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delphine couturier

  • Entre cousin cousine

    La généalogie est source de surprises. L'histoire que je vous rapporte aujourd'hui commence au XVIe siècle à la Neuville-Chant-d'Oisel, une commune à la frontière de la Seine-Maritime et de l'Eure. Une commune née de la réunion des paroisses de « La Neufville » et du « Chant d’Oisel » lesquelles, en 1263, donnent naissance à « La Neufville du Chandoysel » qui deviendra « La Neufville Chandoysel ». Rebaptisée à la Révolution, « La Neuville Champ d'Oisel », la commune ne reprendra son nom initial de « La Neuville-Chant-d’Oisel » qu'en juin 1962.

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    L’église Notre-Dame consacrée en 1258 par Eudes Rigaud

    La Neuville, la « ville neuve », doit son nom à son origine, le pays construit au fur et à mesure des défrichements de la forêt de Longboël, ou « long bois » et au chant des oiseaux qui s'y faisaient entendre.

    Dans les années 1530/1580, c'est là que vivait mon ancêtre Jehan Hubert avec son épouse Benoîte Revel et leurs 5 enfants Michel, Geneviève, Mathieu, Toussaint et Laurens ( 1573 - vers 1628). Jehan Hubert était l'un des trois Sergents Verdiers de cette «  forest de Longboël ». Nommé par le roi, il était une sorte d'officier des Eaux et Forêts ayant sous sa responsabilité un territoire boisé sur lequel il avait « pouvoir, juridiction et connaissance première des délits qui s'y commettaient ». Une charge héritée de son père, qu'exercera après lui son fils aîné Michel (né vers 1552 - décédé vers 1622) dont je suis une descendante.

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    La garde de Jehan Hubert

    Le fils puîné de Michel, Laurens Hubert (1753-vers 1628), laboureur de son état, épousa Catherine Le Tellier dont il eut au moins 4 enfants : Pierre, Laurent, Marie et Mathieu. De la descendance de leur second fils, Laurent (1604-1670), ils auront une arrière-arrière petit-fille, Marie Anne Dorothée Hardy (1725-1808), qui épousera le 30 juin 1750 en l'église de Boissay (Seine-Maritime) un laboureur de Catenay (Seine-Maritime), Marin Couturier (1721-1800). Leur arrière-petite-fille, Delphine Couturier (1822-1848), se mariera le 7 août 1839 à Blainville-Crevon (Seine-Maritime) avec Eugène Delamare (1812-1849), un officier de Santé de Ry (Seine-Maritime), ancien élève d'Achille Flaubert (1784-1846), chirurgien en chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen et père du romancier normand Gustave Flaubert (1821-1880). L'histoire de leur couple inspirera ce dernier pour l'écriture de son roman « Madame Bovary » paru en 1857.

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    Plaque commémorative – Ry (Seine-Maritime)

    Mais ce que sûrement tous ignoraient, c'est qu'Eugène Delamare descend lui aussi du couple formé par Laurens Hubert et Catherine Le Tellier, par leur quatrième et dernier fils Mathieu (ca1609-1684), ce qui fait le lui le cousin de son femme.

     

     

    Merci au site : http://laneuvillechantdoisel.over-blog.com

  • Ce qu'elle avait de beau, c'était les yeux...

    Étrange destin que celui de cette femme qui deviendra célèbre... mais sous un autre nom ! D'elle, Gustave Flaubert écrira : « Ce qu'elle avait de beau, c'était les yeux ». Il choisira d'en faire l’héroïne de son premier roman, « Madame Bovary », qui, publié en 1856, sera non seulement son plus célèbre mais aussi le plus populaire de tous. L'histoire qu'il y relate est tirée d'un fait divers authentique qui eut pour cadre le bourg normand de Ry en Seine-Maritime : une jeune femme idéaliste et romanesque, épouse d'un simple médecin de province, qui choisira la mort plutôt qu'une vie trop éloignée de celle de ses rêves.

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    La véritable Emma Bovary s'appelle Delphine Couturier. Née dans le village de La Rue-Saint-Pierre, au cœur du pays de Bray le 17 février 1822, son père, un fermier aisé rêve pour sa fille d'un avenir brillant. C'est dans cet esprit qu'il l'élève et pour cela qu'il l'a fait instruire au couvent. A 17 ans, le 7 août 1839 dans l'église de Blainville-Crevon, la tête remplie d'idéaux romantiques, elle épouse le Docteur Delamare, un veuf de dix ans son aîné, un homme bon, sans grande personnalité et sans fortune, mais fou amoureux d'elle et prêt à tout pour la garder.

