Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/02/2017

Bonne fête les Dorothée !

On fête en ce premier dimanche de Février les Dorothée, dont le nom signifie "don de Dieu". Bonne fête à elles ! Sainte Dorothée était  une vierge qui mourut décapitée pendant la persécution de l'Empereur Romain Dioclétien (244-311) le 6 février 311 à Césarée en Cappadoce.

Dorothée 1.jpg


Patronne des jardiniers et des fleuristes (mais aussi des brasseurs et des jeunes mariés), elle est représentée, toujours en compagnie d un ange, ceinte d'une couronne de roses ou portant un panier de fleurs.

Au IVe siècle, juste avant son exécution, celle qui revendiquait le statut d'épouse du Christ, aurait réussi à convertir un certain Théophile en lui faisant parvenir trois roses. Comme on la menait à la mort, l'homme l'aurait priée, par raillerie, de lui envoyer « des fruits ou des roses du jardin de son époux ». Avant de recevoir le coup mortel, elle se serait mis à genoux pour prier. Après sa mort, un enfant apparu, portant trois beaux fruits et des roses fraîches qu'il aurait remis, de la part de la jeune femme, audit Théophile, qui confessant alors Jésus-Christ, aurait subi le martyre à son tour.

dorothée 2.jpg


Dans la religion catholique, Sainte Dorothée n'est pas la seule à avoir associé son nom à des roses miraculeuses.  Ainsi, au XIe siècle, en Espagne, Sainte Casilde de Burgos, qui, surprise par son père alors qu elle apportait aux chrétiens emprisonnés quelques bouts de pain, ceux-ci se seraient changés immédiatement en roses. De même, au Pérou au XVIIe siècle, le bouquet de roses que Sainte Rose de Lima ( 1586-1617) lança dans le ciel aurait pris la forme d une croix. Et à la mort de la Sainte, son corps aurait dégagé un doux parfum de rose...

dorothée 3.jpg

Durant longtemps, il faut savoir que le prénom de Dorothée fut attribué aux filles comme aux garçons. Très apprécié en Grande-Bretagne et en Allemagne, il a atteint son apogée en France entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1980.


Biblio. "Roses anciennes" Éd. atlas, 2012.

05:48 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0)

22/01/2017

La motte castrale, ancêtre du château-fort.

Au cœur du département de l'Orne, niche un petit village d'un peu plus de 150 âmes situé dans l'arrondissement d'Alençon et dans le canton de Carrouges, celui de La Motte-Fouquet. Très ancienne seigneurie de haute et basse justice, dont l'origine remonte au XIIème siècle, qui,  comme nombre d'autres lieux en France,  tient son nom de "motte" du premier moyen défensif édifié contre les raids ponctuels menés par les envahisseurs, Sarrasins puis Normands, lesquels, il y a très longtemps, menaçaient nos ancêtres. Pour se défendre de ces attaques, les Carolingiens vont en effet édifier, de la fin du Xe siècle et jusqu'au début du XIIIe, des mottes castrales, embryons de nos châteaux-forts.

 

motte castrale.jpg

 

À l'origine de l'organisation des la société féodale, la motte castrale consistait en un rehaussement artificiel important de terre rapportée de forme circulaire, le tertre. En général, les mottes avaient un diamètre à la base de 30 mètres et une hauteur de 10 m. La plupart du temps, le tertre était entouré d'un fossé. Bien qu'aucune n'ait été conservée, on sait qu'une tour de bois était emmottée sur le sommet, souvent entourée d'une palissade ou encore d'un muret comme à Grimbosq (Calvados).

motte chateau de gisors.jpg

Donjon du château de Gisors (Normandie), construit sur une motte castrale

On pense qu'avec les moyens de l'époque, la construction d'une motte nécessitait en moyenne 2000 journées homme. La Tapisserie de Bayeux nous dévoile la construction par des paysans de l'une d'elles, celle de la motte d'Hastings (Hesteng ceastra).

la motte castrale tapisserie bayeux.jpg

 

Les mottes castrales permettaient non seulement de voir arriver l'ennemi de loin mais également de tenir la position autant que possible en attendant d’éventuels renforts. Elles sont ensuite très vite devenues un lieu symbole de protection pour les populations environnantes et un lieu d’échanges commerciaux denses. C'est le plus souvent sur leur emplacement que furent construits les châteaux-forts qui allaient les remplacer.

 

Biblio. "La petite Histoire - 60 faits insolites de l'Histoire de France" de H. et M. Deveaux - Librio Mémo, 2016.

15/01/2017

15 janvier 1525, la "male marée" ravage la ville nouvelle du Havre

Deux ans après sa victoire à Marignan de 1517, le roi François Ier (1494-1547) charge un de ses proches, un ami de jeunesse, l’Amiral de France Guillaume Gouffier, seigneur de Bonnivet (1482-1525), de créer un port au lieu dit « de Grasse », c’est-à-dire le long d’une plaine marécageuse au centre de laquelle on ne trouve guère qu’une simple chapelle dédiée à Notre-Dame de Grâce.

« François, par la grâce de Dieu Roy de France… pour tenir en sûreté les navires et vaisseaux de nous et de nos sujets naviguant sur les mers océanes, avons fait chercher en la côte de Normandie et pays de Caux lieu sûr et convenable… avons donné plein pouvoir et autorité de faire construire le dit Havre et fortifications. »

 

Plan du Havre.jpg

 

L’ambition du roi est de faire du lieu une cité fortifiée, un bel arsenal, un port, à la fois militaire et commercial, et un débouché pour Paris. Alors, malgré l’instabilité du sol et les tempêtes, les travaux vont bon train.

Côté port, on aménage le bassin du roi, on maçonne les digues et on aligne des quais. En 1518, il est utilisable et les premiers navires y sont accueillis. On plante la «  grosse tour » de surveillance qui défend son entrée.  

La tour du Havre.jpg

 

Côté ville, quartier Notre-Dame, le roi, fervent admirateur de la Renaissance italienne, va faire appel à un Architecte Urbaniste venu de la terre de Sienne, Jérôme Bellamarto, auquel il va ordonner de tracer la première enceinte et les premières rues.  

le havre,male marée,1525

Enfin, pour attirer les futurs habitants du lieu, le souverain leur accorde l’exemption de taille et de franc-salé. Plus, du jamais vu, il les autorise à lever des taxes locales, à percevoir un droit d’ancrage sur tous les bâtiments restant en rade et leur consent un privilège d’achat sur les marchandises débarquées dans le port. Les bretons vont être très nombreux à répondre à l’appel du roi.

Hélas, caprice du temps ou colère divine, le 15 janvier 1525, la « male marée» submerge la ville. En une seule nuit, tout est ravagé. La tempête a raison des premières constructions. Le terrible coup de vent emporte 28 bateaux de pêche et détruit la chapelle Notre-Dame. Au lever du jour, on dénombre plus de 100 morts sur les 600 âmes que comptait la population.

Jusqu’en 1792, un service religieux commémorera chaque année ce funeste évènement.

 

Biblio. "Le Havre, itinéraires insolites" - Y. Letélié - Ysec éditions - 2011.

Merci aux nombreuses pages havraises sur le sujet. 

07:29 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le havre, male marée, 1525