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25/01/2012

Le horsain, un gars pas « d’cheu nous »

Horsain : voilà un mot du langage courant normand ! Le horsain, c’est pour un normand, celui qui ne l’est pas, qu’il soit né dans un autre pays normand que le sien ou totalement étranger à la Normandie.

Le terme n’est pas seulement masculin (au féminin, ça donne horsaine) ni seulement négatif : il est souvent utilisé de façon affectueuse voire un peu moqueuse.   

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Sur un plan étymologique, le mot « horsain » (prononcez « horzin ») se serait formé au XIIIe siècle à partir du mort « forain » (du dehors), lui-même issu vers 1155 du bas latin « foranus » (qui dépasse au dehors), du latin classique « foris » (de-hors) employé comme préposition en latin (hors).  

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Utilisé par une grande partie des locuteurs de la langue d’oïl, ceux du nord de la France, le terme s’est ensuite restreint à un usage normand.

« Nous sommes au cœur du pays de Caux… Mais voilà, je ne suis pas cauchois, je n’ai pas vu le jour sur le plateau, comme ma mère. Je monte de la grande ville que j’ai quittée ce matin. Je suis un horsain : un étranger » écrivait le plus célèbre de nos horsains, l’homme d’Eglise Bernard Alexandre (1918-1990) dans son livre « Le Horsain, vivre et survivre en pays de Caux ». 

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Merci aux pages Wikipédia sur le sujet et au site « Lexique normand, les Amateurs de Rémy de Gourmont »