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08/06/2014

Les Robinsonnais du Plessis

Saviez-vous que la ville du Plessis-Robinson, située au sud-ouest de Paris dans le département des Hauts-de-Seine, doit son nom au héros du célèbre roman d’aventure ?Robinson_Cruose_1719_1st_edition.jpg

Pendant des siècles, les habitants de ce petit village d’Ile-de-France ont vécu d’agriculture. Le « plessis » ou « plessage »  est une technique traditionnelle de taille des haies vives qui permettait de clôturer des pâturages et des cultures, les protégeant ainsi des bêtes. Les terres du Plessis furent tout d’abord rattachées à celles de la ville voisine de Châtenay. Au XIIIe siècle, elles vont prendre le nom de leur propriétaire et devenir Plessis-Raoul. Puis deux siècles plus tard, le hameau s’appellera Plessis-Picquet du nom de son nouveau seigneur, Jean de La Haye dit Picquet, Bourgeois de Paris originaire de Normandie, Conseiller du roi Charles VI (1368-1422) et Trésorier général des finances.

En 1840, la petite forêt du Plessis-Piquet, 500 âmes, attire chaque dimanche des centaines de parisiens à la recherche d’un peu de distraction et de verdure. Comme le mythe de Robinson Crusoé est très en vogue à l’époque, on va très vite appeler leurs escapades des « robinsonnades ».

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Ce terme de « Robinson », diminutif de Robin, lui-même formé sur Robert, vient du livre de Johann David Wyss (1743-1818), « Le Robinson suisse », inspiré des aventures de  « Robinson Crusoé » de Daniel Defoe (1660-1731) publié en 1719 et dont le titre complet, traduit en français, est à lui seul un roman :  « La Vie et les aventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé de York, marin, qui vécut 28 ans sur une île déserte sur la côte de l’Amérique, près de l’embouchure du grand fleuve Orénoque, à la suite d’un naufrage où tous périrent à l’exception de lui-même, et comment il fut délivré d’une manière tout aussi étrange par des pirates. Ecrit par lui-même. »

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"Au grand Robinson" à la belle époque

En 1848, un cabaretier avisé de la capitale, Joseph Gueusquin (1819-1889), fleurant là la bonne affaire, décide d ouvrir au hameau de Saint-Eloi une guinguette perchée dans un arbre qu’il baptise « Au Grand Robinson ». On y vient  boire et danser mais aussi déjeuner car des paniers repas sont livrés aux amateurs au moyen de judicieuses poulies.

Comme le succès est au rendez-vous, l’expérience va faire boule de neige ! Restaurants, bars, dancings, manèges et autres attractions vont se multiplier… Si bel et bien que le quartier va prendre tout simplement le nom de Robinson.

Et le 12 novembre 1909, sur proposition de la municipalité, un décret du Président Fallières rebaptise cette ville « Le Plessis-Robinson ». Elle compte aujourd’hui plus de 25 000 Robinsonnais.

 

Merci au site http://www.plessis-robinson.com

21/05/2014

Le calepin ou du dictionnaire au bloc-notes...

Saviez-vous que jusqu’au XVIIe siècle, en français, le « calepin »  désignait un volumineux dictionnaire en plusieurs langues ?

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Un dictionnaire qui portait bien entendu le nom de son auteur, un religieux italien de l’ordre des Augustins qui pratiquait la lexicographie, cette science qui consiste à « recenser les mots, à les classer, les définir et les illustrer, par des exemples ou des expressions, pour rendre compte de l’ensemble de leurs significations et de leurs acceptations au sein d’une langue, afin de constituer un dictionnaire ».

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Buste d'Ambroise Calepin (1435-1511), Biblioteca Angelo Mai, Bergame

Ce savant s’appelait Ambrogio Calepino (ou Ambroise Calepin). Né à Calepio près de Bergame dans la région italienne de Lombardie en 1435, ce descendant des comtes de Calepio va consacrer sa vie entière à la composition d’un dictionnaire monolingue en latin qu’il publia pour la première fois en 1502. Son œuvre va ensuite se répandre en Europe, connaître un énorme succès sous le nom de « Calepin » et faire l’objet de nombreuses ré-éditions. En 1509, Capelino va le compléter in-folio avec trois nouvelles langues : l’hébreu, le grec et l’italien.

Par la suite, au fil du temps, il sera retravaillé et enrichi par différents auteurs. Il va ainsi passer de cinq langues en 1545 à onze en 1588 ! Le calepin servira de dictionnaire de langue fondamental pendant plus de deux siècles ! Et comme il était de bon ton de l’emmener avec soi lorsqu’on partait en voyage et de l’annoter…

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... Progressivement, il va perdre ses proportions volumineuses et ses pages vont devenir blanches ... Pour finalement donner naissance à notre calepin à nous : un petit carnet où l'on griffonne nos notes personnelles…

Biblio. Merci aux pages Wikipédia sur le sujet.

 

04/05/2014

Itsi Bitsi Petit Bikini...

Bikini : ce mot évoque sûrement pour vous comme pour moi les vacances, le soleil, la plage,... un joli deux-pièces qu'on est fière d’exhiber l'été venu… Mais saviez-vous que le créateur de ce maillot de bain révolutionnaire avait choisi de le nommer ainsi en référence à l'un des atolls des Îles Marshall, l'atoll de Bikini, théâtre d'essais d'armes atomiques menés par les États-Unis à partir du 1er juillet 1946, date de la première explosion de l'opération Crossroads.

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Rien ne prédestinait pourtant Louis Bréard (1897-1984), ingénieur automobile de formation, à se faire connaître en tant que créateur de mode. Tout commence en 1946 alors qu'il tient la boutique parisienne de lingerie fine de sa mère située près des Folies Bergères. S'apercevant que, sur les plages, les femmes baissent leur maillot de bain pour mieux bronzer, il a l'idée de créer un mini maillot de bain : le maillot deux pièces. Un simple bandeau pour le haut et deux triangles inversés pour le bas, découpés dans un mètre carré de tissu, et le bikini est né ! En réalité, ce vêtement était déjà connu depuis l'Antiquité : des archéologues, à partir des années 1920, avaient mis au jour, en Sicile, des mosaïques représentant des femmes jouant dans cette tenue !

 

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 Louis Réard et son bikini en 1946

La présentation officielle du « bikini » de Louis Bréard eut lieu le 5 juillet 1946 à la piscine Molitor de Paris. Tous les mannequins professionnels ayant décliné l'offre, c'est finalement une danseuse nue du Casino de Paris, Micheline Bernardini, qui accepta de le porter et de défiler en dévoilant ainsi son nombril au public.

Pour son créateur, le choc culturel provoqué par ce nouveau produit devait être comparable à celui de l'explosion qui venait d'avoir lieu cinq jours plus tôt sur l'atoll américain. Et c'est ce qui se produit ! S'il fut bien commercialisé avec ce slogan « Le bikini, la première bombe anatomique ! », il suscita un véritable raz de marée de protestations. Certains États comme l'Italie, l'Espagne et la Belgique vont en interdire tout simplement le port.

 

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 Marilyn Monroe- 1951

Il faudra attendre les années 60 pour que, adopté par les stars de cinéma, il devienne synonyme de séduction et de sex-appeal et dès lors populaire sur toutes les plages européennes.

Biblio. Merci aux pages wikipédia sur le sujet.