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granville

  • Un poisson d'avril à la normande !

    De la morue ou du cabillaud ? En fait, au niveau des espèces, morue et cabillaud ne font qu'un ! "Morue" est un nom commun qui désigne en français des poissons de l'ordre des Gadiformes, des poissons vivant dans des eaux froides comme les morues, les aiglefins (haddock), les merlans et les lieus... Le nom "morue" vient du breton "mor" (mer) et du vieux français "luz" (brochet). Cabillaud est une altération du mot "bacalao", qui signifie morue en espagnol. Le cabillaud se mange frais ou après décongélation, tandis que la morue est salée et séchée.

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    En Normandie, de Granville à Fécamp, la pêche à la morue fut longtemps un véritable moteur économique. Née au XIe siècle, avec l'invasion des Vikings, cette pêche va prendre son essor dès le XVIe siècle avec la grande aventure des terre-neuvas, ces marins qui s’embarquaient pour huit à neuf mois pêcher la morue dans les Grands Bancs de Terre-, au large du Canada.

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    La recette de ce dimanche, amis gourmands aux babines alléchées, est celle de la morue à la normande*. Elle ne vous demandera qu'une trentaine de minutes de préparation et seulement 25 minutes de cuisson.

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    Pour la réussir, prévoir 1,2kg de morue salée, 1 kg de petites pommes-de-terre, 1 litre de lait, 20cl de crème liquide, 50 g de beurre, 1 bouquet de ciboulette, 1 citron, du sel et du poivre.

    Faire tremper la morue 12 heures dans de l'eau froide en renouvelant l'eau 2 ou 3 fois.

    Égouttez-la et coupez-la en morceaux. Les mettre dans une casserole, couvrir largement de lait et porter doucement à ébullition. Régler le feu pour que le lait frémisse pendant 5 minutes puis éteindre, couvrir et laisser pocher 10 minutes.

    Égouttez en réservant un grand verre de lait de cuisson, puis effeuillez la morue en éliminant la peau et les arêtes.

    Pelez les pommes-de-terre, les couper en deux et les faire cuire environ 10 minutes à l'eau. Puis les écraser très grossièrement dans un saladier. Ajoutez le lait, la moitié de la ciboulette ciselée, du sel et du poivre.

    Disposez les pommes-de-terre écrasées dans un plat, les couvrir de morue, nappez de crème et enfournez pour 15 minutes (Th. 6 - 180°).

    Sortir le plat du four, parsemez du reste de ciboulette ciselée, décorez de quartiers de citron et servir aussitôt.

    Bon appétit.

     

     

    Recette extraite de Tendance-Ouest Rouen Presse.

  • Le bulot de Granville

    Granville, cité de marins, jolie station balnéaire normande située face au Mont-Saint-Michel, avec sa plage, ses ports de pèche et de plaisance et... ses bulots ! Car ce coquillage, qui peuple généreusement toute la baie, revendique haut et fort son origine granvillaise.

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    Pêché de début mars à la fin juin dans les eaux froides de l'Atlantique, le bulot se retrouve surtout à l'ouest du Cotentin. A l'origine, il servait principalement d'appât pour attraper les cabillauds (morues), lors de la grande pêche sur les bancs de Terre-Neuve.

    Longtemps à l'écart des plateaux de fruits de mer, ce sont les pêcheurs de Granville qui lui ont véritablement redonné ses lettres de noblesse en en faisant le produit phare de leur port.

    Le bulot ou « Buccinum undatum » est également connu sous le nom de calicoco, ran, bavoux ou buccin. C'est un mollusque gastéropode qui peut atteindre 10 cm. Il se rencontre principalement sur les fonds de sable et de graviers, ainsi que sur les fonds vaseux, où il vit enfoui la plupart du temps, ne se déplaçant que pour se nourrir et se reproduire. Carnivore, il se nourrit des restes de poissons et crustacés qu'il trouve sur le fond. Sa coquille, du blanc crayeux au jaunâtre, est spiralée et formée de 6 à 8 tours.

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    Depuis que cet escargot de mer a été remis au goût du jour, c'est-à-dire depuis une quinzaine d'années, il a fallu encadrer sa pêche. Si elle s'effectue exclusivement à l'aide de casiers, pêche douce et respectueuse de l'environnement, il est toutefois très vite apparu nécessaire de veiller à la préservation de la ressource. Des quotas, des licences et même un mois de fermeture de la pêche ont donc été instaurés.

    Ce mollusque se laisse cuisiner facilement. La finesse de sa chair, son goût corsé et son parfum iodé s'accommodent en effet de mille manières... La plus simple ? Une cuisson de 10 à 15 minutes selon la taille, dans un court bouillon bien poivré, accompagné d'une tranche de pain beurré.

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    Mais pour vous, amis gourmands aux babines alléchées, voici la recette des bulots de Granville à la Normande*.

    Pour 1,5 kg de bulots, il vous faut 2 Pommes « Granny » , 60 g. d'échalote ciselée, 4 dl de cidre brut, 2,5 dl de crème fraîche, 3 g d'ail haché, 100 g de beurre, 5 cl de Calvados, du thym, du laurier, du sel et du poivre.

    Cuire les bulots pendant quinze à vingt minutes selon leur taille dans de l'eau salée et poivrée avec une branche de thym et quelques feuilles de laurier. Décoquiller les bulots et les couper en petits tronçons. Éplucher et tailler les pommes en julienne.

    Faire sauter au beurre les bulots avec l’échalote ciselée et l’ail puis flamber au Calvados avant de mouiller avec le cidre. Laisser réduire de moitié, ajouter les pommes, la crème fraîche et faire cuire à feu doux trois à quatre minutes. Rectifier l’assaisonnement si besoin et servir aussitôt.

    Bon appétit !

    Recette issue du site de l' « Amicale des pêcheurs d'Antioche » : http://www.apaoleron.fr

    Biblio. « Normandie-500 coups de coeur » de M. Le Goaziou et M-C. Colignon – Ed. Ouest-France 2011

    Merci au site http://www.normandiefraicheurmer.fr/la-peche-en-normandie