Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/02/2014

Des claques qui se perdent !

 « Place de Brouckère, on voyait l’omnibus

Avec des femmes, des messieurs en gibus »

Extrait de la chanson « Bruxelles » de J. Brel

 

Comme dans « La guerre des boutons », le film d’Yves Robert, il y avait le p’tit Gibus et le Grand Gibus, car les inventeurs du chapeau claque, le Gibus, étaient deux frères originaires de Limoges (Haute-Vienne).

gibus 1.jpeg

Le Gibus est un chapeau haut-de-forme qui s’aplatit comme une galette et se relève à l’aide de ressorts mécaniques. Lorsqu’il est plié, un coup de pouce et hop, le Gibus reprend sa forme !

Alors qu’en ce XIXème siècle, il est de bon ton pour les hommes de s’afficher avec un chapeau le plus haut possible, cette invention va tout simplement solutionner les problèmes de rangement qu’ils engendrent !  

 gibus 2.jpeg

Pour être tout à fait honnête, il faut dire que les premiers essais d’un chapeau repliable avaient eu lieu en Angleterre dès 1824. Mais c’est le Grand Gibus, Antoine Gibus, l’aîné, (1798-1871), Chapelier place des Victoires à Paris, qui va déposer le 23 juillet 1834 le premier brevet pour « un chapeau à forme pliante dans le sens perpendiculaire ».

Cependant, il semble bien que son invention soit celle de son frère, le p’tit Gibus, Gabriel le jeune (1800-1879), lui aussi chapelier dans la capitale. C’est d’ailleurs ce dernier qui installera dès 1853 une importante fabrique de chapeaux à Poissy, dans la région parisienne.

 

gibus 3.jpeg

Premier schéma d’un chapeau mécanique – G. Gibus - 1837

 

Et tous deux, mais aussi avec eux et après eux, leurs proches, car il s’agit bien là d’une famille d’inventeurs, déposeront entre 1837 et 1870 plus de 30 brevets de modification et d’amélioration du célèbre chapeau mécanique.

D’ailleurs, Gabriel ne s’intéressera pas seulement aux chapeaux. Il déposera en 1843 un brevet concernant « un système de couverture de registres, recueils et cahiers quelconques », qui recouvre en fait l’invention du classeur à anneaux...

Biblio. Merci au site de Rémy Bellenger : http://www.bellenger.fr

26/01/2014

Carpaccio, le peintre vénitien qui aimait le rouge vif

Si on dit « Carpaccio », on pense immédiatement à cette préparation de viande de bœuf crue, coupée en tranches très fines, assaisonnée traditionnellement d’un filet d’huile d’olive, jus de citron, sel et poivre et parsemé ou non de copeaux de Parmigiano Reggiano ou de Pécorino. Il peut être agrémenté de pignons de pin grillés et de feuilles de roquette.

carpacco.jpeg

Mais, sait-on que ce plat porte le nom d’un peintre italien narratif de l’Ecole vénitienne, Vittore Carpaccio (1460-1526) apprécié notamment pour la prédominance dans ses œuvres de rouges vifs très particuliers.

Carpaccio 2.jpg

 Sainte-Ursule - Extrait du tableau de Vittore Carpaccio

Laissez-moi vous conter cette histoire ! Elle se déroule en Italie, à l’automne 1950. La ville de Venise rend alors hommage à ce grand peintre de la Renaissance. La scène se déroule tout près de la Place Saint-Marc, au Harry’sBar, un restaurant fondé en 1931 par Giuseppe Cipriani. Dans la salle, qui fait fonction de bar et de restaurant, se croisent le meilleur de la société mondiale attirée par la Sérénissime : Georges Braque, Charlie Chaplin ou Orson Welles, pour ne citer qu’eux.

Ce jour-là, une de ses clientes, la Comtesse Amalia Mocenigo, lui réclame un plat léger, facile à digérer mais néanmoins savoureux. Relevant le défi, quelques minutes plus tard, probablement influencé par l’air du temps et surtout cette couleur rouge dont tout Venise s’est drapée, le maître des lieux lui présente le plat qu’il a élaboré pour elle.  «  Ceci est un carpaccio de bœuf »  lui souffle t’il en lui présentant de fines tranches de filet mignon cru garni de sauce blanche à base de mayonnaise et de moutarde.

A noter qu’il existait déjà en Italie un plat à base de fins morceaux de viande crue appelé « Carne all’abese »

carpaccio 4.jpg

L'entrée du Harry's Bar à Venise.

Aujourd’hui, partout dans le monde, on sert du carpaccio, qu’il soit de viande de bœuf, de volaille, ou de poisson... voire de fruits frais.

Quant au Harry’sBar, il a été déclaré patrimoine national par le Ministre des Affaires Culturelles italien en 2001.

Biblio. Merci aux pages Wikipédia et au site de jcbourdais.net

29/12/2013

Belote et re et dix de der !

 « On fait une petite belote
Et puis ça va...
Tout le reste, c'est d'la gnognotte
A côté d'ça
 »

Extrait de la chanson « La belote » de 1924.

 

Y-avait-il un Monsieur Belote ? Et quelle est donc l'origine de ce jeu de cartes, aujourd'hui cité comme le préféré des français ? Eh bien, pour dire vrai, on ne sait pas très bien ...

belote 3.jpg

Pour certains, son nom viendrait de la déformation du terme « bel atout »,  la carte gagnante, dont la sonorité, au fil du temps, aurait évolué.

Pour d’autres, il s’agirait bien du patronyme d’un certain Monsieur F. Bellot, « l’inventeur » ou plutôt « l’adaptateur » de ce jeu en France.

Seule certitude, c'est un jeu de cartes relativement récent. Il aurait été introduit à Paris à la fin du XIXe siècle par des voyageurs de commerce, probablement des diamantaires hollandais. Il s’apparente d’ailleurs à deux autres jeux de cartes européens : le Klaverjassen, très répandu aux Pays-Bas, et le Jass, jeu national suisse.

Belote.jpg

Joueurs de cartes en 1900 (Musée dauphinois)

Et s’il présente également des similitudes avec le Bésigue originaire du Limousin, le valet de trèfle comme atout principal indiquerait quant à lui que ce jeu pourrait avoir également une origine hongroise…

Quoi qu’il en soit, au tout début du XXe siècle, il est de bon ton dans la bourgeoisie française de jouer le dimanche à la « belotte », qu’on orthographie alors avec deux « t ».

Et ce sont les Poilus de la guerre de 14-18 qui vont le vulgariser. En effet, durant la Première Guerre mondiale, les soldats le pratiquent dans les tranchées et ceux qui  reviendront de cet enfer vont continuer à le faire une fois rentrés chez eux. A noter que nos voisins allemands sont aussi de grands fans de la belote !

belote 2.jpg

Marius – La partie de cartes – Pagnol 1930

Trois associations ont été annoncées au Journal Officiel en tant que Fédération française de belote : la première à Dax en 1999, la deuxième à Bastia un an plus tard, et la dernière le 9 avril 2010 à Paris.

Biblio. merci aux pages Wikipédia sur le sujet.