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  • 14 octobre 1066 : ce jour-là à Hastings

    En battant dans la région d’Hastings, dans le comté anglais du Sussex de l’Est, le roi Harold, le duc Guillaume de Normandie (1027-1087) remporte la victoire qui lui assure la conquête de l’Angleterre. Devenant dès lors Guillaume le Conquérant,  roi d’Angleterre, il donne à la Normandie une dimension nouvelle et crée, à cheval sur la Manche, un empire anglo-normand qui va perdurer pendant près d’un siècle et demi.  

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     La bataille d’Hastings – H. Debon – Musée des Beaux-Arts de Caen

     

    La couronne d’Angleterre, elle lui a été promise en 1051 par le roi Edouard le Confesseur qui, sans héritier, l’a choisit comme successeur. Mais c’était sans compter sur Harold Godwinson (1022-1066), beau-frère d’Edouard. A la mort du roi, le 5 janvier 1066, il se fait immédiatement proclamer roi d’Angleterre, espérant ainsi ruiner définitivement les espoirs de son rival.

    Dès qu’il en a connaissance, le guerrier normand décide d’aller par la force récupérer son dû. En fin stratège, il prend le temps de se préparer et ne laisse rien au hasard. Il constitue sa flotte. Quelques mois suffisent pour construire un millier d’esnèques, des bateaux très proches des drakkars des vikings. Pour les hommes, il fait appel à ce que le royaume de France compte d’aventuriers. Ils en arrivent beaucoup, de partout, et notamment de Flandre et de Bretagne. Il réclame et obtient l’agrément du pape Alexandre II et s’assure aussi de l’appui du ciel. Le 18 juin, il fait à l’abbatiale de la Trinité, l’abbaye aux Dames de Caen que son épouse Mathilde à fondée, de superbes cadeaux et fait don de sa jeune fille, Cécile, âgée seulement de 5 ans. Enfin,  le 29 septembre, le voici en Angleterre. Il débarque à Pevensey et déploie son armée dans la région. 

     

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    Seulement deux semaines plus tard, le 14 octobre 1066, c’est la bataille décisive d’Hastings. Harold y perd la vie comme nombre de ses compatriotes.  

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    Tapisserie de Bayeux, la victoire de Guillaume le Conquérant à Hastings

    Guillaume devient le maître du royaume d’Angleterre. Le 25 décembre 1066, il est sacré roi à Wesminster.  S’il reste vassal du roi de France Philippe Ier (1052-1108) pour la Normandie, il devient son égal pour l’Angleterre !

     

    Biblio. et photos : «  Histoire de la Normandie des origines à nos jours » - R. Jouet et C. Quétel – Orep Editions 2009.

    « La Normandie, des origines à nos jours » - F. Neveux – Ed. Ouest-France 2010 

  • Brillat-Savarin : un fromage made in Normandie

    Normandie et Bourgogne se partagent aujourd’hui ce fromage créé chez nous en 1890 sur le terroir de Forges-lès-Eaux en Seine-Maritime. A l’origine, la famille Dubuc, ses parents, l’avaient baptisé pompeusement « Excelsior » ou « Délice des gourmets ». 

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    A base de lait de vache, à pâte molle à croûte fleurie, c’est là le plus ancien fromage à pâte enrichie de matière grasse (environ 75%) inventé à la fin du XIXème siècle.

    A l’époque, il s’agissait de présenter un fromage d’un format supérieur à ceux en cours, susceptible de se faire une place sur les tables gastronomiques où on ne servait qu’un seul fromage à la fois et encore uniquement lorsqu’il était toléré !  

     

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    Il prend donc la forme d’un disque plat de 13 cm de diamètre, 3,5 cm d’épaisseur pour un poids d’environ 500 grammes. Affiné sur 12 jours en cave sèche, sa période optimale de dégustation s’étale d’avril à octobre mais il est aussi excellent de mars à décembre.

    On doit à Henri Androuët, créateur de la célèbre maison fromagère, le nom qu’il va porter à partir de 1930, le « Brillat-Savarin » en hommage au célèbre gastronome, celui qui disait « qu’un repas sans fromage est comme une belle à qui il manque un œil » et qu’on ne présente plus, Jean Anthelme Brillat Savarin (1755-1826).

     

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    Jean Anthelme Brillat Savarin (1755-1826)

     

    Aujourd’hui, la production de ce triple crème, doux au palais, qui se mange jeune et bien frais, s’est déplacée vers l’Ile de France et surtout la Bourgogne.

    A noter qu’un gâteau porte également le nom du gastronome français, le savarin, créé en 1856, sorte de baba au rhum, sans raisins secs, en forme de couronne, servi garni de crème, imbibé d’un sirop de rhum ou d’un autre alcool.

     

    Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet

     

  • La moutarde de Normandie

    Le saviez-vous, notre belle région a une tradition moutardière qui remonterait aux Moyen-Age ! Comme en témoigne des écrits datant de 1735, le Pays de Caux est l’un des premiers fiefs de la moutarde en Normandie. Honoré-Gabriel Riquetti comte de Mirabeau (1749-1791) a d’ailleurs, dans un écrit daté de 1783, fait la promotion de la moutarde fine de Caudebec-en-Caux. 

     

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    La moutarde Bocquet de la ville d’Yvetot est née au XVIIIe siècle. Fabriquée par assemblage de trois variétés de graines de moutarde et l’utilisation de vinaigre de cidre, elle a perduré jusqu’en 1980.

     

    La région d’Elbeuf a également fortement contribué à la réputation de la production moutardière régionale. La moutarde Tabuelle, aujourd’hui disparue, était fabriquée à Caudebec-lès-Elbeuf.

     

     

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    Après la Seconde Guerre mondiale, il y avait en France environ 160 fabricants de moutarde. Au début du XXIe siècle, il n’en reste plus qu’une petite dizaine. En Normandie, Toutain-Barville, situé à Déville-lès-Rouen, est le dernier ambassadeur de cette tradition.

     

    Et comme d’habitude, pour tous les gourmands aux babines alléchées, voici une recette normande traditionnelle, celle des Maquereaux à la moutarde*.

     

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    Il vous faut : 6 maquereaux moyens, 40g de beurre, 25 cl de crème fraîche, 3 cuil. à soupe de moutarde, 1 citron, du persil, du sel et du poivre.

     

    Moutarde, Yvetot, Normandie, Bocquet, Maquereaux

     

    Vider (si cela n’a pas été fait par votre poissonnier), laver et essuyer les maquereaux. Dans un plat à four généreusement beurré, disposer les poissons. Mélanger la crème fraîche, la moutarde, le jus de citron, un peu de sel, du poivre et le persil haché. Verser cette préparation sur les poissons. Parsemer de noisettes de beurre. Enfourner à four moyen pour une bonne demi-heure. Servir aussitôt.

     

    Bon appétit !

     

    * recette extraite de « Mes recettes normandes » de A. Prével – Ed. C. Bonneton 2005.