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06/04/2014

Rôti de porc à la mode de Granville

Aujourd’hui, la recette que je vous propose, amis gourmands aux babines alléchées, est celle du rôti de porc à la mode de Granville*.

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Cette jolie station balnéaire du département de la Manche a été fondée par un vassal de Guillaume le Conquérant au XIe siècle. Elle est aujourd’hui le premier port coquillier de France. Bien que soumise à un climat océanique, son positionnement abrité sur la baie du Mont-Saint-Michel au fond du golfe formé par la Normandie et la Bretagne, lui confère un microclimat fort apprécié.

Et si la Normandie se situe au troisième rang des régions françaises productrices de porcs charcutiers, c’est bien grâce au département de la Manche qui en produit à lui seul plus de la moitié.

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Pour réaliser cette recette normande, il vous faut : 1 kg de viande sans os, de préférence, palette roulée, assaisonnée intérieurement et extérieurement (on ajoutera à l’intérieur un fin hachis de ciboulettes), 12 pommes évidées non épluchées, 1 bon verre de calvados, 1 tasse de crème fraîche normande, du beurre demi-sel, du sel et du poivre.

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Prévoir 50 à 60 minutes de cuisson.

Ficeler le rôti préparé comme il est dit plus haut. Mettre dans un plat à feu et placer à four moyen, légèrement beurré, pendant 20 à 25 minutes.

Ajouter les pommes dont on aura bourré le vide avec le beurre et remettre au four pour terminer la cuisson.

Dresser le tout sur un plat chaud et tenir dans le four chaud mais éteint.

Déglacer le plat de cuisson avec le calvados (si nécessaire ajouter un peu d’eau).

Lier avec la crème fraîche, laisser chauffer sans bouillir, travailler un peu pour que la sauce soit bien liée. Servir en saucière ou bien napper le rôti découpé.

Bon appétit !

 

* Recette extraite de « Gastronomie normande d’hier et d’aujourd’hui » de S. Morand- Ed. Flammarion 1970.

09/06/2013

Le navet de Martot, normand et fameux !

Situé sur la plaine alluviale de la Seine, entre Elbeuf et Val-de-Reuil, c’est à Martot que l’Eure conflue avec la Seine. Et c’est grâce à ce sol sableux que, de tous les navets cultivés en Normandie, celui de Martot est le plus anciennement réputé. L’historien français Le Grand d’Aussy (1737-1800) mentionne, dès 1782,  les navets de « Martot près de Rouen » ! Plus tard, en, dans son « Petit traité pratique de culture potagère » publié en 1854, N.-J.Prévost insiste sur l’importance du terroir. « Aucune plante potagère ne change plus complètement de qualité, en changeant de terrain, que le navet ; ainsi les navets de Martot, si justement réputés (…) Rien n’égale en bonté les navets récoltés sur le sol arénaire compris entre Elbeuf et Pont-de-l’Arche. »  

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Le navet de Martot se distingue de ses cousins par sa belle forme obtuse et arrondie à l’extrémité. Il est aussi très légèrement sucré. Est-il né d’un vieux navet normand, le navet Maltot apparu dans le Calvados ? Est-ce le renflement de la partie inférieure qui lui a valu ce nom orthographié également en « Marteau » ? Peut-être.  

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Quoi qu’il en soit, alors qu’à Martot, la production de navets a perdu son ancienne importance, c’est aujourd’hui, la Basse-Normandie, et plus particulièrement le département de la Manche, qui se trouve en tête des régions françaises productrices de navets.

Et comme d’habitude, pour tous les gourmands aux babines alléchées, voici la recette des navets au cidre*.

Pour 4 personnes, il vous faut 4 gros navets ronds, 250 g de chair à saucisse, 1 œuf, 1 belle noix de beurre, 1 dl de cidre, 1 échalote, 3 cuillers à potage de jus de veau, 1 brindille de thym, 1 feuille de laurier, quatre-épices, fines herbes.  

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Commencer par éplucher les navets ; les évider ; avec les fines herbes, l’échalote hachée finement, l’œuf et 2 pincées de quatre-épices, la chair à saucisse, faire la farce en mélangeant le tout. Remplir les navets ; bien tasser ; beurrer grassement un plat allant au four. Placer les navets ; mouiller avec le citre, le jus de viande, sel, poivre ; Passer au four chaud 15 minutes.

Bon appétit !

 

* « Le grand livre de la cuisine normande » de R. Compas – Ed. Delarge – 1976.

Biblio ; « Normandie, produits du terroir et recettes traditionnelles » - Inventaire du patrimoine culinaire de la France – Ed. Albin Michel 2003.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

24/03/2010

Manger comme un alouvi !

Voilà une expression bien connue des Normands (pour les plus anciens d'entre nous au moins !...) Un alouvi est un affamé !

Ce mot s’emploie comme substantif et comme adjectif : « il est alouvi », c’est-à-dire, à l’origine du moins, « il a faim comme un loup ».

 

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Loup affamé

Il s’agit en effet d’un produit du nom latin « lupus », loup, dont l’ancien français connaissait le dérivé « louvi » signifiant affamé, avide comme un loup.

On le trouve ici avec le préfixe « al » (latin ad-) qui renforce l’idée exprimée par l’adjectif simple. 

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 Gargantua

Biblio : "Expressions familières de Normandie" de R. Lepelly et C. Bougy - Ed. Bonneton - 1998