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22/08/2012

Poulbot père et fils

Le « Poulbot », c’est l’image sympathique du « titi parisien », un gamin de la rue, un gavroche sans barricade qui charge sa fronde de boulettes de papier mâché. Un gentil gosse qui porte tout naturellement, le saviez-vous, le nom de son père : Francisque Poulbot.   

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 Francisque Poulbot en 1913

 

L’homme est né en banlieue parisienne, à Saint-Denis, le 6 février 1879. Aîné d’une fratrie de 7 enfants, malgré des parents instituteurs, il se révèle bien plus doué pour le dessin satirique et humoristique que pour les études.

Il n’a que 17 ans quand en 1895 il ose adresser au journal « Le Pêle-Mêle » un de ses croquis au dos duquel il a écrit pompeusement « Je vous autorise à le reproduire ». Son audace est récompensée, le dessin est publié ! Dès lors, l’artiste en herbe va bombarder littéralement la presse légère de ses compositions en noir et blanc. Il s’installe à Montmartre où il trouve son inspiration dans la misère sociale des faubourgs de la capitale : femmes légères, ivrognes, sans logis, vagabonds, mais surtout ces gamins dépenaillés qui deviennent sous ses doigts des « modèles » qu’il fige d’un trait de fusain.

Avec les années, Poulbot va créer un mioche plus consensuel à l’humour plus convenu : le Poulbot est né et très vite, il va trouver une compagne, une « Poulbote ». 

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Très attaché à son quartier, Poulbot ouvrira en 1923 rue Lepic un dispensaire pour venir en aide aux enfants nécessiteux.  

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L’artiste est décédé à Paris le 16 septembre 1946 et est inhumé au cimetière de Montmartre. Figure légendaire, il ne nous a pas quitté tout à fait puisque que son « Poulbot » est devenu un nom commun !

 

Biblio. merci au site www.dionyversite.org et aux pages Wikipédia sur le sujet. 

 

11/07/2012

Diesel, l'homme qui a bouleversé la technique de la force motrice

Un Diesel, pour moi, mais aussi sûrement pour beaucoup d’entre-vous, c’est un moteur qui fonctionne au gazole.

On ne pense pas forcément que c'est avant tout un patronyme, celui du motoriste de talent qui a mis au point le premier moteur à combustion interne qui porte son nom.  

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Rudolf Diesel (1858-1913)

 

Rudolf Christian Karl Diesel, bien que né à Paris le 18 mars 1858 de parents immigrés vivant en France, va cependant opter pour la nationalité allemande.

Génie de la technique mécanique, l’ingénieur commence les recherches qui le consacreront en 1893, soit 6 ans après l’invention de l’automobile. Il publie un traité « De la théorie et de la construction rationnelle d’un moteur thermique pour remplacer la machine à vapeur et moteurs à combustion connus aujourd’hui » qui va être la base de son travail.

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Il fait breveté son moteur à allumage par compression puis, en  1897, il réalise la première « machine à huile lourde » : le moteur diesel est né ! Il est présenté à l’Exposition universelle de Paris de 1900.

Très économique, le consommable est alors bon marché par rapport à l’essence, son succès est foudroyant. La Navale et la marine marchande vont être les premières à s’en emparer. Très vite ensuite, partout dans le monde, les moteurs « diesel »  vont se vendre par milliers !  

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Devenu célèbre et riche, Rudolf Diesel va perdre la vie, dans des circonstances étranges. Passager du paquebot à vapeur allemand « Le Dresden », il se rend à Londres, invité par la Royal Navy, afin de présenter les derniers perfectionnements apportés à son invention. C’est dans la nuit du 29 septembre 1913, entre Anvers et Harwich, qu’il disparaît. Les recherches effectuées sur le navire demeurent vaines. Quinze jours plus tard, un corps à peine reconnaissable sera repêché en mer par des pêcheurs belges. Les objets personnels trouvés sur lui seront identifiés par son fils.  Accident ? Suicide ? Meurtre ? Le mystère reste entier.

 

 

Biblio. Historia – Numéro Spécial 356bis – 12-1997

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

20/06/2012

Grande Jacquerie et courte jaquette

Au XIVème siècle, allez savoir pourquoi, le prénom « Jacques » était frappé de ridicule ! Les nobles s’en servirent donc, avec une intention méprisante et injurieuse, pour baptiser de « Jacques Bonhomme » le paysan malhabile au maniement des armes, en proie aux risées et au mépris de ses compagnons. C’est ainsi qu’en généralisant, les « jacques » vont désigner la classe entière des paysans. 

jacques,jacquerie,jaquette

  Artillerie utilisée durant la guerre de Cent Ans

 

En l’an 1358, en Ile-de-France, en Picardie, en Champagne, en Artois et en Normandie, le soulèvement des paysans contre la Noblesse va prendre le nom de  « Grande Jacquerie ». Le Royaume de France en guerre a sombré dans le chaos. Le roi Jean II le Bon (1319-1364) est captif des anglais. Son fils, le dauphin Charles, futur Charles V (1338-1380), âgé de 19 ans, s’est proclamé régent. Le prévôt des marchands, Etienne Marcel (1302-1358) s’allie les insurgés tandis que Charles II de Navarre dit Charles le Mauvais (1332-1387), prétendant à la couronne de France, intrigue et complote. Luttant contre la féodalité qui n’est plus qu’une lourde et brutale tyrannie, refusant les nouvelles levées fiscales, les « jacques » se rebellent et lancent une insurrection rustique en multipliant les exactions contre les nobles. Le conflit naît le 21 mai à Saint-leu-d’Esserent, près de Compiègne en Picardie, où des paysans en colère incendient des châteaux et tuent neuf chevaliers. Cette jacquerie est réprimée violemment en quelques semaines : plus de 20 000 paysans sont tués. 

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Gravure extraite des Chroniques de J. Froissart

 

Quant à la tenue que portaient ces jacques guerriers, une chemisette d’étoffe courte, couvrant seulement le buste et rembourré de laine, d’étoupe, de coton ou quelquefois de soie, elle sera tout simplement nommée jaquette.  

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Biblio :  « Histoire de la Jacquerie » de Siméon Luce – Paris – 1859  et  « La vie d’un mot : Jacques » de Frédérick Gersal – Historia n°721 – Janvier 2007.

Merci aux pages Wikipédia sur le sujet et au site bastionheroique.com