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24/12/2015

Joyeux Noël à tous !

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02/09/2015

Anne de Kiev, du Dniepr à la Seine

Pourquoi vous parler « de cette reine tapie dans les brouillards du XIe siècle, aux traits érodés par les bourrasques de l'histoire, dont on ne saura jamais ni l'aspect physique ni le caractère, et moins encore les sentiments intimes ? D'elle, il ne reste guère qu'une signature manuscrite, tracée au bas d'une charte, en lettres cyrilliques. » Fille d'un prince ruthène, Anne de Kiev traversa l'Europe pour se marier au petit-fils d'Hugues Capet, Henri Ier de France (1008-1060) et fut reine des Francs de 1051 à 1060. Ancêtre de tout le Gotha, elle est celle de millions de nos contemporains et aussi... la mienne (mon sosa 329524737).

 

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 Fresque de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev représentant les filles de Iaroslav de Kiev.

Anne est certainement la plus jeune.

Son père, Iaroslav le Sage (978-1054), grand-prince de Kiev, est l'un des onze fils de Vladimir le Grand (958-1015). En secondes noces, il a épousé Ingigerd de Suède. De cette union, serait née vers 1024, leur fille Anne. Comme toutes les princesses slaves de la Ruthénie, celle-ci a reçu une éducation soignée. Appartenant par sa confession, à l'Église des sept conciles, elle sait lire et écrire et connaît parfaitement l'Ancien et le Nouveau Testament comme le grec et le latin.

De son côté, après le décès de sa première épouse, Mathilde de Frise (1025/1026-1044), morte sans lui avoir donné l'héritier mâle tant désiré, le roi de France Henri Ier cherche à se remarier. Pour cela, le troisième souverain capétien envoie des diplomates aux quatre coins du monde. Cinq ans plus tard, en 1049, l'un de ceux-ci lui signale la beauté d'une jeune princesse de Kiev.

 

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Statue d'Anne de Kiev à Senlis - Oeuvre des artistes ukrainiens MiKolai et Valentin Znoba (1995)

 

Une ambassade de grande importance menée par Roger II, évêque de Châlons et par Gautier, évêque de Meaux, est aussitôt envoyée sur place pour y obtenir sa main. L'ayant obtenu, avec de surcroît une dot considérable, c'est sous la protection d'hommes d'armes à pied et à cheval, que commence pour la jeune princesse slave un voyage monotone qui va durer de longs mois. Dans de lourds chariots bâchés, au rythme des attaques de bandits, traversant Cracovie, Prague et Ratisbonne, elle arrive enfin à Reims au printemps 1051. Selon la légende, dès la première rencontre, c'est le coup de foudre. Henri Ier, âgé de 39 ans, apercevant Anne, de 12 ans sa cadette, descendre de son chariot, se serait précipité vers elle afin de l'embrasser avec une belle ferveur. Se dégageant quelques minutes de l'étreinte de son royal époux, la belle aurait susurré: "Je suppose que c'est vous, n'est-ce pas, qui êtes le roi?" Le mariage, l'occasion de grandes festivités, est célébré à Reims, le jour de la Pentecôte,  19 mai 1051. Sacrée reine le jour même par l’archevêque Guy de Châtillon, elle "s'appliquera à la prière. Libérale envers les pauvres, sensible au malheur, n’occupant le trône que pour y paraître comme compagne du roi, et pour accorder des grâces ». C'est elle qui introduira le prénom de « Philippe » à la cour de France en le donnant à l'aîné de ses trois fils, lequel sera couronné roi de France sous le nom de Philippe Ier (1052-1108)..

 

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 Signature d'Anne de Kiev

 

A la mort du roi, le 4 août 1060, Anne devient régente et le restera jusqu'en 1063, date de son remariage avec le comte de Valois, Raoul de Crépy, après que celui-ci ait répudié son épouse légitime. Elle fait reconstruire à Senlis une église consacrée en 1065 et y fonde l'abbaye Saint-Vincent. À l'automne de 1074, veuve pour la seconde fois, on perd sa trace. Sa dernière signature date de 1075, sur un diplôme en faveur de l’abbaye de Pontlevoy, près de Blois. Il est probable qu’elle ait quitté la cour peu après pour se retirer dans un monastère et y finir ses jours en paix, dans la prière et la pénitence. Elle meurt entre 1076 et 1089, peut-être en 1079.

