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30/06/2010

Mellon de Rouen

Non, je n’ai pas fait de faute d’orthographe : il ne s’agit pas du légume ! Malgré le microclimat de notre belle Normandie, il aurait tout de même du mal à murir…

Non, Mellon de Rouen est le premier apôtre et le premier évêque de Rouen.

Les raids vikings au IXe siècle ayant causé la perte de nombreuses archives, la liste des évêques de Rouen a donc été reconstituée à postériori, d’où quelques lacunes et certainement aussi l’inclusion de personnages légendaires.

Rouen est l’un des plus anciens évêchés connus de Gaule, ce qui vaut le privilège à ses archevêques de porter le titre de Primat de Normandie. Erigé dès le IIIe siècle, il est devenu archidiocèse au Ve siècle.

La région de Rouen fut donc christianisée dès le IIIe siècle, vraisemblablement par des missionnaires venus de Lyon, les deux villes étant liées par des échanges commerciaux.

Si la tradition attribue à Saint-Nicaise (Nicaisius), l’évangélisation du Véxin, comme il a été martyrisé avec ses compagnons sur les bords de l’Epte vers l’an 260, il ne semble pas qu’il ait  eu le temps d’atteindre Rouen.

C’est donc Saint Mellon, probablement l’un de ses disciples, qui devint le premier évêque de Rouen.

 

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Saint Mellon de Rouen baptisé par Etienne - Jacobus de Varagine - vers 1470 -

Originaire de Cardiff au Pays de Galles, Mellon ou encore Mallonous, Mellouns, Mellonus ou Melanius, s’est converti du paganisme à la foi chrétienne lors d’un voyage qu’il fit à Rome. Baptisé par le Pape Saint-Etienne, il fut envoyé comme missionnaire prêcher l’Evangile dans les Gaules en l’an 257. Elevé trois ans plus tard au siège épiscopal de Rouen, il y demeurera 50 ans.

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La tradition rapporte l’histoire du jeune Praecordius qui, monté sur le toit de sa maison pour mieux entendre l’apôtre, se tua en tombant à ses pieds. Mellon l’aurait ressuscité, provoquant ainsi la conversion de nombre de ses auditeurs. En reconnaissance de ce miracle, le père du jeune homme aurait offert sa maison pour y célébrer le nouveau culte. On ne sait rien de plus sur ce premier sanctuaire qui marque, dès 260, l’emplacement à Rouen du siège apostolique. On peut légitimement penser que Mellon ait choisi logiquement pour prêcher le croisement de ce qu’on appelle le Cardo, l’axe Nord-Sud, de la rue Beauvoisine à la Seine, et le Decumanus, l’axe Est-Ouest, correspondant à la rue du Gros-Horloge et à la rue Saint-Romain, marquant le centre actif de la cité. La maison de Praecordius n’était probablement pas éloignée de ce carrefour des grandes voies romaines, l’actuelle place de la Cathédrale.

Saint Mellon est fêté le 22 octobre. 

 

 

09/06/2010

Le festival Normandie-Impressionniste

En cet été 2010, la Normandie est en fête. Sur l’ensemble de son territoire, le festival Normandie-Impressionniste va rendre hommage à ce mouvement artistique né sur ses terres et à ces illustres ambassadeurs.

Plus de 200 évènements culturels et animations diverses vont être mis en place à cette occasion. Et si bien entendu, la peinture sera à l’honneur, elle va côtoyer d’autres formes d’expression créative comme la musique, la photographie, le théâtre, le cinéma, la danse…

Comme chacune le sait, le mouvement Impressionnisme, cette peinture du moment fugitif, est né sous les ciels capricieux de la Normandie, le long de ses rivages lumineux et de ses vallées verdoyantes. 

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« Il tire son nom d’un tableau de Monet, « Impression, soleil levant », peint au Havre en 1872. Cette toile reflète à merveille une manière de peindre qui cherche à saisir l’instant éphémère, qui privilégie la couleur par rapport à la forme et qui laisse l’œil du spectateur recomposer ce que la touche fragmentée du peintre avait dissocié. En choisissant ce tableau pour cible de ses railleries et en qualifiant d’Impressionnistes les adeptes de cette manière de peindre, le critique satirique Louis Leroy (1812-1885) n’imaginait pas à quel point il était perspicace : ce faisant, à la fois, il révélait la naissance d’un courant pictural en quête de lumière, de plein air et d’impressions fugitives et il témoignait de l’origine géographique de ce mouvement. »*

Outre un aspect éducatif avec l’organisation de colloques, de conférences, de cours d’histoire de l’art, de visites guidées, … l’événement se veut aussi une fête populaire avec des déjeuners sur l’herbe, des guinguettes, des bals, des balades, des croisières, des ateliers de plein-air… De quoi se divertir en s’instruisant, passer d’agréables moments, emmagasiner de jolis souvenirs…

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Quant à moi, en guise de modeste contribution à ce festival, je vous parlerai, si vous le voulez bien, au cours des jours et des semaines à venir, de ces personnages qui, grâce à leur talent, ont immortalisé cette Normandie que j’aime tant. 

 * Extrait de « L’impressionnisme est né en Normandie » http://www.normandie-impressionnistre.fr

19/05/2010

Le plus petit port de France est Normand !

Savez-vous que le plus petit port de France est Normand ?

Il est situé sur la commune de Saint-Germain-des-Vaux (Manche), à l’extrémité de la pointe de la Hague, et porte le nom de Port Racine.

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Port Racine aujourd'hui

Abrité en bordure de la magnifique et légendaire Anse Saint-Martin, Port Racine tient son nom d’un corsaire du XVIIIe siècle, François Médard Racine (1774-1817) lequel, en 1813, prend le commandement d’un bateau corsaire nommé « L’embuscade ».

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"L'Embuscade"

Le marin jette son dévolu et son ancre dans l’Anse Saint-Martin laquelle, d’un point de vue purement stratégique, est un bon refuge pour un corsaire. Le mouillage offre en effet le double avantage d’être abrité et à proximité de la pointe de la Hague. Quant à la renverse de la marée, elle permet d’une part de passer le Raz Blanchard entraîné par le courant – méthode toujours utilisée de nos jours par les plaisanciers pour voguer d’une traite vers l’Ile de Guernesey -  et d’autre part de croiser la route des navires marchands doublant le cap pour rejoindre l’Angleterre. Afin de protéger son navire au mouillage des vents du nord, Racine fait construire une petite jetée submersible en pierre sèches, laquelle deviendra plus tard Port Racine. Le navire, faute de pont, ne pouvant abriter les 16 hommes d’équipage, une cabane est montée à proximité du mouillage. Et c’est ici que, pendant une année, Racine et ses hommes vont arraisonner les navires anglais et leurs précieuses cargaisons.

Aujourd’hui, seules quelques barques de pêcheurs sont amarrées traditionnellement "tête et cul en va et vient" sur des aussières. Les cabanes de pêcheurs et les casiers qui trainent sur la jetée construite en 1870 font de cet endroit un lieu très apprécié des promeneurs.