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28/05/2017

La Normande, emblème de notre belle province

  Les vaches rousses, blanches et noires
Sur lesquelles tombe la pluie
Et les cerisiers blancs made in Normandie …»

 

Emblématique de notre belle province, elle fleurit nos verts pâturages de sa robe tricolore blonde, caillé (blanc ivoire) et bringé. Elle ? Mais « La Normande », bien sûr, la vache Normande.

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A l’image de sa terre natale, des vallons, du bocage et du climat qui l’abrite, robuste et de grande taille, elle est dotée d’un caractère doux et d’une silhouette élégante Ses yeux sont entourés de tâches de couleur en forme de lunettes qui mettent ses cils en valeur et  lui confèrent un petit air coquin. Très bonne laitière, elle donne en moyenne par an 5à 6 000 litres d’un lait dont la teneur en matière grasse exceptionnel a contribué à la réputation de nos fromages et de nos crèmes. Quant à sa viande, elle est connue et reconnue tant pour sa saveur que pour son persillé.

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Identifiée depuis 1883 dans le premier livre généalogique bovin français, a-t-elle été introduite chez nous par les Vikings comme certains l’affirment ? Rien n’est moins sûr.

Ce qui est sûre par contre c’est qu’elle est issue d’un long travail de sélection des éleveurs normands et qu’elle est née de la fusion de trois races locales : la Cotentine, l’Augeronne et la Cauchoise. La race bovine Normande fait partie de ces races dites mixtes de grand gabarit: ses éleveurs tirent leur revenu aussi bien de sa production de lait que de celle de sa viande.

Outre le grand Ouest de la France (régions de Normandie, Bretagne, Vendée, Pays de Loire et Poitou-Charente), la Normande a connu un gros succès à l’export, prenant le bateau dès la fin du XIXe siècle pour des terres lointaines. C’est ainsi qu’on la retrouve  partout en Europe, mais aussi en Amérique du Sud, aux États-Unis, en Australie et même depuis peu au Japon.

En 1946, elle fut la première vache à être artificiellement inséminée.

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Notre vache normande est aujourd’hui, avec la Holstein et la Montbéliarde, dans le peloton de tête du Tour de France des vaches laitières. A la deuxième place, elle représente à elle seule 25% du cheptel français, soit environ 1,2 million de têtes.

Biblio. : normandieweb.org,  lesacadias.net et lavache.com

07/05/2017

La Légende des fous de Boëcé.

Ils sont forts ces Normands ! Et un peu fous aussi parfois ! Saviez-vous que les habitants de Boëcé, une petite commune située au sud du département de l'Orne, entre Le Mêle-sur-Sarthe et Mortagne-au-Perche, ont tout simplement déplacé leur église à la simple force de leurs bras et de leur ferveur religieuse !

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Enfin, c'est ce que la légende raconte... Cela s'est passé en l'an de grâce 1764. A cette époque, Louis XV (1710-1774) règne sur près de 26 millions de sujets. Et si, dans le royaume, on vit l'apogée économique du siècle, dans le petit village normand d'environ 150 âmes, c'est plutôt la révolte ! Pensez-donc, il est question de bâtir une grande tour carrée au centre du village, à deux pas de l'église Saint-Aubin, un édifice roman datant du XIe siècle, et cela n'est pas du tout du goût des villageois. Ils craignent tout simplement que de tels travaux n'endommagent leur lieu de culte !

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Aussi, un dimanche après-midi, après les vêpres, les voilà tous réunis devant leur église. Leur décision est prise. Pour éviter le désastre, il n'y a qu'un moyen : écarter la maison de Dieu de la grand-route.

Alors, tous, à l'exception des enfants et des éclopés, vont s'atteler à la tâche. Ils forment deux groupes et, à l'aide de gros cordages de chanvre, sans ménager leur peine et leur sueur, ceux qu'on allait surnommés "les fous de Boëcé", vont tirer de toutes leurs forces, encouragés par leur curé et le sacristain. Un vrai travail de forçat... qui finit par porter ses fruits : l'église recula ! Seulement de quelques centimètres bien sûr, mais, les traces présentes sur le sol humide témoignent de son déplacement !

On fêta le miracle avec quelques verres de bon cidre et l’histoire se répandit dans toute la région. Bien sûr, il se trouva quelques mauvaises langues pour prétendre que le lieu saint n’avait pas bougé d'un iota et que la seule activité commune des villageois ce jour-là avait été de lever de coude !

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Mais que cette histoire soit vraie ou pas, on parla longtemps, et on parle toujours, des "fous de Boëcé". Et  aujourd'hui encore, une fois par an, le dimanche du week-end du premier mai, une messe est donnée dans l'église en leur souvenir !

 

 

Biblio. "Normandie insolite et secrète" de J-C Collet et A. Joubert - Ed. Jonglez 2013,

Merci aux sites http://orne61.unblog.fr (Article Ouest France du 08 août 2008) et http://gillestargat.canalblog.com.

 

19/03/2017

La Normandie : l'autre pays des cigognes !

Le saviez-vous, les cigognes aiment la Normandie! Et notamment les marais du Bessin et ceux de la Dives en Basse-Normandie. Mais on les rencontre également en Haute-Normandie, dans le département de l'Eure, en baie de Seine, au cœur du Marais Vernier, l'une des douze réserves naturelles de notre belle province.

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C'est en 1973 que le marais de Mannevilles, est acquis par le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement. Classé en 1994 sous le nom de « Réserve naturelle nationale des Manneville », le site est réuni en février 2013 au marais de Bouquelon, propriété du Parc naturel régional des Boucles de la Seine normande et devient ainsi la « Réserve naturelle nationale du marais Vernier ».

Situé dans un ancien méandre de la Seine, au nord-ouest du plateau crayeux du Roumois, le marais Vernier s'étend sur 4 500 hectares. Il est entretenu majoritairement par un troupeau de Highlands et de chevaux de Camargue.

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Et parmi les oiseaux nicheurs ou migrateurs qu'il abrite au sein des roselières, des iris des marais et des orchidées, la Cigogne blanche, symbole de fidélité et de fécondité mais aussi symbole de l'Alsace depuis des décennies, y nidifie avec succès depuis 1993. Elle bénéficie de nids artificiels construits à dessein pour favoriser son retour. Car, pour construire son nid, la cigogne doit travailler une bonne semaine. La base est constituée de branches, mêlées à des mottes de terre, des herbes..., puis à des matériaux plus fins comme du foin, de la mousse et même des papiers ou des chiffons. Mais si elle occupe un ancien nid, elle va n'avoir de cesse que de l'agrandir. C'est ainsi qu'un nid tout neuf mesurant environ 80 cm de diamètre pour 40 cm d'épaisseur, pourra atteindre avec le temps, plus de 2 m de diamètre et de hauteur et dépasser les 500 kilos !

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La réserve nationale du Marais Vernier se visite d'avril à novembre. Elle vous attend !

 

Biblio. « Fier d'être Normand – 100 bonnes raisons » de C. Lablancherie – Ed. Ouest-France 2013,

Merci aux pages dédiées aux réserves naturelles de Normandie.