétit !

 

* Recette extraite de "Cuisine Normande d'hier et d'aujourd'hui" de M. Bruneau – Ed. Ouest-France, 2001.

10/09/2017

Dupont de l'Eure, le premier Président de la République française

Notre normand d’aujourd’hui, le premier dirigeant de la République Française à avoir porté le titre de Président, est de plus l'un des rares hommes politiques à avoir jouer un rôle majeur lors des trois révolutions françaises de 1789, 1830 et 1848.

Jacques Charles Dupont est né au Neubourg, chef-lieu de canton du département de l’Eure, le 27 février 1767. Le roi Louis XV est à la fin de son règne.

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 Acte de baptême de Jacques Charles Dupont – Église Paroissiale du Neubourg (Eure)

 

Marchands de bestiaux, ses parents de petite bourgeoisie font étudier le droit à leurs fils. En 1789, il est reçu avocat au parlement de Normandie. Celui-ci comprenait dans son ressort les sept grands bailliages de Normandie dont celui d’Évreux. D’ailleurs, dès le 4 mars 1790, après la création des départements, il se fait appeler «Dupont de l’Eure» afin de se différencier d’un homonyme politique. C’est alors une pratique courante de compléter un nom de famille par trop courant par une origine géographique.

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 Maison d’enfance de la famille Dupont à Claville (Eure)

 

C’est le départ d’une belle carrière judiciaire. Nommé administrateur du district de Louviers en 1793, conseiller au Tribunal d’Appel de Rouen en 1799, promu la même année Président du Tribunal Criminel d’Évreux, il sera Président de la Cour Impériale en 1812.

Parallèlement, il mène une carrière politique qui commence le jour anniversaire de son 25ème anniversaire. En effet, le 27 février 1792, il est élu Officier Municipal de sa ville du Neubourg. Sous le Directoire, il devient député de l’Eure au Conseil des Cinq-Cents et ne va plus cesser de faire ensuite partie du paysage politique de notre pays.

Le 9 août 1830, en sa qualité de Garde des Sceaux, il reçoit le serment de Louis-Philippe, roi des Français.

 

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Sa carrière parlementaire va cependant atteindre son apogée le 25 février 1848 où âgé de 81 ans, ce «vieillard vert d’esprit, droit de sens, inflexible à l’émotion, intrépide de regard» selon Alphonse de Lamartine (1790-1869), est nommé Président provisoire du Conseil des ministres. Il est de fait Chef de l’État, avec le titre de Président. «Quand cette révolution n'aurait eu que ce jour, et quand mes dernières années n'auraient eu que cette heure, je ne regretterais rien des quatre-vingts ans de labeur que Dieu m'a donnés» confiera-t’il lorsque quelques jours plus tard, le 4 mai 1848, il remet ses pouvoirs à l’Assemblée constituante.

Ayant échoué aux suffrages suivants, il quitte la vie politique, se retire dans sa terre de Rouge-Perriers (Eure) où il décède le 2 mars 1855. Inhumé dans le cimetière du Neubourg, il a laissé le souvenir d’un magistrat intègre, d'un patriote indépendant, ennemi de la violence, défenseur des libertés et des droits de l’homme, respecté de tous les partis et très populaire.

 

Biblio. Merci aux pages wikipédia sur le sujet.