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29/06/2016

Un vrai coup de bol !

70 ans déjà qu'elles envahissent nos placards de cuisine ! On a en tous ! De toutes les couleurs ! Des grandes, des petites, des rondes, des carrées,... On a tous des boîtes "Tupperware". Nés aux États-Unis durant la Deuxième Guerre mondiale, elles portent le nom de leur père, l'ingénieur chimiste Earl S. Tupper (1907-1983).

 

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Earl Tupper (1907-1983)

 

A l'usine de chimie où il travaille, il est à l'affut de la bonne idée qui fera de lui un homme riche. Il l'a trouve en ramassant des chutes de polyéthylène, un matériau inédit et novateur, qu'il décide transformer en récipients hermétiques : c'est la naissance de ses premiers bols en plastique qu'ils commercialisent dès 1946. Mais le lancement est un fiasco. Rares en effet sont les consommateurs de l'époque qui comprennent les avantages de ces objets dotés d'un couvercle étanche. Seuls quelques points de vente parviennent à écouler leur stock et c'est ceux où un vendeur "fait l'article"...

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Earl Tupper décide donc de retirer ses produits du circuit traditionnel de vente. Et, en 1951, il s'associe avec la société de vente à domicile de Brownie Wise (1913-1992). Cette dernière imagine les premières "réunions Tupperware". Leur principe est simple. Grâce à un cadeau ou à la promesse d'une rémunération, un vendeur à domicile convainc une consommatrice de lui ouvrir ses portes et surtout son carnet d'adresses. A lui ensuite de faire la démonstration du produit dans le salon de sa cliente. Et miracle, les "petites boîtes" se vendent alors à des millions d'exemplaire. L'arrivée dans les foyers des réfrigérateurs va achever de populariser ces bols en plastique qui préserve si bien les aliments ! 10 ans plus tard, en 1961, la marque arrive en France.

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"Tupperware, c’est aujourd’hui plus d’ 1 millions de démonstratrices réparties dans une centaine de pays ainsi que 7000 collaborateurs. Une démonstration toutes les 2 secondes quelque part dans le monde. Le siège mondial de Tupperware se trouve à Orlando, en Floride (États-Unis). Les 1000 produits de l’assortiment Tupperware sont fabriqués dans 14 usines, 4 d'entre elles étant situées en Europe. La marque emploie 37 0000 personnes dans notre pays. "

 

Merci notamment aux sites http://www.tupperware.fr et ommmarketingmuc.com

18/05/2016

Suire, marâtre et autre belle-mère...

Savez-vous ce qu'est une « Tue Belle-mère » ? C'était le surnom donné à la « Voiturette », un véhicule inventé par Léon Bollée (1870-1913) en 1896, dans lequel la position à l'avant du passager était particulièrement dangereuse... Le racisme « anti-belle-mère » est là malheureusement évident !

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Le "Tue Belle-mère"

Ce mot "belle-mère" est né au Moyen-âge. Aujourd'hui, il désigne aussi bien, quand il s'agit d'un homme, la mère de sa femme, quand il s'agit d'une femme, la mère de son mari et quand il s'agit des enfants d'un premier lit, la seconde femme de leur père ! Il faut savoir que le vieux français distinguait quant à lui la "suire", terme aujourd'hui disparu et qui se rapportait à la mère du conjoint, de la "marastre", la seconde épouse du père. Pour le beau-père, on employait le terme de "parastre" .

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Or, comme le sens du mot "marâtre" a évolué et, qu'avec le temps, on s'est mis à l'employer pour désigner une mauvaise mère, celle qui maltraitait les enfants de son conjoint, que la terminaison "astre", devenue "âtre", a pris ce sens péjoratif que nous lui connaissons, la langue française s’est sentie obligée d’utiliser un autre vocable pour le remplacer. "Beau" et "bel" exprimaient au XIe siècle non pas la beauté mais la bonté. C'est un qualificatif que l'on utilisait volontiers en marque d’affection quand on s’adressait à des parents ou a des personnes de son entourage qu’on aimait bien. On disait "bele suer", "bele amie", ou encore "biaus dous fils",... Et c'est ainsi que, tout naturellement, "belle-maman" s'est imposée...

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La famille royale d'Angleterre, exemple de rapports tendus entre belle-mère et bru...

On utilise aussi "bru" et "gendre" pour désigner la "belle-fille" ou le "beau-fils". "Bru" est issu du bas-latin des balkans "brutis". Introduit par les Goths au IIIe siècle, ce terme a supplanté le latin "nurus". "Bru" serait apparenté au gothique "bruths" désignant une jeune mariée.  Quant à "gendre", le mot vient de "generum", accusatif du latin "gener" (mari de la fille), de la famille de "gignere" (=engendrer). A noter que l'ancienne langue utilisait "fillastre" pour désigner le beau-fils et "sororge" ou "serorge", de "sororius" pour le beau-frère .

 

Biblio. "Merveilles et secrets de la langue française" Ed. Sélection du Reader's Digest-2000.

Merci au site www.langue-fr.net

01/05/2016

Marathon, un peu de Grèce à la sauce anglaise...

Marathon : une ville grecque située sur la côte est de l'Attique, à proximité d'Athènes qui, d'après la mythologie, aurait été fondée par Xouthos, roi d'Iolcos en Thessalie. C'est là, sur la plage, qu'en 490 avant J.-C., les Athéniens remportèrent une belle victoire sur les Perses , un épisode majeur de la première guerre médique.

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La plaine de Marathon (Grèce)

Et c'est pour annoncer ce triomphe inespéré au reste des citoyens que leur messager, répondant au nom de Philippidès, parcouru en courant la distance qui séparait le champ de bataille à l'agora, la place centrale d'Athènes, soit environ 39 km. Après 4 heures d'un train infernal, il arriva enfin mais n'eut paraît-il que le temps de souffler "Nenikēkamen", « Nous avons gagné», avant de s’effondrer et de mourir d'épuisement.

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Statue de Philippidès à Marathon

 

A l'initiative du fondateur du Comité International Olympique, le français Pierre de Coubertin (1863-1937), les Jeux de la première olympiade sont organisés à Athènes du 6 au 15 avril 1896. Les Grecs y acclament la victoire de leur compatriote Spyrídon Loúis, un berger, qui va reproduire l'exploit de Philippidès en un peu plus de 2h40.

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Arrivée du marathon en 1908 à Londres

Mais la distance officielle du marathon moderne, soit 42,195 km, ne correspond plus à celle de l'histoire mais à la distance exacte entre la Palais de Windsor et la loge du stage olympique. C'est en effet seulement à partir de la 4e Olympiade de l'ère moderne des Jeux Olympiques, les jeux de Londres qui se déroule du 27 avril au 31 octobre 1908, que le marathon va prendre officiellement pour distance celle que l’on connait aujourd’hui. Pour permettre aux petits enfants du roi Edouard VII (1841-1910) et de la reine Alexandra de savourer le spectacle et à la demande de leurs majestés, les 10 derniers mètres de la course qui débute devant la terrasse du palais de Windsor sont prévus à l'intérieur du stade olympique de White city, situé à l'ouest de Londres. Entre le point de départ de la course et la loge royale, il y a exactement 26 miles et 385 yards, soit 42,19499km, que l'histoire et les officiels vont arrondir à 42,195km et imposer ensuite en tant que distance réglementaire pour toutes les éditions suivantes ! Ah, ces anglais...

 

Merci au site histoiredusport.fr et aux pages Wikipédia sur le sujet.