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29/11/2015

Un quinqua toujours frais !

Normandie, terre de fromages, patrie du Camembert, du Pont-L'Evêque, du Livarot, du Neufchâtel,... et aussi du Boursin ! Car ce fromage frais, qui s'inspire de la tradition normande paysanne, est bien né chez nous ! C'est en 1963, à Croisy-sur-Eure, un petit village du département de l'Eure, qu'il est mis au point, fabriqué et lancé après deux ans de travail et de recherche, par son créateur François Boursin. A cette époque, le fromager ne se doutait pas que son produit éponyme deviendrait mondialement connu !

 

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L'homme, originaire de Marseille, est né le 10 janvier 1929. Pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est dans les sous-sols de la crèmerie familiale qu'il s'initie au métier. Après des études à l’École Nationale d'Industrie Laitière (ENIL) d'Aurillac et une spécialisation en Suède, il se familiarise à la fabrication de camemberts au lait cru. La laiterie qui l'emploie alors, située dans le département du Cher, est rachetée par celle de Bonneville-sur-Eure. Cette dernière produit un fromage frais de forme cylindrique, le « Bonnevillois », qui s'inspire de celui mis au point par Henri Boursault en 1951. Licencié, François Asperti-Boursin part s'installer à Illiers-l'Evêque, dans une petite fabrique que lui a offert Georges Boursin, son beau-père.C'est ici que commence l'aventure de son fromage qu'il appellera Boursin en hommage à celui qui l'a élevé.

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 Fromagerie Boursin - Croisy sur Eure 27120 - Eure (27) - Haute Normandie

Outre ses qualités de fromager, le génie de François Boursin, c'est d'avoir deviné avant tout le monde les pouvoirs de la publicité à la télévision. Le 1er octobre 1968 à 19h55 précises, Bousin devient la première publicité de marque à passer sur les ondes, juste avant le journal de 20h. Quatre ans plus tard, les téléspectateurs découvriront le célèbre slogan publicitaire de Marcel Bleustein-Blanchet (1906-1996) : « Du pain, du vin, du Boursin » encore aujourd'hui dans toutes les mémoires.

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Présenté sous la forme d'un cylindre enveloppé dans un papier en aluminium gaufré, enfermé dans une boîte en carton, fabriqué à base de lait de vache pasteurisé, ce fromage à pâte fraîche salée est enrichi de crème et d'un mélange d'ail et de fines herbes.

 

Photographie fromagerie : merci au site http://www.photo-paramoteur.com

04/11/2015

A Honfleur, un « Boudin » en cache un autre...

A Honfleur, perle du Pays d'Auge et du Calvados, il y a deux « Boudin » célèbres. Le premier, sûrement le plus connu des deux, est Eugène Boudin (1824-1898).

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 Eugène Boudin (1824-1898)

 

Grand peintre de marines, considéré comme l'un des précurseurs de l'impressionnisme, il a largement contribué à la réputation de sa ville natale comme cité des artistes. Outre le port d'Honfleur, il a trouvé son inspiration dans les stations balnéaires normandes de Trouville et de Deauville devenues à la mode sous le Second Empire. La foule bourgeoise et élégante qui circulait sur les plages lui servait de modèles. Ce « peintre des beautés météorologiques » comme l'a surnommé Charles Baudelaire (1821-1867) a laissé près de 4 500 tableaux et autant de dessins, pastels et aquarelles.

 

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Honfleur – Eugène Boudin (1897)

 

Le second « Boudin » se prénomme Arthur (1836-1907). Une place dans la vieille ville et une galerie, la plus ancienne du Calvados, portent son nom.

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 Place Arthur Boudin d'Honfleur – Peinture de B. Loriot (1925-1998)

 

Arthur Boudin était le Directeur de l'ancien collège fondé en 1854 et situé rue de l'Homme de bois. Il en a assuré la prospérité. Pour son malheur, il eut pour élève entre 1865 et 1870 Alphone Allais (1854-1905) dont il devint, comme d'autres personnalités honfleuraises, la cible privilégiée. L'écrivain-humoriste normand, reconnu pour sa plume acerbe et son humour absurde, avait conservé une dent contre son enseignant. Un jour, il assura à qui voulait l'entendre que cet homme était le célèbre inventeur du ressort à boudin ! Bien sûr, le digne pédagogue exigea un démenti. Alphonse s’exécuta et confirma par voie de presse que le professeur Boudin « n’avait rien inventé du tout, pas même le ressort qui portait son nom »...

07/10/2015

Alpine : cette année, l'automobile normande fête son anniversaire !

Déjà 60 ans ! C'était le 6 octobre 1955. Au salon de l'Automobile de Paris, qui cette année-là se tient au Grand Palais, le public se bouscule pour découvrir la toute nouvelle Alpine A106. Les trois coupés qui y sont présentés, un bleu, un blanc et un rouge, sont destinés à faire briller les couleurs de la France sur les routes comme dans les compétitions.

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L'Alpine A106

Leur histoire est partie d'un petit coin de Normandie, Dieppe, la cité balnéaire de la Côte d'Albâtre. C'est ici en effet qu'est né le 17 mai 1922 leur créateur, Jean Rédélé (1922-2007). Son père Émile est propriétaire du « Grand Garage de Normandie », concession Renault située au 33 de la rue Thiers. Plus tard, diplômé de HEC, il le reprendra, devenant ainsi à 24 ans le plus jeune concessionnaire de la marque Renault.

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 Jean Rédélé (1922-2007)

L'homme est un passionné de compétition automobile et un excellent pilote. Au volant d'une 4CV « améliorée », il dispute, dès 1950, ses premiers prix dont le Paris-Rouen et le Rallye Monte-Carlo qu'il manque de gagner de peu. Quatre ans plus tard, il s'impose dans l'un des marathons de la route, le Liège-Rome-Liège et dans le Critérium des Alpes. Visionnaire et ambitieux, il a très vite l'idée de créer ses propres automobiles et celles qu'il va fabriquer chez lui à Dieppe connaîtront dans les années 60-70 non seulement un joli succès commercial mais une renommée internationale.

La première, la « Rédélé Spéciale », commandée et fabriquée en Italie, sera l'ébauche de la série. Mais c'est avec les « Alpine » que Jean Rédélé se fera connaître. Il fonde la Société des Automobiles Alpines le 25 juin 1955. Ce nom d 'Alpine qu'il a choisi représente pour lui « le plaisir de conduire sur les routes de montagne ». Avec les frères Chappe, ils travaillent au lancement de l'A106 qui emprunte de nombreuses pièces à la 4CV. 200 modèles seront produits entre 1955 et 1959.

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 L'Alpine Berlinette A110

Entre la A108 sortie en 1958 et le Coupé A310 en 1971 (le plus vendu de tous les modèles : 11 616 exemplaires jusqu'en 1984), c'est la A110, surnommée « la Berlinette » qui fera véritablement entrer  la marque dans la légende. 7176 exemplaires en seront produits entre 1962 et 1977. « Championne du monde des rallyes » en 1973, elle sera même choisie pour équiper les nouvelles brigades rapides d'intervention de la Gendarmerie nationale sur les autoroutes !

Devenue propriétaire de la marque en 1973, l'entreprise Renault s’apprête à lancer l'an prochain « l'Alpine du renouveau », l'AS 1, très attendue des amateurs.

 

Biblio. »Alpine, la fierté de Dieppe » de S. Barbé – Patrimoine Normand n°93 -2015.

Merci au site http://www.mesminiatures.com