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25/03/2009

La Violette de Rouen

 

Notre belle Normandie possède des trésors ! Tenez, la "Violette de Rouen", cette petite fleur dont la célébrité vient de sa rareté : on ne la trouve qu’aux alentours de la capitale normande, sur une dizaine de kilomètres dans la vallée de la Seine, principalement sur les coteaux crayeux de la Roche Saint-Adrien, près de Belbeuf. C’est ce que l’on appelle une espèce « micro-endémique ». Unique au monde, elle a eu la chance d’avoir été identifiée et nommée par le Chevalier de Lamarck (1744-1829), naturaliste célèbre.

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En dépit de son appellation usuelle, la "Violette de Rouen", dont le nom scientifique est « Viola hispida Lam » ou bien encore  « Viola Rothomagensis » en référence au nom gallo-romain de la ville de Rouen, est en réalité une… pensée.

Comment la reconnaître ? De couleur violette avec du jaune et du blanc , une tache orangée à la naissance du pétale inférieur, sa ressemblance avec la pensée sauvage complique une identification réservée tout de même aux spécialistes.

VIOLETTE 2.jpg

 

Si au début du XIXe siècle, la "Violette de Rouen" était encore très répandue, elle s’est depuis considérablement raréfiée. Devant le risque de disparition, elle est protégée depuis 1982.

 

 

 

20/03/2009

C'est le printemps !

Lève-toi ! Lève-toi ! Le printemps vient de naître !

La-bas, sur les vallons, flotte un réseau vermeil !

Tout frissonne au jardin, tout flotte et ta fenêtre,

Comme un regard joyeux, est pleine de soleil !

Louis BOUILHET - (1822-1868)

 

 

C’est aujourd’hui le printemps ! Comme c’est bon !!!

Et c’est aussi le jour de l’égalité car en ce jour de l’équinoxe de printemps, nous sommes tous égaux devant le soleil : la durée du jour est égale à la durée de la nuit sur tous les points de notre terre !

Au XIIIème siècle, ont écrivait « printans », mot composé de « prins » et « tans », du latin « primus tempus » : qui signifiait  le premier temps, c’est-à-dire la première saison. Le latin « primus » se retrouve d’ailleurs dans le qualificatif « prime », employé dans certaines expressions comme la « prime jeunesse ». On le retrouve aussi dans l’expression anglaise « prime-time » actuellement utilisé pour désigner une émission de début de soirée.

Le printemps a remplacé l’ancien français « « primevere » qui vient de la forme latine tardive « prima vera » construite d’après la locution « primo vere » : au début du printemps. L’italien, l’espagnol et le portugais ont d’ailleurs conservé cette origine pour désigner le printemps : « primavera ». En français, on a conservé ce mot pour désigner la fleur de primevère (autrefois « primevoire »), parce qu’elle fleurit au début du printemps.

Pour le Normand superstitieux, le printemps est plein de promesses. Si ce jour-là, il entend le coucou chanter pour la première fois et que dans sa poche, il a quelques sous, c’est signe que, toute l’année, il en aura à volonté.

Ou si d’aventure, il rencontre ce jour-là une violette sur son chemin et qu’il la mange, il est sûr de ne jamais avoir la fièvre l’an durant.

 

PRINTEMPS.JPG

 

18/03/2009

La paroisse Saint-Godard de Rouen

Cette paroisse, située au nord de la ville, est certainement antérieure au XIIe siècle.

Saint-Godard (ou Gildard) aurait été le premier des Francs à occuper le siège épiscopal de Rouen. Né à Salency, près de Noyon, en 448, il aurait accédé au trône épiscopal en 489.

Il passe pour avoir participé à la conversion du roi Clovis et aurait assisté à son baptême en 496. Mort en 525, il aurait été inhumé dans l’église qui porte son nom.

L’église que l’on peut admirer aujourd’hui date essentiellement des XVe et XVIe siècles, bien que la tour carrée ne fut terminée qu’en 1613. Le clocher est resté inachevé, sa flèche n’a jamais été construite.

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Comme toutes les églises de Rouen, elle fut mise à sac par les Huguenots en 1562.

Une des plus grandes richesses de cette église réside dans les quelques vitraux encore en place. Ils sont de couleurs vives et éclatantes. Ces couleurs, en particulier le rouge, sont à l’origine d’un dicton populaire à Rouen : en parlant d’un vin rouge coloré, riche et velouté, les vieux Rouennais disaient autrefois : « Il est de la couleur des vitres de St-Godard ».

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Fermée à la Révolution, entièrement dévastée,  elle ne fut rouverte au culte qu’en 1806.

Le 13 novembre 1701, mes aïeux, Jacques LEGENDRE* (sosa 580) et Marie Louise CASIER (sosa 581) s’y marièrent. Ils étaient originaires tous deux de cette paroisse et vinrent plus tard s’installer à Notre-Dame de Franqueville où ils finirent leur vie. Ce village devint en partie grâce à eux le berceau de la famille.

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*Arbre simplifié  de descendance : Jacques LEGENDRE(1675-1752) → Pierre LEGENDRE (Toilier – 1702-1760 )→ Elisabet LEGENDRE (1727-1777) x Nicolas PELLERIN (Compagnon Toilier – 1727-1780) → Nicolas PELLERIN (Toilier – 1760-1849) → Jacques PELLERIN (Toilier- 1783-1844) → Jacques PELLERIN (Plâtrier – 1809-1891)→ Lucie PELLERIN (Ménagère – 1844-1926) x Constant BOULANGÉ(Plâtrier – 1842-1918)→ Paul BOULANGÉ ( Plâtrier – 1877-1950)→ Albert-Camille BOULANGÉ (1922-2007- mon père).

Biblio : « Rouen aux 100 clochers » de F. Lemoine et J. Tanguy – Editions PTC-2004.