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11/06/2011

En Normandie cet été ?

Et si vous profitiez de l’été pour découvrir nos côtes normandes ? Le saviez-vous : au total, nos cinq  départements normands possèdent 550 km de côtes d’une extrême variété ! C’est le plus grand littoral de France ! Côtes des baies du Mont-Saint-Michel ou de Seine, Côtes basses au débouché des nombreuses vallées du Pays de Caux abritant des stations balnéaires réputées comme Dieppe ou Etretat, Côte Fleurie du Calvados où se niche notamment l’aristocratique Deauville, Côte ouest du Cotentin où se cachent les ports de pêche de Carteret ou de Granville, Côte d’Albâtre qui va du Havre au Tréport et doit son nom à la blancheur de ses falaises ou encore Côte de Nacre et du Bessin qui s’étend de Ouistreham à Sainte-Marie des Monts… Le panorama est exceptionnel ! Et les stations balnéaires normandes n'ont  vraiment rien à envier à celles de la Côte d'Azur ou du littoral breton ! Parole de Normande !

Alors, c’est décidé, tout au long des semaines à venir, je vous emmène visiter une station balnéaire normande ! Suivez-moi, vous ne serez pas déçu !

 

 

Riva Bella 1.jpg

 

 

Aujourd’hui, première étape de notre circuit, la plage de Riva-Bella. J’entends encore ma grand-mère Blanche (sosa 7) évoquer ce nom qui résonnait pour elle qui n’avait jamais franchi les frontières de notre pays (tout juste était-elle « montée » un jour à Paris !!!), comme un paradis lointain qu’elle avait eu la chance de connaître : « Riva Bella » !

 

 

Carte Ouistreham.png

 

Riva-Bella, c’est, sur la Côte de Nacre, une large étendue de sable fin de près de 3 km peuplée de pimpantes cabines de plage. Située sur la commune de Ouistreham, à 14 km de Caen, la belle n’existe que depuis la fin du XIXe siècle. La première villa de la station a vu le jour en 1866. Un fabricant de corsets, Monsieur Longpré, était à cette époque l’heureux propriétaire de cette « Belle Rive ». Un de ses amis lui rendant visite, compara les couchers de soleil qu’il pouvait admirer sur la plage normande à ceux qu’il avait vus en Italie et lui donna le nom de « Riva-Bella ». La villa « Belle-Rive » est toujours visible au numéro 53 de la rue Pasteur, épargnée miraculeusement lors de la Seconde Guerre Mondiale qui a cependant détruit 60% de la cité.

 

 

Villa Belle Rive.gif

 

 

La station balnéaire de Riva-Bella s’est développée après la Grande guerre, grâce à Alfred Thomas, propriétaire d’un grand hôtel restaurant. Elu maire de la ville en  1914, c’est lui qui a véritablement lancé la place. Il a notamment fait  construire le premier casino et organisé de nombreuses festivités. Son ami Aristide Briand, Président du Conseil à plusieurs reprises sous la IIIe République, y possédait une résidence secondaire près du canal.

 

 

Riva Bella 2.jpg

 

 

Appréciée des Caennais qui viennent en voisin et en famille profiter, à dix minutes de chez eux, du soleil, de la mer et du sable fin en toute liberté, la ville s’affiche aussi en station voile et accueille chaque saison de plus en plus de touristes à la recherche de sport, mais aussi de farniente et de nature préservée. Car Riva-Bella, c’est tout cela à la fois !

 

Biblio : Pays de Normandie – HS Littoral -1997

Photos : merci aux sites Calvados.fr, Location et vacances. com, Pixelsbw. com et Flickr de Yahoo.

29/05/2011

Tout ce qui est petit est joli !

La Normandie, vous le savez, est un merveilleux écrin renfermant de précieux trésors ! Parmi ceux-ci, je vous ai déjà parlé du Port Racine, le plus petit de France (v. ma note du 19 mai 2010) et de la Mairie de Saint-Germain de Pasquier, la plus petite de France (v. ma note du 12 novembre 2010). Et bien saviez-vous que notre belle province abrite aussi le plus petit fleuve de France ? Non pas une simple rivière, mais bien un fleuve puisqu’il qui se jette dans la Manche ! Un joli petit fleuve côtier long de 1195 mètres ! Son nom ? La Veules. Elle naît dans et traverse une seule commune, celle de Veules-les-Roses, située dans le canton de Saint-Valéry en Caux en Seine-Maritime, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Dieppe.

