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12/12/2012

18, 19 ou 20 ?

En France, durant les 1405 années de régime monarchique, on dénombre 18 rois se prénommant Louis.

 

Ils se sont succédés de Louis Ier le Pieux (778-840), premier roi de la dynastie des Carolingiens à porter ce prénom  à Louis XVIII le Désiré (1755-1824), dernier des Bourbons. 

 

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Louis Ier le Pieux

 

On pourrait en ajouter un 19ème : Louis XIX, fils aîné de Charles X. Louis Antoine d’Artois, duc d’Angoulême (1775-1844) contresigna l’acte d’abdication de son père le 2 août 1830 avant de renoncer à ses droits à la couronne en faveur de son neveu le Duc de Bordeaux. Il a néanmoins régné sur notre pays durant 20 minutes, celles qui séparent les deux signatures.

  

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 Illustration représentant Clovis par E. Viollet-le-Duc

 

Et même un 20ème, n’en déplaise à Jacques Prévert* ! Voyez plutôt ! « Hlodowig » est un prénom franc d’origine germanique qui se décompose en « hlod » signifiant « gloire » et « wig » signifiant « combat », c'est-à-dire « célèbre par ses combats ». Latinisé en « Clodovicus », il va  devenir ensuite « Clovis ». Le roi Clovis Ier (466-511) issu de la dynastie des Mérovingiens, est le premier roi chrétien de ce qui allait devenir la France.   

 

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 Louis XVIII

 

Clovis s’est ensuite transformé en « Ludovicus » qui a donné « Ludovic » puis « Louis ». Cqfd !

  

* Voir «  Paroles », « Les belles familles ». Gallimard - 1949.
 

30/05/2012

Le père de l'histoire de France

Grégoire de Tours, surnommé le « père de l’histoire de France » est né à Urbs Arverna (Clermont-Ferrand) vers l’an 538 d’une famille aristocratique. Fragile, de petite taille, il perd son père lorsqu’il n’a que 10 ans. Elevé tour à tour par son oncle maternel, l’évêque Nizier de Lyon, puis par son oncle paternel l’évêque Gallus de Clermont, il reçoit une formation essentiellement cléricale. Promu Diacre à 25 ans, il vient séjourner à Tours auprès de son cousin évêque, futur Saint-Martin, et dix ans plus tard, il lui succède en toute logique et devient le 19ème évêque de Tours.  

Grégoire de Tours 1.jpg

C’est à cette époque que ce curieux de l’histoire de l’Eglise, des Francs et de l’Auvergne commence la rédaction de son œuvre majeure, une « Histoire des Francs », « Decem libros historiarum », en 10 volumes, laquelle lui vaudra son surnom. C’est notamment grâce à elle que nous est parvenue l’histoire du vase de Soissons.

Ecrite entre 576 et 580, dans un « latin peu orthodoxe », mi-littéraire, mi-parlé, elle raconte l’histoire du monde, de la genèse à l’accession des Francs au pouvoir, soit depuis Adam et Eve jusqu’à l’an 591.

Pour les deux premiers livres qui vont jusqu’à la mort de Clovis Ier (511), il utilise abondamment les souvenirs de ses contemporains et ceux que la reine Clotilde (465-545), l’épouse de Clovis,  a confiés à Saint-Martin de Tours (316-397).

L’extrait ci-dessous relate le baptême de Clovis, point focal de l’histoire de notre pays, célébré à Reims la nuit de Noël 496.  

GREGOIRE DE TOURS.JPG

« Ce fut le roi qui le premier demanda à être baptisé par le pontife. Nouveau Constantin, il s’avance vers la cuve baptismale pour effacer le mal d’une vieille lèpre et se purifier dans l’eau nouvelle des souillures sordides contractées d’ancienneté. Quand il y fut entré pour le baptême, le saint de Dieu l’interpella en ces termes éloquents : « Courbe humblement la tête, Sicambre ; adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré. »

 

BAPTEME CLOVIS.JPG

L’historien des Mérovingiens, dont l’œuvre reste la source majeure dont nous disposons sur leurs règnes, Grégoire de Tours est mort vraisemblablement en l’an 594.

Biblio. et photos : « Les plus belles pages manuscrites de l’histoire de France » - Bibliothèque Nationale – Ed. Robert Laffont – Paris 1993. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.