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31/12/2009

MILLE VOEUX POUR TOUS !!!

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30/12/2009

« C’te gars a un œil qui fagote et l’aut’ qui trache des harts !... »

Fagoter, au sens propre, c’est faire des fagots.

Pour cela, on prend des branches d’une même taille que l’on réunit autour d’un morceau de bois plus fort appelé souvent en Normandie « ragot » et on attache le tout avec un lien. Longtemps on a utilisé des lanières d’écorce de sureau pour faire ce lien, que l’on appelait un « hart », du francique « hard » signifiant « filasse ». A la campagne, le paysan tenait son fagot non encore lié d’une main et  de l’autre il saisissait un « hart » pour faire son nœud. Ce « hart », qui a fini par être un simple fil de fer, n’était pas mêlé au bois et il fallait le chercher dans le tas de liens préparés à cet effet. Or, dans de nombreux patois de Normandie, chercher se dit « tracher ». Ce verbe, issu de l’ancien français « tracier » signifiait d’abord « suivre à la trace », d’où la notion secondaire de chercher.

« Avoir un œil qui fait des fagots et l’autre qui cherche des liens », c’est donc loucher ou plus exactement être atteint de strabisme divergent.

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Rembrant atteint d'un strabisme divergent (1606-1669) - Autoportrait

Jadis encore, la langue littéraire utilisait volontiers cette autre expression qui devait avoir pris naissance également en Normandie : « avoir un œil qui regarde à Caen et l’autre à Bayeux ».

  

Biblio : « Expressions familières de Normandie » de R. Lepelley et C. Bougy – Editions Bonneton - 1998

 

27/12/2009

La naissance du Tigre

« Dans la mesure où un simple mortel peut incarner un grand pays,

Georges Clemenceau a été la France »

W. Churchill

 

Il est né le 28 septembre 1841 dans un petit village de Vendée, Mouilleron-en-Pareds.

 

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Acte de naissance de Georges Benjamin Clémenceau,

le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds

 

« C’est au caractère vendéen que je dois le meilleur de mes qualités. Le courage, l’obstination têtue, la combativité. » Georges Benjamin Clemenceau est né à 21heures 30 au domicile de son grand-père maternel, d’un père médecin et républicain engagé, qui s’est investi quelques années auparavant dans la lutte contre Charles X puis contre Louis-Philippe et qui aura une grande influence sur son fils.

A 24 ans, docteur en médecine, il part pour les Etats-Unis, s’y marie et y demeure 5 ans.

De retour en France, après avoir participé à l’insurrection parisienne contre le régime impérial, il est élu maire de Montmartre puis Député de la Seine.

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Chef de l’extrême gauche radicale depuis 1876, il s’oppose violemment à la politique coloniale de Jules Ferry et est à l’origine de la chute de plusieurs gouvernements. Ce sont ses coups de griffe qui seront à l’origine de son surnom de « Tigre ».

Battu aux élections de 1893, il se tourne vers l’écriture et le journalisme. Il collabore à l’Aurore où il fait publier le célèbre article d’Emile Zola « J’accuse » en faveur de Dreyfus.

Sénateur du Var en 1902, Ministre de l’Intérieur puis Président du Conseil de 1906 à 1909, il institue le Ministère du Travail et fait notamment voter les lois sur le repos hebdomadaire et la journée de 10 heures. Il se donne lui-même le surnom de « premier flic de France » et soutient la fondation de la police scientifique et des Brigades du Tigre.

 

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En novembre 1917, durant la Première Guerre mondiale, Raymond Poincaré l’appelle à la tête du gouvernement. A son surnom de « Tigre » vient alors s’ajouter celui de « Père la Victoire ».

A 76 ans, il restaure la confiance et met tout en œuvre pour que la République soutienne le choc de cette guerre. C’est la canne à la main qu’il parcourt les tranchées et donne, contre l’avis des députés, sa totale confiance à Foch.  

Retiré de la vie politique dès 1920, il s’éteint le 24 novembre 1929 à son domicile parisien.

 

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  Genéalogie complète du Tigre : http://www.geneastar.org/