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04/11/2015

A Honfleur, un « Boudin » en cache un autre...

A Honfleur, perle du Pays d'Auge et du Calvados, il y a deux « Boudin » célèbres. Le premier, sûrement le plus connu des deux, est Eugène Boudin (1824-1898).

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 Eugène Boudin (1824-1898)

 

Grand peintre de marines, considéré comme l'un des précurseurs de l'impressionnisme, il a largement contribué à la réputation de sa ville natale comme cité des artistes. Outre le port d'Honfleur, il a trouvé son inspiration dans les stations balnéaires normandes de Trouville et de Deauville devenues à la mode sous le Second Empire. La foule bourgeoise et élégante qui circulait sur les plages lui servait de modèles. Ce « peintre des beautés météorologiques » comme l'a surnommé Charles Baudelaire (1821-1867) a laissé près de 4 500 tableaux et autant de dessins, pastels et aquarelles.

 

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Honfleur – Eugène Boudin (1897)

 

Le second « Boudin » se prénomme Arthur (1836-1907). Une place dans la vieille ville et une galerie, la plus ancienne du Calvados, portent son nom.

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 Place Arthur Boudin d'Honfleur – Peinture de B. Loriot (1925-1998)

 

Arthur Boudin était le Directeur de l'ancien collège fondé en 1854 et situé rue de l'Homme de bois. Il en a assuré la prospérité. Pour son malheur, il eut pour élève entre 1865 et 1870 Alphone Allais (1854-1905) dont il devint, comme d'autres personnalités honfleuraises, la cible privilégiée. L'écrivain-humoriste normand, reconnu pour sa plume acerbe et son humour absurde, avait conservé une dent contre son enseignant. Un jour, il assura à qui voulait l'entendre que cet homme était le célèbre inventeur du ressort à boudin ! Bien sûr, le digne pédagogue exigea un démenti. Alphonse s’exécuta et confirma par voie de presse que le professeur Boudin « n’avait rien inventé du tout, pas même le ressort qui portait son nom »...

25/02/2015

Le Pont de Normandie a 20 ans !

Le Pont de Normandie, symbole d'une Normandie réunie, vient de fêter ses 20 ans ! Ce magnifique ouvrage, enjambant avec grâce l'estuaire de la Seine entre la Côte d'Albâtre et la Côte Fleurie, a relevé tous les défis, aussi bien techniques qu'esthétiques ! S'il est aujourd'hui en cinquième position , il a longtemps été le plus long ouvrage à haubans au monde.

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Troisième pont à dominer la basse Seine, après ceux de Tancarville et de Bretonne, gigantesque construction d'une extrême légèreté, ce monstre d'acier et de béton a nécessité pas moins de 300 ingénieurs et plus de 6 ans de travaux, soit 2 190 jours de travail, un millier d'ouvriers œuvrant souvent dans des conditions particulièrement difficiles.

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Grâce à ses 284 haubans, son tablier de béton de plus de 2 km, dont la travée centrale fait 856 m, est suspendu au-dessus de la Seine à plus de 60 m de hauteur. Capable de résister à des vents de 440 km/h, et aux chocs des plus gros cargos, sa construction a coûté 2 milliards de francs soit 304 millions d’euros.

 

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C'est le 22 mars 1988 que Jacques Chirac, alors Premier ministre, pose la première pierre de ce géant reliant Le Havre (Seine-Maritime) à Honfleur (Calvados). Six ans plus tard, le 20 janvier 1995, l'ouvrage d'art, sans doute le plus spectaculaire de la fin du XXe siècle, est inauguré par Edouard Balladur, lui aussi Premier Ministre de l'époque. Ouvert à la circulation le 26 janvier, suivant, il est aujourd'hui emprunté par près de 20 000 utilisateurs quotidiens (moyenne calculée en 2014).

 

14/04/2012

Régalez-vous : voici nos salicoques

« Et on décida que tout le monde passerait l’après-midi dans les rochers,

 à chercher des salicoques. »

Extrait de « Pierre et Jean » de Guy de Maupassant (1887)

 

 

La salicoque est le nom normand familier donné aux petites crevettes grises ramassées le long des côtes. Il vient de « salir », variante dialectale de « saillir » signifiant sauter et de coque, le coquillage.

Ce petit crustacé est courant sur  les rivages sableux de notre littoral. On dit que les plus beaux spécimens se rencontrent notamment près du Havre et dans la baie du Mont-Saint-Michel. Facile à pêcher et presque en toute saison,  il est aussi très savoureux !  

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Alors, comme d’habitude, pour tous les gourmands aux babines alléchées, voici la recette des Salicoques de Honfleur* 

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Il vous faut 400 g de salicoques ou crevettes grises vivantes, 25 cl de cidre fermier sec, 25 cl d’eau, du sel, du poivre, 1 feuille de laurier et 1 oignon ½.

 

Porter à ébullition le citre, l’eau, le sel, le poivre, le laurier. Jeter les salicoques vivantes dans le liquide bouillant. Remuer jusqu’à la reprise de l’ébullition, arrêter le feu. Egoutter et servir tiède avec du pain brié ou de campagne au lin grillé et du beurre normand demi-sel.

 

Bon appétit !

 

* Recette extraite de « Mes recettes normandes » de C. Gilles – Ed. Vinarelle - 2012