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30/11/2014

Le mois de décembre...

 Brouillard dans les Avents,

Beaucoup de pommes, Normands !

Son nom vient du latin « decem » qui signifie dix. En effet, dans l'ancien calendrier romain, avant l'antéposition de Janvier et de Février des calendriers grégorien et julien, décembre était le dixième mois de l'année.

Chez les Romains, il était placé sous la protection de Vesta, la déesse du feu, et de Saturne, père de tous les dieux. Pour les Gaulois, c'était le « mois de joul » ou « mois de l'hiver », avec la nuit mère du solstice. Charlemagne (742-814) l'appelait le « mois du Christ naissant ».

Pour les livres d'heures, c'était le temps de la glandée et de la tuaison du cochon. Instituées dès le moyen-âge, la glandée était le droit d'aller récolter les glands ou de faire paître les cochons dans les bois seigneuriaux ou communaux afin de les engraisser.

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 Décembre, extrait des Très Riches Heures du duc de Berry (vers 1410-1416 puis années 1440)

Quant aux Républicains, ils l'avaient rebaptisé « frimaire ».

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Dans l'antiquité romaine, les Saturnales, grandes fêtes populaires, pratiquement le « Noël des Romains », se déroulaient durant la période proche du solstice d'hiver. On y célébrait le dieu Saturne. Elles commençaient le 17 du moi et duraient sept jours en s'achevant donc à la date où l’Église a placé la Nativité, c'est-à-dire quatre jours après le solstice d'hiver. Noël vient du latin « natalis dies », jour de naissance. A la fin décembre, les jours commencent timidement à rallonger et le soleil connaît une renaissance...

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Traditionnellement, le temps qu'il fera en décembre est donné par le temps qu'il a fait le dimanche 5 janvier dernier, jour de l’Épiphanie où s'achève le cycle des Douze jours. En Normandie, comme dans tout l'ouest de la France, on relevait ce jour-là des températures douces pour la saison, de la pluie et des rafales de vent.

Biblio. « Almanach de la mémoire et des coutumes » de P. Barret, J-N. Gurgand et C. Thiévant - Hachette, 1979.

26/11/2014

Les fleurs séchées du tigre

La représentation que nous avons des personnalités de notre histoire peut être très éloignée de la réalité. Ainsi, peut-on imaginer Georges Clemenceau (1841-1929), dont ses contemporains disaient « on le craint plus qu’on ne l’aime… il fait peur », celui-là même qui avait osé publier le terrible « J’accuse » de Zola (1840-1902), l’homme au caractère bien trempé, au surnom évocateur de « tigre », en un être sentimental capable de conserver plus de 11 années durant un simple bouquet de fleurs séchées ? Témoignage de l’amour d’une femme, pensez-vous ! Pas du tout, mais de celui des hommes ! Voici l’histoire…

 

A sa mort,  le 24 novembre 1929,  « Le père la Victoire » a demandé que l’on dépose trois choses dans son cercueil : sa canne à pommeau de fer, un coffret contenant « Les noces de Figaro » qui lui avait été offert par sa mère et… un petit bouquet de fleurs des champs séchées qui lui a été remis au cours de l’été 1918. 

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Clemenceau est déjà âgé de 76 ans, quand, en 1917, le Président de la République, Raymond Poincaré (1860-1934), fait appel à lui. La France est dans l’impasse. La fermeté de Clemenceau est ce qu’il lui faut. Plus résolu et surtout plus intransigeant que jamais, c’est dans ces termes que le nouveau Président du Conseil présente son programme à son gouvernement : « Vous voulez la paix ? Moi aussi. Il serait criminel d'avoir une autre pensée. Mais ce n'est pas en bêlant la paix qu'on fait taire le militarisme prussien. (…) Ma politique intérieure ? Je fais la guerre. Ma politique étrangère ? Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre ! ».  

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Pour contrecarrer l’offensive allemande, Pétain (1856-1951), alors chef militaire, lui propose une tactique destinée à arrêter l’ennemi : laisser une première ligne, dure mais facile à être traversée, pour que les allemands, mis en confiance, viennent s’écraser contre une seconde ligne, elle, très fortement organisée. Clemenceau, mesurant le prix en vies humaines que va coûter la mise en place de ce nouveau dispositif toutefois malheureusement nécessaire, se rend le 13 juillet 1918, comme il le fait souvent, sur le front, à la rencontre de ces poilus qu’il sait d’avance sacrifiés.  

Clemenceau, le Tigre, le Père la Victoire, guerre de 14-18

Comme il passe devant un groupe de soldats, l’un de ceux qui allaient sans aucun doute mourir le lendemain, s’avance vers lui et lui tend un bouquet de fleurs des champs : « Monsieur le Président, on a cueilli ça, en haut sur la tranchée, pour vous… » Emu, Clemenceau prend les fleurs et dit seulement : «  Mes enfants, ces fleurs iront avec moi dans mon cercueil ! » Le vieux soldat a tenu sa parole…

Biblio. « Petites histoires de l’histoire de France » de J-P. Rouland – Ed. Hugo et Cie - 2011

23/11/2014

Catherine, Sainte-Patronne des Généalogistes

Le prénom Catherine est d’origine grecque. Il vient de « Aikatérinê », l’un des surnoms de la déesse Diane, que les premiers chrétiens romains avaient rattaché au mot grec « katharos » » signifiant « pur ». Pour certains, c’est de ce même mot que serait né le catharisme, ce mouvement chrétien médiéval apparu au XIe siècle.  

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 Sainte Catherine d'Alexandrie

 

Nombre de saintes et de bienheureuses ont porté le prénom de Catherine, à commencer par Catherine d’Alexandrie que l’on fête le 25 novembre. Comme la dévotion à cette sainte a été l’une des plus répandue en Europe, de très nombreuses corporations se sont placées sous son patronage. Celles notamment qui utilisaient des mécaniques comportant des roues, en référence à l’un de ses attributs, la roue dentée de son supplice, et celles de l’intellect, car, dotée d’une grande intelligence, ses connaissances l’avaient placée au niveau des plus grands esprits de son époque. Elle est ainsi devenue la sainte patronne des barbiers, des charrons, des cordiers, des drapiers, des écoliers et des étudiants, des fileuses de laine, des meuniers, des notaires, des nourrices, des orateurs, des philosophes, des plombiers, des potiers, des prêcheurs, des rémouleurs, des tailleurs, des théologiens, des tourneurs,  des filles à marier et aussi celle des généalogistes ! 

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Catherine a été l’un des prénoms les plus utilisés sous l’Ancien Régime. Il a donné naissance à de nombreux diminutifs. Parmi ceux-ci, le saviez-vous,  celui de « catin ». Au XVIe siècle, ce surnom était un qualificatif affectueux. Un siècle plus tard, son sens se transforme pour désigner une femme de mauvaises mœurs. 

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Biblio. « Petit dictionnaire des mots qui ont une histoire » de G. Henry – Tallandier, collection Texto-le goût de l’histoire – Ed. 2012