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07/06/2015

Entre la poire et le fromage...

 ...ou ce que cette expression, qui date d’avant 1660, a de commun avec la Normandie !

Car, combien d'accords, de contrats, de marchés, se concluent à la fin d'un bon repas, généreusement arrosé, dans la torpeur que procurent la première digestion et l'effet des alcools ! Mais, devez-vous vous demander, le fromage n'est-il pas servi avant le dessert ? Et ne devrait-on pas dire plutôt « entre le fromage et la poire » ?

 

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Non, car, l'expression remonte au Moyen-âge. Et à cette époque, la poire ne symbolisait pas le dessert. C'était le fromage et non le fruit qui terminait le repas. Une habitude culturelle qui se pratique d'ailleurs encore de nos jours en Angleterre. Ce n'est qu'au XVIIe siècle, à la cour du roi de France, que l'ordre inverse, à savoir terminer le repas par un dessert après le fromage, s'imposera.

 

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Auparavant, l'usage voulait, surtout à la table seigneuriale, qu'on serve de copieux plats de viandes très rarement accompagnées de légumes. Alors, avant qu'on ne présente le fromage sur la table, pour se laver les dents, réveiller les papilles et se rafraîchir la bouche, on dégustait un fruit, généralement une poire, mangée de préférence cuite. Rappelons que sous le règne du roi Louis XIV (1638-1715), on cultivait en France près de 500 espèces de poires !

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En déguster une, bien juteuse, était un moment de pause et de détente, une version très sobre de notre célèbre « trou normand », cette coutume gastronomique qui consiste à boire un petit verre de Calvados au milieu d'un bon repas pour « faire digérer ». L’eau-de-vie, et plus particulièrement le Calvados, stimule en effet l’estomac en créant une sensation de vide que l’expression populaire a dénommé tout simplement « trou normand ». Et ce n'est qu'après cette pause faite d'une poire ou d'une eau-de-vie, que le repas peut reprendre avec l'arrivée des fromages et des vins... et le retour de l'appétit !

 

Merci au site http://tatinic.typepad.fr

04/04/2010

Le Trou Normand

Le trou normand ! Celui qui a fait notre réputation ! Celui qui dissout les graisses et permet de donner une suite à un repas copieux sans avoir de sensations de trop plein, de lourdeur ou de ballonnement !

Le trou normand qu’on avale « cul-sec » afin d’accentuer encore le processus thérapeutique de l’alcool et ses effets digestifs !

Le trou normand qu’on déguste après avoir levé son verre et lancer un « Encore un que les Anglais n’auront pas ! », expression qui remonterait  à la Guerre de Cent ans, quand les envahisseurs d’outre-manche occupaient sauvagement notre belle province, entre la Bresle et le Couesnon, et avec lesquels nos aïeux ont été contraints de tout partager : soupe, cidre bouché et surtout l’eau-de-vie de cidre !

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Le trou normand, pour ceux qui l’ignoreraient encore, consiste, pour le maître de maison,  à servir à ses convives, au beau milieu d’un bon repas,  un petit verre d’eau de vie de cidre. On ne sait pas vraiment à quand remonterait cette tradition ! Ce qu’on sait par contre, c’est que les écrivains normands du XIXe siècle, à commencer par Gustave Flaubert dans son ouvrage publié en 1881 « Bouvard et Pécuchet » y ont fait allusion.

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Mais cette pratique n’était en réalité guère quotidienne chez nos anciens et seulement réservée aux grandes occasions comme noces ou banquets, quand le repas prenait sa place de choix. Car quotidiennement, pour subsister, nos aïeux se sont souvent contentés, pour caler leur faim, d’avaler soupes ou autres bouillies de céréales. Nul besoin dans ces conditions de chercher à se redonner de l’appétit !

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En revanche, toujours au XIXe siècle, le "Calva", cette eau-de-vie de cidre ou Calvados, se retrouvait fréquemment le soir sur la table du normand avec le café. Et, après une rude journée, rien de tel alors qu’un « larmet » d’eau de vie dans la tasse pour se réchauffer et se réconforter !

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Quant au Flip Normand, il accompagnait le repas de nouvel an et particulièrement l’oie rôtie. Cette potion  est encore aujourd’hui considérée par les normands comme la meilleure façon de lutter contre une grippe naissante !

Pour tous les gourmands, en voici la recette traditionnelle :

« Chauffez, sans le faire bouillir, le contenu d’un demi-bol de cidre pur jus. Ajoutez quatre morceaux de sucre, remuez et complétez avec de l’eau-de-vie de cidre en remplissant le bol jusqu’à ras bord. C’est tout : vous n’avez plus qu’à déguster. »

JOYEUSES PAQUES A TOUS !