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25/06/2014

Repetto, cadeau d'une mère à son fils

Saviez-vous que l'on doit les pointes, ballerines et chaussons de danse Repetto à la mère d'un de nos plus grands chorégraphes français ?

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Quand l'histoire commence, en 1947, Rose Repetto (1917-1984) n'a que 40 ans. D'origine italienne, c'est pour l'un de ses fils, Roland, qui revient fréquemment de ses cours de danse les pieds en sang, qu'elle va mettre au point un chausson permettant une plus grande aisance dans la pratique de cet art.

Ingénieuse et bonne couturière,elle se sert du « cousu-retourné », la semelle en cuir est cousue à l’envers avant d’être retournée, pour créer des chaussons-pointes qui vont ni plus ni moins révolutionner la danse.

Le succès est immédiat et rapidement elle va abandonner son métier de bistrotière pour ouvrir un atelier près de l’Opéra de Paris. C'est là qu'elle fabrique en nombre les ballerines qui vont désormais porter son nom, les ballerines Repetto.

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Neuf ans plus tard, en 1956 , une jeune actrice et danseuse, déjà cliente de l’atelier, va donner à Repetto "la juste dose de paillettes nécessaire pour métamorphoser la marque d'un fabricant spécialisé en un mythe discret d'élégantes branchées". Brigitte Bardot fait ses premiers pas dans le cinéma aux côtés de Roger Vadim quand elle fait appel aux talents de Rose pour lui inventer une ballerine de ville, avec laquelle elle exécutera le torride mambo de Et Dieu créa la femme. Cette ballerine réalisée en rouge carmin, baptisée « Cendrillon », devient dès lors l'accessoire indispensable des jeunes filles en robes vichy.

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Rose Repetto transférera son atelier-magasin au 22, rue de la Paix à Paris où de nombreux danseurs étoiles de l'Opéra Garnier seront ses clients : Maurice Béjart, Rudolf Noureev, Mikhaïl Barychnikov, Carolyn Carlson, Cyril Atanassoff,... mais aussi les danseurs des Folies Bergère deviennent dès lors ses clients attitrés. Sans oublier bien sûr son fils, Roland Petit et sa belle-fille Zizi Jeanmaire.

Biblio. Merci au site des ateliers Repetto et aux pages Wikipédia sur le sujet.

08/06/2014

Les Robinsonnais du Plessis

Saviez-vous que la ville du Plessis-Robinson, située au sud-ouest de Paris dans le département des Hauts-de-Seine, doit son nom au héros du célèbre roman d’aventure ?Robinson_Cruose_1719_1st_edition.jpg

Pendant des siècles, les habitants de ce petit village d’Ile-de-France ont vécu d’agriculture. Le « plessis » ou « plessage »  est une technique traditionnelle de taille des haies vives qui permettait de clôturer des pâturages et des cultures, les protégeant ainsi des bêtes. Les terres du Plessis furent tout d’abord rattachées à celles de la ville voisine de Châtenay. Au XIIIe siècle, elles vont prendre le nom de leur propriétaire et devenir Plessis-Raoul. Puis deux siècles plus tard, le hameau s’appellera Plessis-Picquet du nom de son nouveau seigneur, Jean de La Haye dit Picquet, Bourgeois de Paris originaire de Normandie, Conseiller du roi Charles VI (1368-1422) et Trésorier général des finances.

En 1840, la petite forêt du Plessis-Piquet, 500 âmes, attire chaque dimanche des centaines de parisiens à la recherche d’un peu de distraction et de verdure. Comme le mythe de Robinson Crusoé est très en vogue à l’époque, on va très vite appeler leurs escapades des « robinsonnades ».

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Ce terme de « Robinson », diminutif de Robin, lui-même formé sur Robert, vient du livre de Johann David Wyss (1743-1818), « Le Robinson suisse », inspiré des aventures de  « Robinson Crusoé » de Daniel Defoe (1660-1731) publié en 1719 et dont le titre complet, traduit en français, est à lui seul un roman :  « La Vie et les aventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé de York, marin, qui vécut 28 ans sur une île déserte sur la côte de l’Amérique, près de l’embouchure du grand fleuve Orénoque, à la suite d’un naufrage où tous périrent à l’exception de lui-même, et comment il fut délivré d’une manière tout aussi étrange par des pirates. Ecrit par lui-même. »

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"Au grand Robinson" à la belle époque

En 1848, un cabaretier avisé de la capitale, Joseph Gueusquin (1819-1889), fleurant là la bonne affaire, décide d ouvrir au hameau de Saint-Eloi une guinguette perchée dans un arbre qu’il baptise « Au Grand Robinson ». On y vient  boire et danser mais aussi déjeuner car des paniers repas sont livrés aux amateurs au moyen de judicieuses poulies.

Comme le succès est au rendez-vous, l’expérience va faire boule de neige ! Restaurants, bars, dancings, manèges et autres attractions vont se multiplier… Si bel et bien que le quartier va prendre tout simplement le nom de Robinson.

Et le 12 novembre 1909, sur proposition de la municipalité, un décret du Président Fallières rebaptise cette ville « Le Plessis-Robinson ». Elle compte aujourd’hui plus de 25 000 Robinsonnais.

 

Merci au site http://www.plessis-robinson.com

21/05/2014

Le calepin ou du dictionnaire au bloc-notes...

Saviez-vous que jusqu’au XVIIe siècle, en français, le « calepin »  désignait un volumineux dictionnaire en plusieurs langues ?

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Un dictionnaire qui portait bien entendu le nom de son auteur, un religieux italien de l’ordre des Augustins qui pratiquait la lexicographie, cette science qui consiste à « recenser les mots, à les classer, les définir et les illustrer, par des exemples ou des expressions, pour rendre compte de l’ensemble de leurs significations et de leurs acceptations au sein d’une langue, afin de constituer un dictionnaire ».

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Buste d'Ambroise Calepin (1435-1511), Biblioteca Angelo Mai, Bergame

Ce savant s’appelait Ambrogio Calepino (ou Ambroise Calepin). Né à Calepio près de Bergame dans la région italienne de Lombardie en 1435, ce descendant des comtes de Calepio va consacrer sa vie entière à la composition d’un dictionnaire monolingue en latin qu’il publia pour la première fois en 1502. Son œuvre va ensuite se répandre en Europe, connaître un énorme succès sous le nom de « Calepin » et faire l’objet de nombreuses ré-éditions. En 1509, Capelino va le compléter in-folio avec trois nouvelles langues : l’hébreu, le grec et l’italien.

Par la suite, au fil du temps, il sera retravaillé et enrichi par différents auteurs. Il va ainsi passer de cinq langues en 1545 à onze en 1588 ! Le calepin servira de dictionnaire de langue fondamental pendant plus de deux siècles ! Et comme il était de bon ton de l’emmener avec soi lorsqu’on partait en voyage et de l’annoter…

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... Progressivement, il va perdre ses proportions volumineuses et ses pages vont devenir blanches ... Pour finalement donner naissance à notre calepin à nous : un petit carnet où l'on griffonne nos notes personnelles…

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.