 

Biblio. Anne de Kiev de Philippe Delorme, Éd. Pygmalion 2015.

18/02/2015

Mon cousin, Edouard Leclerc

Cousine d’Édouard Leclerc ! Voici une parenté insoupçonnée ! Ce fondateur de l'enseigne qui porte son nom, né en Bretagne, dans le département du Finistère, à Landerneau, le 20 novembre 1926 et décédé non loin de là, le 17 septembre 2012 à Saint-Divy, avait ouvert sa première épicerie dans sa ville natale en 1949. Il y vendait à prix de gros des produits de consommation courante, d'abord des biscuits, puis de l'huile et du savon.

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Il se fournissait directement chez les producteurs ce qui lui permettait de court-circuiter les fournisseurs, de supprimer leurs marges, et de faire ainsi baisser les prix. En 1964, le magasin de Landerneau, s'agrandit et devient le 1er hypermarché E.Leclerc. Après la Bretagne, son propriétaire s'attaque, non sans résistances, au territoire national. Patron médiatique, il se pose dès lors en défenseur du consommateur et pourfendeur des monopoles.

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 Aujourd'hui, on recense 585 magasins Leclerc en France et 126 magasins hors de France dirigés par son fils Michel-Édouard Leclerc. En 2013, l'enseigne affichait un chiffre d'affaires de 45,6 milliards d'euros.

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 Notre cousinage remonte à la 9ème génération.

Notre ancêtre commun, Jacques Leclerc (mon sosa 890), né le 21 août 1698 à Ansacq (Oise), Garçon-Charretier-Manouvrier, avait épousé le 17 janvier 1724 à Mouy (Oise) Anne Vualon (mon sosa 891), qui y était née le 28 avril 1705. Le couple eut 11 enfants.

 - L'aînée, Marie Anne Leclerc (mon sosa 445), née à Mouy (Oise), le 24 octobre 1724, y épousa le 24 juillet 1745 Jean Baptiste Candelier, Compagnon-Toilier, né le 21 août 1705 à Angy (Oise). Leur fils Jean François Candelier (mon sosa 222), ouvrier drapier, épousa en l'église paroissiale de Notre-Dame de Longpaon de Darnétal (Seine-Maritime), Marie Rose Lefebre (1757-1830). Véronique (1783-1835), leur fille, (mon sosa 111), épousa à Darnétal (Seine-Maritime) le 6 mai 1810 Pierre Louis Isidore Lemaistre (1783-1849), ancien miliaire, pensionné de l'Etat, journalier et marchand de comestibles. Leur fille Olympiade Véronique Lemaître (mon sosa 55), (1821-1898), épousa le 20 mai 1844 à Darnétal (Seine-Maritime) Médérique Emmanuel Morin (1811-1853), Journalier. Leur fille Louise Victorine Morin (mon sosa 27) (1849-1938) épousa à Darnétal (Seine-Maritime) le 5 septembre 1874, Jules Gustave Lecreq (1849-1930). Leur fille Louise Joséphine (mon sosa 13) (1875-1963) épousa à Darnétal (Seine-Maritime) Alfred Eugène Julien (1870-1937). Leur fils aîné Henri Louis Julien (mon sosa 6) était mon grand-père maternel.

 - Leur second enfant, leur fils Louis, né à Mouy (Oise), le 5 novembre 1726, y épousa le 4 octobre 1747 Marie Anne Briseux, qui y était née le 2 septembre 1724. Louis Noël Leclerc, leur fils (1751-1824) épousa à Mouy (Oise) le 30 mars 1781 Marie Catherine Bois (1757-1794). Leur fils Honoré Barnabet Leclerc (1784-?) épousa à Orléans (Loiret), le 11 mars 1818 Marie Anne Marguerite Toile (1781-1835). Leur fils Frédéric Albert Leclerc (1824-1869) épousa le 14 août à Besançon (Doubs) Jeanne Marie Devaux (1827-1869). Leur fils Henry Cyprien Leclerc (1859-1881) épousa à Besançon (Doubs) le 31 décembre 1881 Pauline Eugènie Médée (1863-1951). De leur union, naquit Eugène Leclerc (1886-1979), militaire franc-comtois agrégé de lettres, qui épousa le 23 juin 1919 à Landerneau (Finistère) Marie Gabrielle Kerouanton (1897-?), les parents d'Edouard Leclerc !

 Merci aux sites Geneanet et Geneastar pour m'avoir fait découvrir ce cousinage.