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04/01/2015

De "Champ de Bertin" à "Chambertin"

Le saviez-vous ? C'est à un paysan du nom de Bertin que l'un de nos plus célèbres vins rouges de Bourgogne, le Chambertin, doit son nom.

 

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Grâce aux recherches archéologiques réalisées sur la commune de Gevrey-Chambertin située au pied de la Côte Bourguignonne, à 12 kilomètres de Dijon, on peut affirmer que les premières vignes gallo-romaines datent ici du Ier siècle avant notre ère. Cinq cents ans plus tard, l’implantation du christianisme va favoriser son extension par la création d’importants domaines rattachés aux abbayes, comme l'abbaye de Cîteaux édifiée en 1098.

 

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A Gevrey, ce sont bien les moines de l'abbaye mérovingienne de Bèze qui cultivent la vigne. On raconte que Bertin, Berht-in, c'est à dire le fils de Berht, le Brillant, possédait vers l'an 650, un champ de céréales voisin de celui desdits religieux. Placé au sud du village, orienté plein Est, il se situait directement sous le bois qui coiffe le côteau. Suivant l'exemple de ses voisins , Bertin y cultiva de la vigne. Il utilisa pour cela le même cépage qu'eux et adopta les mêmes méthodes de travail. Les vins qu'il obtint étaient si parfaits que les vignerons ne nommèrent plus le vignoble ainsi créé que du nom de son propriétaire : les "Champs de Bertin" ou «Chambertin». Les puissantes abbayes de Langres, Cluny et les seigneurs locaux se partagèrent plus tard la propriété de ce noble terroir.

 

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Classé parmi les grands crus du vignoble de la côte de Nuits, le Chambertin atteignit son heure de gloire sous l'Empereur Napoléon (1769-1821) qui en avait fait son vin préféré. Il en buvait une demi-bouteille à chaque repas, toutefois coupé d'eau. On dit qu'il l'affectionnait tant qu'il ne lui était infidèle, parfois, que pour une coupe de champagne !

 

Merci au site www.rossignol-trapet.com

 

19/09/2012

Brillat-Savarin : un fromage made in Normandie

Normandie et Bourgogne se partagent aujourd’hui ce fromage créé chez nous en 1890 sur le terroir de Forges-lès-Eaux en Seine-Maritime. A l’origine, la famille Dubuc, ses parents, l’avaient baptisé pompeusement « Excelsior » ou « Délice des gourmets ». 

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A base de lait de vache, à pâte molle à croûte fleurie, c’est là le plus ancien fromage à pâte enrichie de matière grasse (environ 75%) inventé à la fin du XIXème siècle.

A l’époque, il s’agissait de présenter un fromage d’un format supérieur à ceux en cours, susceptible de se faire une place sur les tables gastronomiques où on ne servait qu’un seul fromage à la fois et encore uniquement lorsqu’il était toléré !  

 

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Il prend donc la forme d’un disque plat de 13 cm de diamètre, 3,5 cm d’épaisseur pour un poids d’environ 500 grammes. Affiné sur 12 jours en cave sèche, sa période optimale de dégustation s’étale d’avril à octobre mais il est aussi excellent de mars à décembre.

On doit à Henri Androuët, créateur de la célèbre maison fromagère, le nom qu’il va porter à partir de 1930, le « Brillat-Savarin » en hommage au célèbre gastronome, celui qui disait « qu’un repas sans fromage est comme une belle à qui il manque un œil » et qu’on ne présente plus, Jean Anthelme Brillat Savarin (1755-1826).

 

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Jean Anthelme Brillat Savarin (1755-1826)

 

Aujourd’hui, la production de ce triple crème, doux au palais, qui se mange jeune et bien frais, s’est déplacée vers l’Ile de France et surtout la Bourgogne.

A noter qu’un gâteau porte également le nom du gastronome français, le savarin, créé en 1856, sorte de baba au rhum, sans raisins secs, en forme de couronne, servi garni de crème, imbibé d’un sirop de rhum ou d’un autre alcool.

 

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet