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28/12/2011

La pêche Melba ou comment une cantatrice à laisser son nom à un dessert

Le saviez-vous mais la Pêche Melba est un dessert créé en 1893 par le roi des cuisiniers Auguste Escoffier pour la cantatrice d’opéra Nellie Melba.

 

De son vrai nom Helen Porter Mitchell, Nellie Melba est née en Australie, à Richmond, Etat de Victoria, le 19 mai 1861. 

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 Nellie Melba (1861-1931)

 

Elle prit comme nom de scène Melba en référence à la ville de Melbourne, capitale de l’Etat de Victoria.

L’étendue de sa tessiture, la souplesse et la pureté de sa voix sans oublier sa présence sur scène lui ont valu un énorme succès quant elle se produisit à Londres en 1887. Dès lors, dans la capitale britannique, tout devint à la  « Melba »: coiffure à la Melba, gants à la Melba, robes à la Melba, etc… Alors, pourquoi pas une pêche ? 

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Auguste Escoffier (1846-1935)

 

C’est la question que se pose Auguste Escoffier qui, à cette époque, est chef des cuisines de l’Hôtel Savoy où séjourne la diva. Lors d’une souper donné en l’honneur du Duc d’Orléans, alors que la cantatrice vient de triompher dans « Lohengrin », l’opéra de Richard Wagner,  il a l’idée de servir au dessert un cygne en glace transportant sur ses ailes des pêches nappées d’une crème glacée à la vanille.  

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Un an plus tard, nommé chef des cuisines au Carlton, il décide de resservir ce dessert au dîner d’inauguration de l’Hôtel. Il supprime le cygne qu’il juge inutile et conserve la pêche sur canapé. Il arrose le tout, et c’est là que réside le génie du « cuisinier des rois », d’une purée de framboises : l’harmonie est parfaite tant aux yeux que pour le goût.

Il avait eu l’élégance et la prudence de demander auparavant à la Grande Melba  de consentir à prêter son nom à ce dessert savoureux, ce qu’elle fit généreusement. 

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Combien de mélomanes se souviennent encore de Nellie Melba dont la voix fit pourtant l’objet d’enregistrements phonographiques ? Alors que personne aujourd'hui n’ignore ce qu’est une pêche Melba !

 

Biblio. « Le calendrier de l’histoire » d’A. Castelot – Librairie Académique Perrin, 1970.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet et au site marcdelage.unblog.fr

30/11/2011

"Ouin", un patronyme normand

Le patronyme « Ouin » porté par mon aïeule Aimée Ouin (v. arbre généalogique de descendance ci-dessous) est l’équivalent de « Ouen », nom de personne d’origine germanique issu d’Audowin (aud = richesse + win = ami).

On ne trouve ce nom de famille majoritairement que dans les deux départements de la Haute-Normandie, la Seine-Maritime et l'Eure, et également en Picardie, dans le département de la Somme.

Il a été popularisé par Saint-Ouen, qui fut évêque de Rouen au VIIe siècle.

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 Saint-Ouen sur le portail des Marmousets de l’ancienne abbaye Saint-Ouen de Rouen

 

Fils d’Authaire (Autharius), grand fonctionnaire royal sous Clotaire II (584-629), et de son épouse Aigue, Ouen, de son vrai nom Dadon, est né à Sancy, près de Soisson (Aisne).

Ses études achevées, il entre à la cour du roi des Francs Clothaire II peu de temps avant la mort de celui-ci, puis œuvre auprès de son successeur le roi Dagobert Ier (602/605-638/639) qui le fait Chancelier. Il s’y lie d’amitié avec Saint-Eloi (588-659), alors ministre des Finances.

 

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Saint-Eloi et Dagobert

 

A la mort du roi, tous deux quittent la cour pour entreprendre des études théologiques.

Après avoir été ordonné prêtre, Dadon fonde en 635 avec ses frères Adon et Radon l’abbaye de Rebais (Seine-et-Marne).

