Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

calvados - Page 3

  • Un trésor normand : le Pommeau

    Si ces origines restent obscures, elles n’en sont pas moins lointaines. Prestigieuse spécialité de notre belle région, le Pommeau de Normandie serait né «  cidre de liqueur » au XVIe siècle.  

    Pommeau.jpg

    Mais durant plusieurs siècles, seuls les agriculteurs normands furent les seuls à pouvoir profiter de cette boisson de couleur ambrée. Car illicite jusqu’à la fin du XXe siècle, le « pineau normand » ne reçu l’autorisation d’être commercialisé qu’en 1981 !

     

    Bedan, Doux Normandie, Noël des Champs, Marin Onfroy, … font partie des variétés de pommes à cidre utilisées pour sa fabrication. 

     

    Pommeau zone de production.jpg

    Zone de production du Pommeau de Normandie

    Celle-ci est issue d’un mutage : savant mélange de moût ou jus de pommes non fermenté avec une eau de vie de Calvados. Vieilli en fût de chêne durant au moins 14 mois, il y acquiert sa rondeur et ses arômes originaux.

     

    Le Pommeau de Normandie se déguste traditionnellement à l’apéritif mais il accompagne aussi avec bonheur le foie gras, les huîtres, le melon et certains desserts.

     

    Il a été récompensé par une AOC en 1991. 

    pommeau 2.jpg

    Et comme d’habitude, pour tous les gourmands aux babines alléchées, voici la recette d’un « Mérienne »*, un cocktail normand qui étonnera vos invités. Petite précision, en patois normand, « mérienne » signifie sieste… Vous êtes prévenus !

     

    Mélanger 2/10 de Calvados, 2/10 de Pommeau de Normandie, 5/10 de cidre ou jus de pomme et 1/10 de grenadine.

     

    A votre santé !

     

    * Recette issue de « Cuisine normande » de Ph. Baratte – Edisud - 2008

    Biblio. « Normandie –Produits du terroir et recettes traditionnelles » - L’inventaire du patrimoine culinaire de France – Albin Michel 2003

    Images : merci notamment au site www.iaa.cra-normandie 

     

  • La liturgie normande du café arrosé !

    « Si l’on vous offre un café dans une ferme de Normandie, vous êtes alors pris dans un terrible dilemme : refuser et paraître « ben fier » ou accepter et entrer dans une terrible aventure. 

    Liturgie du calvados 3.jpg

    Aussitôt bu, le café, qui a parfois reçu « eun’goutte », une « larme », un « brin », une « larmichette » de « goutte » (ne serait-ce que pour lui faire passer un goût redoutable de réchauffé), se voit remplacé dans la tasse encore chaude par une solide « rinchett’ », une nouvelle rasade de Calva versée pour absorber le sucre qui pourrait encore y rester, puis d’une « surinchett’ », destinée cette fois à nettoyer à fond la tasse et à réveiller la conversation.

     

    Liturgie du calvados 2.jpg

     

    Puis suit le « gloria », car « on ne s’en va pas sur une jambe ». Si on n’a pas eu encore le courage de fuir, vient le « coup d’pied au cul » et, juste au moment de partir, la « déchirante », la « goutte de la patronne » celle qu’on boit le cœur gros au moment de se séparer, « d’la vieulle », la « bouteill’à la maîtress’ », réputée meilleure, qu’elle sort du fond de l’armoire et qu’il serait particulièrement impoli de refuser.

    Enfin, vient le « coup d’l’étrier », servi au moment où le convive est supposé prêt à monter en voiture.  

    Liturgie du calvados 1.jpg

    Si vous quittez la table en titubant, vous aurez fait plaisir à vos hôtes. Si au contraire, vous repartez d’un bon pied en laissant tomber quelques mots sur ce calva très goûtu mais peut-être un peu trop jeune (il l’est toujours), vous aurez fait leur conquête. »

     

     

    Article extrait de « Vivre et mangers normands » de B. Leroux et C. Quétel –Ed. I.D.P. Paris 1983.