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31/12/2011

Ça s'est passé un 31 décembre !

Le 31 décembre 1882, l’une des personnalités politiques les plus importantes de cette IIIème République présidée par Jules Grévy se meurt. Celui qui a joué un rôle clé dans la pérennité du régime républicain dans notre pays après la chute du Second Empire expire. Celui qui fut Président de la Chambre des députés de 1879 à 1881 et Président du Conseil et Ministre des Affaires Etrangères de 1881 au 30 janvier 1882 a rendu l’âme. 

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Extrait de l'acte de naissance de Léon Gambetta

 

Cet homme, c’est Léon Gambetta. Né à Cahors (Lot), le 2 avril 1838, de parents d’origine italienne, il est naturalisé français en 1859. Après des études de droit, devenu avocat, il entame sa carrière politique en 1869.

Son rôle dans la déchéance de l’empire et la proclamation de la IIIème République va être essentiel.  

 

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Léon Gambetta (1838-1882)

 

Le 14 novembre 1881, il devient à 43ans Président du Conseil. Tout juste a-t-il le temps de créer le premier Ministère des Arts destiné à promouvoir la culture et les arts dans les classes populaires, que son autoritarisme excessif entraîne la chute de son gouvernement le 30 janvier  1882.

 

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Léonie Léon (1838-1906)

 

Et c’est là que le destin se montre cruel. Alors que sa maîtresse, Léonie Léon, après dix années de liaison passionnée, plus de 6000 lettres échangées, consent enfin à l’épouser, Léon Gambetta se blesse le 27 novembre 1882 à la main droite en voulant décharger son pistolet. La blessure par balle n’est pas grave, mais ses médecins, craignant qu’une artère soit bouchée, le contraignent à garder le lit. La plaie cicatrise mais le convalescent se plaint alors de douleurs abdominales violentes. Les nombreux spécialistes appelés à son chevet diagnostiquent une appendicite infectée qu’ils n’opèrent pourtant pas.

Et c’est ainsi que le 31 décembre 1882, l’un des pères fondateurs de la IIIème République s’éteint dans sa maison des Jardies à Ville d’Avray près de Sèvres (Hauts-de-Seine) des suites d’une pérityphlite, inflammation du péritoine du caecum, découlant probablement d’un cancer de l’intestin ou de l’estomac, diagnostiquée dès le 23 décembre par le Professeur Charcot et jugée par lui inopérable. On saura plus tard que le défunt souffrait depuis longtemps de sévères troubles gastriques et intestinaux.  

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Après des obsèques nationales, Léon Gambetta est inhumé à Nice où sa famille s’est installée et son cœur transféré  le 11 novembre 1920 au Panthéon.

On doit à ses ennemis l’épitaphe suivante, cruelle allusion à un affreux accident dont il avait été victime dans sa jeunesse et qui le rendit borgne :

 

Amis respectons le cercueil

De ce patriote farouche

Qui prit bien soin de perdre un œil

Pour ne jamais paraître louche.

 

Biblio. Le Calendrier de l’Histoire d’A. Castelot – Lib. Académique Perrin – 1970

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

07:00 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (3)

28/12/2011

La pêche Melba ou comment une cantatrice à laisser son nom à un dessert

Le saviez-vous mais la Pêche Melba est un dessert créé en 1893 par le roi des cuisiniers Auguste Escoffier pour la cantatrice d’opéra Nellie Melba.

 

De son vrai nom Helen Porter Mitchell, Nellie Melba est née en Australie, à Richmond, Etat de Victoria, le 19 mai 1861. 

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 Nellie Melba (1861-1931)

 

Elle prit comme nom de scène Melba en référence à la ville de Melbourne, capitale de l’Etat de Victoria.

L’étendue de sa tessiture, la souplesse et la pureté de sa voix sans oublier sa présence sur scène lui ont valu un énorme succès quant elle se produisit à Londres en 1887. Dès lors, dans la capitale britannique, tout devint à la  « Melba »: coiffure à la Melba, gants à la Melba, robes à la Melba, etc… Alors, pourquoi pas une pêche ? 

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Auguste Escoffier (1846-1935)

 

C’est la question que se pose Auguste Escoffier qui, à cette époque, est chef des cuisines de l’Hôtel Savoy où séjourne la diva. Lors d’une souper donné en l’honneur du Duc d’Orléans, alors que la cantatrice vient de triompher dans « Lohengrin », l’opéra de Richard Wagner,  il a l’idée de servir au dessert un cygne en glace transportant sur ses ailes des pêches nappées d’une crème glacée à la vanille.  

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Un an plus tard, nommé chef des cuisines au Carlton, il décide de resservir ce dessert au dîner d’inauguration de l’Hôtel. Il supprime le cygne qu’il juge inutile et conserve la pêche sur canapé. Il arrose le tout, et c’est là que réside le génie du « cuisinier des rois », d’une purée de framboises : l’harmonie est parfaite tant aux yeux que pour le goût.

Il avait eu l’élégance et la prudence de demander auparavant à la Grande Melba  de consentir à prêter son nom à ce dessert savoureux, ce qu’elle fit généreusement. 

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Combien de mélomanes se souviennent encore de Nellie Melba dont la voix fit pourtant l’objet d’enregistrements phonographiques ? Alors que personne aujourd'hui n’ignore ce qu’est une pêche Melba !

 

Biblio. « Le calendrier de l’histoire » d’A. Castelot – Librairie Académique Perrin, 1970.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet et au site marcdelage.unblog.fr

24/12/2011

JOYEUX NOEL A TOUS !

 

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