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13/08/2017

La race percheronne et la Normandie

Ne vous fiez pas à son apparence de père tranquille… Malgré son aspect débonnaire, il vous emmène sans peine et par tous les temps à la découverte de notre belle province, empruntant au gré de son itinéraire, chemins, sentiers et collines.

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Le Percheron

La race Percheronne est l’une des races chevalines les plus anciennes. Ses origines remontent au VIIIe siècle. Elle est emblématique du comté du Perche, aux terres argileuses et humides, lequel, à la Révolution française, a été scindé entre les départements du Loir-et-Cher, de l'Eure-et-Loir, de la Sarthe, de l’Orne et une petite partie de l'Eure.

Mais saviez vous que le Percheron serait un cheval d’origine arabe ? On dit que, le 25 octobre 732, quand Charles Martel (690-741) arrête les arabes à Poitiers, il disperse la cavalerie du chef Abd al-Rahmân. Certains étalons orientaux auraient été ainsi ramenés par les comtes du Perche, partis guerroyer en Terre sainte.

 

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Charles Martel à la Bataille de Poitiers - Octobre 732 - Représentation par Charles de Steuben, musée d'histoire de France de Versailles.

 

C’est en Normandie, en 1824, au Haras national du Pin situé dans le département de l’Orne, le plus vieux des vingt haras nationaux français, qu’un poulain baptisé Jean Le Blanc va naître d’un croisement entre un étalon noir, Gallipoly, et une jument de trait. Il est aujourd’hui considéré comme le père fondateur de la race Percheronne : robe grise ou noire, pesant entre 800 kg et une tonne et mesurant au maximum 1,75 m. Cependant, d'autres sangs paraissent avoir concouru à la création de la race.

 

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Le Haras du Pin

Au fil des années, il va devenir à la fois plus charpenté et plus musclé. Les conditions d’élevage, le climat, la qualité du sol et de l’herbe, ont été des éléments prépondérants dans l’évolution de la race.

Ce n’est qu’au XIXe siècle que, ayant atteint son apogée, elle sera définitivement fixée. Utilisé comme cheval de culture, mais surtout comme cheval de messagerie, il tire charrettes, diligences, omnibus, «voitures de sociétés», fourgons de pompiers, malle-poste…

Aujourd’hui, le percheron est connu dans le monde entier. C’est un remarquable cheval de gros trait, capable d'efforts intenses. Sa puissance, ses allures, son esthétisme lui permettent de conserver de très bonnes aptitudes à l'attelage comme à la traction. Il excelle dans les épreuves de puissance mais demeure un excellent cheval pour l'agriculture.

 

Biblio. «Les races normandes» de F. Callu et N. Vermeulen – Ed. C. Corlet – 2004 -

Merci aux nombreuses pages Wikipédia sur le sujet  - Photos : Merci à France TRAIT, au Haras du Pin et à la revue "Patrimoine Normand".