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signatures de nos ancêtres

  • Au-delà de la signature...

    Pour nous, généalogistes, se concentrer sur la signature d'un ancêtre a bien des avantages. Chaque signature est une empreinte manuscrite, la preuve indiscutable de la présence de la personne recherchée dans l'enregistrement de l'évènement auquel elle participe. En outre, une signature manuscrite concentre nombre d'informations utiles sur le niveau d'instruction et le rang dans l'échelle sociale de celui qui l'a écrite. Mais surtout, car c'est loin d'être négligeable, l'étude approfondie de l'évolution d'une signature tout au long de la vie de celui ou de celle à qui elle appartient, de celles de sa fratrie et plus encore de toute sa lignée, de la plus ancienne connue à la plus récente, permet de comprendre les évolutions et les variations orthographiques et phonétiques d'un patronyme. Comprendre comment, pourquoi et quand un nom de famille a muté et/ou s'est transformé.

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    Exemple d'évolution d'un nom de famille

     

    Ce n'est pas tout. Regardez la disposition des signatures au bas d'un acte de mariage. Bien souvent, il est le reflet à la fois du degré d'implication des individus dans l'évènement mais aussi du rang de chacun dans la société locale : d'abord les mariés s'ils savent signer, puis les notables, les parents, les membres proches de la famille, les témoins, les amis et enfin le curé.

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    Acte de mariage de mes ancêtres François Cordonnier et Marie Duval - 1781

     

    Examinez attentivement la signature. Elle peut révéler le prénom que cet aïeul utilisait au quotidien parmi tous ceux qu'il avait reçus lors de son baptême. Le prénom usuel n'est pas forcément le premier prénom ! Certains signataires ajoutent à leur nom un complément indiquant la place qui était la leur au sein de la famille comme "Père"ou "fils". Bien utile en cas d'homonymie ! Comme la mention "l'ainé"ou "le jeune" qui permet de situer le déclarant par rapport aux autres membres de la fratrie. Au décès du père, il était d'usage que le fils aîné, en référence à son nouveau rôle de chef de famille, signe désormais de son seul nom, abandonnant à la fois l'indication de son prénom et du complément...

    S'agit-il de la signature d'une femme mariée ? Signe t'elle de son nom de naissance ? De son nom d'épouse ? D'une combinaison des deux ? Est-elle veuve ? A t'elle conservé le nom de son mari ou repris son nom de jeune fille ? Les réponses à ces questions permettent de cerner l'espace d'autonomie dont elle disposait au sein de son couple et de sa famille.

    La signature d'un ancêtre revient souvent dans des actes qui ne concernent pas sa parenté ? Il est souvent cité en qualité de parrain-marraine ou de témoin ? C'est une indication précieuse qui montre l'insertion sociale, la notoriété, l'étendue des relations qu'il entretenait avec son voisinage amical ou professionnel.

    Autre bonne raison de s’intéresser aux signatures de ses ancêtres : en l'absence de photographies, par leur aspect graphique, elles complètent et illustrent agréablement une généalogie ou la rédaction d'une histoire de famille.

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    Enfin, et sans pour autant faire de graphologie, la signature fait parfois état de la personnalité du signataire notamment lorsqu'elle est tracée d'une main expérimentée.

     

     

    Biblio. "Les signatures de nos ancêtres, ou l'apprentissage d'un geste" de Th. Sabot - Ed. Thisa, 2012,

    "La trace de nos ancêtres" de M. Lequesne - RFG n°141,

    "Les signatures, un objet d'étude à ne pas négliger !" de S. Roelandt - Votre Généalogie, n°22.

    Merci au site : guide-genealogie.com