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10/04/2016

10 avril 1912 : l'escale du "Titanic" à Cherbourg

10 avril 1912, 18h35. Après avoir quitté le jour même le port de Southampton, sur la côte sud de l’Angleterre, et franchi la passe de l’ouest, le "Titanic", le plus grand et le plus luxueux paquebot du monde, mouille en rade de Cherbourg, la plus grande rade artificielle au monde, et s’immobilise à côté du fort central.

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Le "Titanic" - Rade de Cherbourg - 10 avril 1912

L’escale durera une heure et demie. Nombreux sont alors les Cherbourgeois à envier ces 281 passagers de 26 nationalités différentes dont 21 français, emmenés grâce à deux transbordeurs de la White Star Line, le "Nomadic" et le "Traffic", qui vont embarquer pour le voyage inaugural de ce nouveau géant des mers ! Certains sont arrivés l’après-midi même de Paris, par train : le New York Express, en provenance de la Gare Saint-Lazare. Les troisième classe, 102 personnes au total, embarquent les premiers. Puis ce sera le tour des 151 passagers de première classe, dont quelques unes des plus grandes fortunes du siècle et des 28 de seconde classe. On charge également de quoi agrémenter agréablement le voyage, des produits de luxe français : champagne, vins et autres fromages...

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A 20h10, sous les ordres du Capitaine Edward John Smith (1850-1912), le paquebot transatlantique britannique, illuminé de tous ses feux, quitte Cherbourg, sa dernière escale continentale, pour rejoindre Queenstown, aujourd'hui Cobh en Irlande. Ce sera alors le véritable départ du voyage du "Titanic" vers New-York.

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On connaît la suite tragique de cette aventure. Quatre jours plus tard, dans la nuit du 14 au 15 avril, en plein Atlantique Nord, le "Titanic" s'éventre en plein Atlantique Nord, sur un iceberg, au large de Terre-Neuve, et coule en moins de trois heures. Sur 2224 personnes à bord, 1513 vont y laisser leur vie.

 

Merci au site http://cherbourg-titanic.com

20/11/2013

Napoléonbourg en Normandie, vous connaissez ?

A Cherbourg, au centre de la place qui porte son nom, se dresse, sur un socle de pierre, la statue équestre de Napoléon Ier (1769-1821), conçue par Armand Le Véel (1821-1905). L’Empereur est représenté à cheval, coiffé de son bicorne, le bras droit pointé vers la mer, la main désignant le port militaire, « La main qui fonde, et non celle qui menace ». Elle [rappelle aux Cherbourgeois le sacré coup de pouce qu’il a donné à l’avenir de leur ville par sa volonté d’ordonner, le 15 avril 1803, la construction d’un port militaire pour lutter contre les Anglais.

 

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  « Il sera construit dans la rade de Cherbourg un avant-port et un port capables de contenir douze vaisseaux de guerre avec un nombre proportionné de frégates et trois formes de construction

 

C’est après une première visite en mai 1811, que l’Empereur décide de faire de Cherbourg un des ports militaires principaux, visant l’invasion du Royaume-Uni, mais pas seulement. Il fera de la ville, au détriment de celle de Valognes qui était sous l’Ancien régime la principale ville de la péninsule et la sous-préfecture de la Manche, une préfecture maritime, le chef-lieu d’arrondissement du département de la Manche et le siège d’un tribunal de première instance. Il décrètera l’édification d’un nouvel hôpital de 300 lits, construit à partir de 1859 sur le territoire tourlavillais annexé.

En remerciement, les élus cherbourgeois décideront de rebaptiser la ville Napoléonbourg. Mais le décret ne sera finalement pas signé…

 

Il faut savoir que la ville normande, située à l’extrémité nord du Cotentin, est protégée par la rade artificielle la plus grande au monde, entre la Hague et le Val de Saire. Port de pêche gaulois, devenu place forte à la pointe du Cotentin à partir des Romains, la ville, disputée entre Anglais et Français, sera est un enjeu stratégique de la guerre de Cent Ans.  

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 Cherbourg au XVIIe siècle

C’est en 1802, alors qu’il est Premier Consul que Bonaparte décide de la reprise des travaux de la digue, selon la méthode de La Bretonnière, en aménageant la partie centrale pour recevoir des canons.

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Par décret du 25 germinal an XI (1803), il charge l’ingénieur Cachin du creusement de l’avant-port militaire, qu’il qualifiera de lac de Moeris.  Le 27 août 1813,  embourbé dans ses batailles en Europe de l'Est, Napoléon ne l'inaugurera pas mais laissera ce soin à l'impératrice Marie-Louise (1791-1847).

 Biblio. "Normandie-Secrets de Normands" de R. Grimaud - Ed. Prat 2012.