     

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    Hélas, très vite le vilain mari va tuer le prince charmant ! Delphine, qui ne rêve que de jolies toilettes, de bals et de réceptions, de notabilité, de serviteurs,... désenchante très vite. Une vie qu'elle juge terne, banale et étriquée, où frustrations s'ajoutent aux ressentiments, l'éloigne rapidement d'un mari qui l'ennuie et qu'elle finit par ne plus aimer. Par dépit, elle prend un amant. Une première relation avec un beau parleur qui l'abandonne très vite, suivie d'une seconde avec un ambitieux qui, craignant une entrave à sa respectabilité, disparaît sans explication...

    Emma Bovary, Delphine Couturier

    Un double échec qui va nourrir sa fragilité nerveuse et avoir définitivement raison de son équilibre. Acculée par les dettes, elle choisit l'arsenic pour mourir le 6 mars 1848. Le docteur Flaubert, appelé à son chevet, ne pourra rien pour elle...

    * Mon cousinage avec Delphine Couturier : Jehan HUBERT, mon sosa 4224, (+ ap. 1583) a épousé en 1552 à La Neuville-Chant d'Oisel (76) Benoîte REVEL (+ ap.1603). Le couple a eu notamment deux fils :

    • un fils Michel, « Sergent pour le Roi en la forest de Longboël », (°ap. 1552- + ca 1622) marié av. 1593 à La Neuville Chant d'Oisel (76) à Marie MONNOYE (1573-1637) ¬> Pierre HUBERT (°ca 1614 - +1672) x en 1634 à Catherine BULLETEL (°ca 1620 - 1656) ¬> Philippe HUBERT (1638-1694) x av. 1663 à Catherine LE TELLIER (1643-1694) ¬> Louis HUBERT (° ca 1672 - + 1732) x en 1715 à La Neuville Chant d'Oisel (76) à Marguerite VIMARD (°1687 - + ap.1744) ¬> Laurens HUBERT, Beaugeur – Couvreur en Paille (1721-1787) x en 1744 au Mesnil-Esnard (76) à Catherine LE PRESTRE (° 1721 - + ap. 1763) ¬> Antoine HUBERT, Charpentier (°1752 - + ap. 1813) x en 1773 au Mesnil-Esnard (76) à Magdeleine SERGEANT (° 1752 - + 1820) ¬> Flore HUBERT (1779-1843) x en 1803 au Mesnil-Esnard (76) à Nicolas BOULANGé, Couvreur en paille (°1769-+ 1852) ¬> Constant BOULANGé (°1817-+1889) x en 1842 au Mesnil-Esnard (76) à Geneviève Eloïse REIGNIER (°1815-+1902) ¬> Constant Etienne BOULANGé (°1842-+1918) x n 1869 à St-Pierre de Franqueville (76) à Lucie Stéphanie PELLERIN (°18446=1926) ¬> Paul Fernand BOULANGé (°1877-1950), mon grand-père.

    • Un fils Laurent, (°1573 - + ap. 1628), marié vers 1597 à Catherine LE TELLIER ¬>Laurent HUBERT, « Laboureur – Receveur des droits seigneuriaux de la Baronnie de Pont-Saint-Pierre (1604-1670) marié vers 1628 à marguerite HACOU (ca 1612 – 1688) ¬> Angélique HUBERT (1657-1733) mariée en 1678 à La Neuville Chant d'Oisel à Charles HARDY (1654-1710) ¬> Pierre HARDY (1696-1741) marié en 1720 à Boissay (76) à Geneviève SAAZ (1690-1748) ¬> Marie Anne Dorothée HARDY (1725-1808) mariée en 1750 à Boissay (76) à Marin COUTURIER (1721-1800) ¬> Pierre COUTURIER (1764-1853) marié en 1791 à Catenay (76) à Marie Marguerite Thérèse PIERRE (1767-1845) ¬> Pierre Jean Baptiste COUTURIER, Médaillé de Sainte(-Hélène, Cultivateur, (1795-1868) marié en 1821 au Vieux-Manoir (76) à Madeleine Martine Véronique LEROUX (1801-1839) ¬> Véronique Delphine COUTURIER, « Emma Bovary », (1822-1848), mariée en 1839 à Eugène DELAMARE (1812-1849).