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01/02/2015

Marianne, une Colmarienne icône de la République

Particularité de notre pays, symbole républicain s'il en est, "Marianne" personnifie en France la République et non la nation française. Si les premières représentations d’une femme à bonnet phrygien, apparaissent sous la Révolution française, l'histoire de "Marianne", icône de la liberté et de la démocratie, débute réellement le 18 Fructidor de l’An V de la République (4 septembre 1797). Ce jour-là, la Convention Nationale succède à l'Assemblée législative. Elle fonde la Première République. Ceux qui la dirige ont la lourde tâche de lui donner un visage humain : la besogne n'est pas évidente après cinq ans de Terreur !

 

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 Paul François Jean Nicolas, Vicomte de Barras (1755-1829)

Et c'est dans cet esprit que le Directoire cherche à lui trouver un nom plaisant. Un de ses membres, Paul François Jean Nicolas, Vicomte de Barras (1755-1829), va le découvrir lors d'une réception chez le Colmarien Jean-François Reubell (1747-1807) et son épouse née Mouhat (1759-1813). Comme il s'enquiert du prénom de son hôtesse, « Marie-Anne » lui répond-telle. «Parfait, il est simple, il est bref et sied à la République, autant qu'il sied à vous-même».

 

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Jean-François Reubell (1747-1807)

C'est ainsi que "Marianne" deviendra symbole de la République. Cela vaudra même à son inspiratrice, Marie-Anne Mouhat, une pension à vie de 6.000 livres accordée par Napoléon. Pourtant, ce n'est qu'à partir de juin 1848 que ce prénom commencera a être donné de façon clandestine pour désigner la République et qu'après 1877 que les "Marianne" vont apparaître dans les Hôtels de Ville en remplacement des bustes de Napoléon III.

 

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04/01/2015

De "Champ de Bertin" à "Chambertin"

Le saviez-vous ? C'est à un paysan du nom de Bertin que l'un de nos plus célèbres vins rouges de Bourgogne, le Chambertin, doit son nom.

 

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Grâce aux recherches archéologiques réalisées sur la commune de Gevrey-Chambertin située au pied de la Côte Bourguignonne, à 12 kilomètres de Dijon, on peut affirmer que les premières vignes gallo-romaines datent ici du Ier siècle avant notre ère. Cinq cents ans plus tard, l’implantation du christianisme va favoriser son extension par la création d’importants domaines rattachés aux abbayes, comme l'abbaye de Cîteaux édifiée en 1098.

 

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A Gevrey, ce sont bien les moines de l'abbaye mérovingienne de Bèze qui cultivent la vigne. On raconte que Bertin, Berht-in, c'est à dire le fils de Berht, le Brillant, possédait vers l'an 650, un champ de céréales voisin de celui desdits religieux. Placé au sud du village, orienté plein Est, il se situait directement sous le bois qui coiffe le côteau. Suivant l'exemple de ses voisins , Bertin y cultiva de la vigne. Il utilisa pour cela le même cépage qu'eux et adopta les mêmes méthodes de travail. Les vins qu'il obtint étaient si parfaits que les vignerons ne nommèrent plus le vignoble ainsi créé que du nom de son propriétaire : les "Champs de Bertin" ou «Chambertin». Les puissantes abbayes de Langres, Cluny et les seigneurs locaux se partagèrent plus tard la propriété de ce noble terroir.

 

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Classé parmi les grands crus du vignoble de la côte de Nuits, le Chambertin atteignit son heure de gloire sous l'Empereur Napoléon (1769-1821) qui en avait fait son vin préféré. Il en buvait une demi-bouteille à chaque repas, toutefois coupé d'eau. On dit qu'il l'affectionnait tant qu'il ne lui était infidèle, parfois, que pour une coupe de champagne !

 

Merci au site www.rossignol-trapet.com

 

23/11/2014

Catherine, Sainte-Patronne des Généalogistes

Le prénom Catherine est d’origine grecque. Il vient de « Aikatérinê », l’un des surnoms de la déesse Diane, que les premiers chrétiens romains avaient rattaché au mot grec « katharos » » signifiant « pur ». Pour certains, c’est de ce même mot que serait né le catharisme, ce mouvement chrétien médiéval apparu au XIe siècle.  

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 Sainte Catherine d'Alexandrie

 

Nombre de saintes et de bienheureuses ont porté le prénom de Catherine, à commencer par Catherine d’Alexandrie que l’on fête le 25 novembre. Comme la dévotion à cette sainte a été l’une des plus répandue en Europe, de très nombreuses corporations se sont placées sous son patronage. Celles notamment qui utilisaient des mécaniques comportant des roues, en référence à l’un de ses attributs, la roue dentée de son supplice, et celles de l’intellect, car, dotée d’une grande intelligence, ses connaissances l’avaient placée au niveau des plus grands esprits de son époque. Elle est ainsi devenue la sainte patronne des barbiers, des charrons, des cordiers, des drapiers, des écoliers et des étudiants, des fileuses de laine, des meuniers, des notaires, des nourrices, des orateurs, des philosophes, des plombiers, des potiers, des prêcheurs, des rémouleurs, des tailleurs, des théologiens, des tourneurs,  des filles à marier et aussi celle des généalogistes ! 

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Catherine a été l’un des prénoms les plus utilisés sous l’Ancien Régime. Il a donné naissance à de nombreux diminutifs. Parmi ceux-ci, le saviez-vous,  celui de « catin ». Au XVIe siècle, ce surnom était un qualificatif affectueux. Un siècle plus tard, son sens se transforme pour désigner une femme de mauvaises mœurs. 

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Biblio. « Petit dictionnaire des mots qui ont une histoire » de G. Henry – Tallandier, collection Texto-le goût de l’histoire – Ed. 2012