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07/12/2008

La Paroisse Ste-Marie-la-Petite de Rouen

L’église Sainte-Marie-la-Petite se trouvait  au croisement de l’actuelle rue des Bons-Enfants et de la rue de l’Ancienne-Prison, quartier ouest de la vieille ville de ROUEN.

Eglise Ste-Marie la Pte ROUEN.JPG

Son nom permettait de la distinguer à la fois de la Cathédrale Notre-Dame et de l’église Notre-Dame-de-la-Ronde, comme elle dédiées à la Vierge.

Mes aïeux Guillaume PAUL (originaire de Lançon-de-Provence (13) et Véronique Louise BAYEUX (sosa 200/201) s'y marièrent le 30 avril 1764.

Devenue église paroissiale en 1230, l’une des paroisses les moines étendues de la ville, elle fut reconstruite au XVIe siècle. Elle  subit les ravages des Huguenots en 1562 et son clocher fut détruit par un boulet lors du siège par Henri IV en 1592. « Le Clocher de cette paroiffe fur prefque tout ruiné du Canon de Henri IV, pofé à Saint Gervais, lorfqu'il affiegea la Ville l'an 1592.".

   

Véronique Louise BAYEUX (sosa 201) y fut bâptisée le 20 décembre 1737, il y a près de 271 ans !

 

Eglise Ste-Marie la Pte ROUEN0001.JPG

La paroisse fut supprimée en 1791 et l église et ses dépendances vendues. Après avoir servi d’entrepôt puis d’école, elle fut affectée en 1865 au culte israélite.  Devenue synagogue, elle fut fermée par les Allemands aux premières heures de l’occupation, en 1940, et transformée en poste de secours. Elle a été anéantie lors de la « Semaine Rouge » : le 31 mai 1944, une bombe anglaise de forte puissance en eut raison et la plupart des blessés réfugiés à l’intérieur des lieux avec le personnel médical y trouvèrent la mort. Seul le porche subsista : il fut rasé en décembre 1946. Une nouvelle synagogue moderne a été construite au même emplacement et inaugurée le 17 décembre 1950.

Biblio. : "Rouen aux 100 clochers" de F. Lemoine et J. Tanguy publié en 2004 aux Editions PTC de ROUEN

Site à consulter sur le sujet  (cliquez sur le lien): http://www.visite-de-rouen.com

 

05/10/2008

UN PORTRAIT REALISTE ???

 

 

ANCIENS COSTUMES NORMANDS.JPG

 

 

"La Normandie renferme encore aujourd’hui un peuple à part, courageux et intelligent, dont l’ensemble des qualités et des défauts constitue un génie particulier qui a peu varié depuis Guillaume le Conquérant. 

 

Le Normand est fier ; il sent encore qu’il appartient à cette race valeureuse de chevaliers qui étonna le moyen-âge par ses exploits ; il est positif et très expert en matière commerciale, méfiant de nature, rusé et difficile à tromper, subtil dans les moindres actes de la vie, persévérant dans ses entreprises, intéressé et processif, mais infiniment moins qu’autrefois.

Ne pas donner prise sur soi, c’est la grande affaire, la préoccupation constante de tout de qui penses, parle et agit en Normandie. On y est habitué à tourner habilement les affirmations et les négations, sans jamais tomber dans le piège du oui et du non.

Le Normand montre une espèce d’âpreté pour tout ce qui se rapporte à ses intérêts. Il a horreur de la parole qui lie, mais il professe un respect inviolable pour l’engagement de fait.

Tout est subordonné chez lui à son droit, dont il étend le plus possible ses limites, ce qui a fait dire vraisemblablement, que tout bon Normand n’était jamais sans avoir un code dans sa poche.

L’éducation, cependant, et les relations sociales, en modifiant les parties trop saillantes de ce caractère, ont fait du Normand bien élevé, citadin ou villageois, un Français du meilleur ton, spirituel et charmant lorsqu’il a le désir de plaire.

Quelle que soit d’ailleurs sa condition sociale, le Normand est un excellent père de famille, dévoué à son pays, courageux et ami des lumières.

…/…

Nous donnons comme pièces curieuses, deux portraits du caractère normand. Le premier a été tiré du Dictionnaire universel du XVIIIe siècle, et le second, ayant pour auteur Guillaume le Conquérant, au XIe siècle, a été extrait de la Normandie illustrée.

1er portrait : « Les Normands sont d’une grande réflexion, ingénieux, difficiles à être trompés, conduits selon l’usage et la coutume du pays ; vaillants en guerre, grands navigateurs, laborieux, vigilants et précautionneux pour leur commerce et dans leurs affaires ; et si l’on trouve des chicaneurs et des gens de mauvaise foi, l’on y trouve aussi beaucoup de modération, de probité et de bonne foi dans les personnes de toutes sortes d’état. »

 

2ème portrait : «  Dans la Normandie est un peuple fier, je n’en connais point de semblable. Les chevaliers sont courageux et vaillants, conquérants par tous pays. Si les Normands ont un bon capitaine, leur rencontre est fort à redouter ; mais s’ils ont un chef qui leur inspire la crainte, qui les serre et les opprime, on en aura bientôt mauvais service. Les Normands ne sont courageux que s’ils sont bien dirigés ; il leur sied d’être foulés et disciplinés ; si leur chef en tout temps sous ses pieds les tient et qu’il les foule et les flagelle, il en pourra tirer bon parti. Les Normands sont orgueilleux et fiers, vaniteux et amis de la bonne chère. Il faut en tout temps les assujettir, car ils sont fort difficiles à gouverner. »

 

La Normande a, de son côté, une individualité propre que l’on ne saurait méconnaître. Son influence se fait sentir à l’intérieur du ménage comme au dehors, et nulle affaire importante ne se traite sans sa participation. Positive et laborieuse au même degré que le Normand, elle possède en plus une imagination riche et une exquise sensibilité. Avec moins de finasserie dans le caractère, elle a plus de clairvoyance. La Normande remplit ses devoirs maternels avec abnégation, et possède toutes les qualités de la femme forte et courageuse. Mariée, elle dirige et commande autant qu’elle obéit. Veuve, elle lutte et soutient vaillamment les intérêts de sa famille. Paysanne, ouvrière ou bourgeoise, les mêmes qualités typiques apparaissent. A la campagne, c’est une bonne femme, la providence de la maison ; à la ville et dans les classes aisées, c’est en  général une personne comme il faut, qui a toutes les délicatesses du cœur et de l’esprit.

Dans les relations ordinaires de la vie, le Normand est très affable, mais il ne saurait s’empêcher d’être questionneur, car sa méfiance native implique la curiosité.  Les étrangers ne lui sont pas antipathiques, mais il ne se lie avec eux qu’à bon escient.

La vie de famille joue un grand rôle dans toutes les situations. Néanmoins on est très hospitalier, et le Normand aime à recevoir avec un luxe qui frise quelquefois l’ostentation. "

 

Alors, vous vous reconnaissez ?

Extrait de « Histoire et géographie du département de l’Eure » par Paul Rateau et J. Pinet publié en 1870 par la Librairie Blot et  réédité par Les Editions du Bastion en 1988.