VEULES LES ROSES.jpg

 

 

Le nom de « Veules » vient de « Wellas » (1025), pluriel du vieil anglais « Wella/Wiella » signifiant source, fontaine ou cours d’eau.

Bien que petite, la Veules participe pleinement à l’économie de son village. Sur son cours, dès le XIe siècle, une dizaine de moulins sont édifiés pour moudre le blé et le colza dont on extrait l’huile pour fouler le lin, matière première indispensable aux ateliers des tisserands. Nombre de ces moulins ont été restaurés et l’un d’eux, le moulin des Ayeux a même gardé son mécanisme !

 

Veules les Roses.jpg

 

 

Quant à sa source, on y cultivait à profusion un excellent cresson commercialisé sur la Capitale.

Au XIXe siècle, l’activité agricole déclinante fait place au tourisme : le village de Veules-lès-Roses se transforme en un lieu de villégiature pour nombre de célébrités parisiennes attirées par la beauté du lieu comme Alexandre Dumas fils et Jules Michelet, pour ne citer qu’eux.

 

La Veules 3.jpg

 

 

Quant à Victor Hugo, au cours de ses séjours chez son ami romancier Paul Meurice, il aimait remonter le Chemin des Champs-Elysées longeant ce petit fleuve de rien du tout qui a tout d’un grand et respirer pleinement l’air iodé de la Manche. 

 

JOYEUSE FETE A TOUTES LES MAMANS

 

Biblio. : « Normandie – 500 coups de cœur » – Edition Ouest-France 2011 - Photos : Merci aux sites  Normandie Lecture, Veules-les-Roses et l'Internaute Voyager.

11/05/2011

Une légende du Far West en Normandie

Le saviez-vous ? Buffalo Bill, figure mythique de la Conquête de l’Ouest, a foulé notre sol normand en juin 1905.

 

 

Buffalo Bill photographié en 1911.jpg

 

 

Buffalo Bill, photographié en 1911

 

Celui qui s’appelait en réalité William Fréderick Cody était né dans l’Iowa, à North Plate, le 26 février 1846. Son surnom de « Buffalo Bill » lui venait pour « Buffalo » du fait qu’il fournissait en viande de bison (buffalo en anglais) les employés du chemin de fer Kansas Pacific et pour « Bill », de Bill Comstock, 33ème gouverneur de l’Etat américain du Michigan, qu’il avait battu en tuant en une seule journée plus de bisons que lui (69 contre 48) !

Le jeune garçon, qui rêvait de ruée vers l’or, s’était fait rapidement et très tôt une solide réputation de brave en combattant les Cheyennes durant  la guerre de Sécession et en réussissant même à éliminer leur chef, Main-Jaune.

 

 

Buffalo Bill's Wild West.jpg

 

 

Entré dans la légende grâce à l’écrivain Ned Buntline qui va immortaliser ses aventures, il profite de sa popularité et crée un spectacle populaire ambulant le Buffalo Bill’s Wild West. Concept étonnant pour l’époque, le spectacle recrée l’atmosphère de l’Ouest américain. On y montre différentes scènes de vie des pionniers comme une chasse au bison ou l’attaque d’une diligence par de vrais indiens.

 

 

Buffalo Bill's Wild West 2.jpg

 

 

Et c’est ainsi que, de 1882 à 1912, avec sa troupe, Buffalo Bill part en tournée dans toute l’Amérique du Nord puis en Europe. En 1905, il remporte un immense succès à Paris. La cavalerie de sa troupe participe de façon très remarquée au grand cortège du Carnaval de la Mi-Carême. Son spectacle est présenté au pied de la Tour Eiffel et attire trois millions de spectateurs !

 

 

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Le Cirque Buffalo Bill à Rouen 

 

En juin 1905, c’est en Normandie que notre ancien cow-boy reconverti en artiste de cirque fait escale. Il installe son chapiteau à Rouen, au pied de la Côte Sainte-Catherine, place du Champ-de-Mars, et durant quelques jours, du 15 au 18 juin, c’est l’agitation dans la cité normande ! Les spectateurs découvrent pour la première fois ce Far West dont le cinéma va s’emparer avec bonheur, mettant à l’honneur ces figures légendaires de l’Ouest américain.

Buffalo Bill s’est éteint à Denver, le 10 janvier 1917. Il est une des rares personnes à avoir reçu la « Medal of Honor », Médaille d’honneur et plus haute distinction militaire des Etats-Unis.