Comme, suite à la mort de Saint-Romain (448-525), le siège de l’archevêché de Rouen est vacant, il s’y fait élire en 639 et devient Evêque de Rouen sous le nom de Ouen (Audoenus en latin) et le restera durant quarante années pendant lesquelles il administra son diocèse avec sagesse.

Saint-Ouen, qui survécu à son ami Saint-Eloi, écrivit la vie de celui-ci. Cette biographie authentique, comprenant des informations précieuses sur la morale et l’éducation réligieuses de cette époque, est un des monuments historiques du VIIe siècle.

Il mourut le 24 août 686 à Clichy, au Palais du Roi, dont le territoire laissera place plus tard à la Ville de Saint-Ouen (Seine-St-Denis). Sa dépouille est transportée à Rouen et enterrée à l’abbaye de Saint-Pierre qui devient dès lors l’Abbaye Saint-Ouen.

Encore fort vénéré en divers endroits de notre belle province, l’église catholique romaine célèbre Saint-Ouen le 24 août.

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Abbatiale Saint-Ouen de Rouen

 

 

Biblio. « Les Saints qui guérissent en Normandie » d’H. Gancel – Ed. Ouest-France 2009

Merci aux pages Wikipèdia sur le sujet.

  

Arbre généalogique des descendance :Aimée OUIN (sosa 39), sans profession, ° 05.10.1781 à 76-St-Pierre de Franqueville, y x 22.11.1808 à Ausgustin BISET  (sosa 38), Toilier (1776-1838) → Françoise BIZET (sosa 19), ménagère, ° 03.08.1814 à 76-St-Pierre de Franqueville, y x 27.09.1837 à Jacques PELLERIN (sosa 18), Plâtrier → Lucie PELLERIN (sosa 9), Ménagère, ° 06.01.1844 à 76-St-Pierre de Franqueville, y x 27.12.1869 à Constant BOULANGé, (sosa 8), Plâtrier, (1842-1918) → Paul BOULANGé (sosa 4), mon grand-père.

26/11/2011

L'invention de Monsieur Rustin

La rustine, vous connaissez ! Mais connaissez-vous son « père » ? Louis Désiré Auguste Rustin est né à Paris le 29 février 1880.  

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 Louis Rustin (1880-1954)

 

En ce début du XXe siècle, comme nombre de ses semblables, il se passionne pour la « petite reine ». En sportif passionné, il participe à de nombreuses courses cyclistes  dont le 1er Tour de France de 1903. Or à cette époque, en raison de l’état des chaussées, on crève très souvent…

 

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C’est donc cette année là qu’il ouvre dans le 17ème arrondissement de la Capitale, rue Truffaut, une boutique atelier de réparation et rechapage en pneumatiques.

Avec son ami Paul Doumenjou, ingénieur chimiste, il s’attaque à la mise au point d’un système de réparation rapide et efficace des boyaux.

Cinq ans plus tard, en décembre 1908, avec son associé Jean Larroque, il fait breveter un  dispositif destiné à éviter l’éclatement des pneumatiques de tous les véhicules. C’est en fait une bande de cuir à coller à l’intérieur des boyaux.

Mais la grande guerre arrête là provisoirement ses recherches qu’il ne reprend qu’après sa démobilisation.

 

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En 1921, installé à Clichy,  la technique est enfin au point ! Il dépose le brevet de l’invention  et donne son nom à cette petite rondelle de caoutchouc adhésive destinée à obturer un trou dans une chambre à air : la « rustine ».

Dix ans plus tard, la société de Louis Rustin, délocalisée dans la Sarthe, fabrique près de 30 millions de rustine par mois avec un slogan immuable « Unis pour la vie ».

 

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Louis Rustin s’est éteint le 19 juin 1954. Il était toujours en activité. C’est son arrière petit-fils, Louis Rustin, qui dirige aujourd’hui l’entreprise familiale qui produit toujours sa rustine sans n’avoir rien modifié, ni l’aspect de l’emballage, ni le slogan de la marque.

 

 

Biblio. et photos : merci aux sites http://www.rustin.com, http://www.histoire-entreprises.fr, www.rustines.fr