Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/07/2012

Le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin

C’est le plus jeune de nos 4 parcs régionaux ! Le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin couvre un territoire de 146 650 ha ne regroupant pas moins de 150 communes des départements de la Manche et du Calvados. S’étendant de Montebourg aux portes de Saint-Lô, des collines de Bayeux au havre de Saint-Germain sur Ay, il fait cohabiter en son sein landes, dunes et forêts, avec le marais comme dénominateur commun.   

parc-naturel-du-cotentin-et-du-bessin.jpg

 

Reconnu nationalement pour la forte valeur de son patrimoine naturel et culturel, il est né en 1991. Riche d’une faune, d’une flore et de traditions longtemps ignorées ou négligées, sa création a permis de  transformer en atout un milieu naturel longtemps considéré comme un handicap. Car pendant des siècles, les marais qui le composent, une zone humide de 30 000 ha que les crues hivernales recouvrent ou « blanchissent », font fuir le voyageur de passage par crainte des pièges et autres fièvres. 

 

parc-naturel-regional-marais-cotentin-bessin-439462.jpg

 

C’est dans cette région à métamorphoses, où les prairies d’été se transforment en mer intérieure l’hiver, que nombre d’oiseaux migrateurs comme le vanneau huppé, la bergeronnette et le busard cendré, emblème du parc, font étape chaque année pour s’y reproduire.

C’est aussi l’autre royaume des cigognes et celui du Damier de la succise, un papillon très rare dans la région.  

parc 1.JPG

Autre richesse de ce territoire, les maisons « en bauge », habitat traditionnel des paysans et pêcheurs depuis le XVIe siècle et dont certaines, bâties aux XVIIIe et XIXe siècles, ont été sauvegardées. Et si vous profitiez de la belle saison pour les découvrir en empruntant l'un des nombreux sentiers de randonnées qui traverse ce parc ?

 

 

Biblio. « Balades normandes » Pays de Normandie – n° 40

Merci au site http://www.parc-cotentin-bessin.fr/ et aux pages Wikipédia sur le sujet

27/06/2012

Le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine-Normande

Sur les 48 parcs naturels régionaux français, 4 sont normands ! Celui des Boucles de la Seine-Normande, le Parc du Cotentin et du Bessin, le Parc Normandie-Maine et le Parc du Perche témoignent de la richesse touristique de notre belle région. Permettez-moi de vous les présenter brièvement. Voici le premier...

carte.jpg

Il se situe entre Rouen et le Havre et s’il n’est pas le plus grand, c’est sûrement l’un des plus intéressant. Le Parc des Boucles de la Seine-Normande a été créé en 1974 « pour aménager une coupure verte » entre les deux grandes agglomérations de Haute-Normandie.

Au fil des ans, son territoire s’est largement accru. Autour des méandres de la Seine, sur près de 180 km, il s’étale maintenant sur cinq régions naturelles que sont le Pays de Caux, le Val de Seine, le Roumois, le Marais Vernier et la basse Vallée de la Risle, soit une surface de 81 000 hectares. Il regroupe 72 communes de l’Eure et de la Seine-Maritime, 2 villes-portes (Yvetôt et Pont-Audemer), et compte 78 000 habitants. Son patrimoine est exceptionnel : 3 abbayes, celles de St-Martin de Boscherville, Jumièges et Saint-Wandrille-Rançon, 18 musées, 7 réserves naturelles, 1 base de plein air et de loisirs et 4 routes touristiques !  

jumieges.jpg

Abbaye de Jumièges

 

Implanté dans une région industrielle, le parc a pour principale mission de prendre soin de la nature. A ce titre, il œuvre pour la préservation et la gestion des milieux naturels remarquables, la prise en compte de l’environnement dans les entreprises et le maintien du cadre de vie, sans oublier bien sûr le développement d’activités culturelles et bien sûr l’accueil touristique. 

parc 1.JPG

Vieux Port – Chaumière surplombant la Seine

 

Alors, si vous choisissiez la Normandie cet été ? Si vous veniez découvrir cette espace préservé ? Si vous veniez arpenter les vergers de Jumièges, les forêts de Bretonne, de Roumare et du Trait-Maulévrier ? Si vous veniez respirer l'air vivifant de notre Marais Vernier, le fief de la cigogne blanche ? Si vous veniez éblouïr vos yeux sur la route des chaumières ou celle des abbayes ? Si vous veniez satisfaire vos papilles sur la route des fruits ou celle du blé au pain ? Si vous veniez user vos baskets sur les 1 200 km de sentiers pédestres qui sillonnent ce parc ? Si vous veniez découvrir le musée de la Marine de Seine, celui de la Pomme, du Lin, du sabot, du Four à pain ou bien encore le Moulin de pierre ? Il y en a pour tous les goûts, pour les petits comme pour les grands, et  vous ne regretterez pas votre choix ! Parole de normande !  

 

Biblio. et photos « Les Parcs Naturels Régionaux de Normandie » - Pays de Normandie – n°40 – Printemps 2003.

Merci au site http://www.pnr-seine-normande.com et aux pages Wikipédia sur le sujet. 

17/06/2012

La "Bleue de la Manche"

Connaissez-vous cette variété normande de pomme de terre ? Sa peau de couleur bleue recouvre une fine pellicule de teinte blanche renfermant une chair bleue violette qui vire au bleu foncé indigo à la cuisson. Longtemps « plante de disette », cultivée uniquement pour alimentation des vaches et des cochons, elle est aujourd’hui une denrée rare et prisée qui trône sur les meilleures tables normandes.  

Bleue_Manche_05.jpg

Grâce à l’obstination, à la fin du XVIIIe siècle, de deux hommes, le normand Jean François Mustel et le picard Augustin Parmentier (v. ma note « Le pain de pommes de terre du normand Mustel publiée le 7 janvier dernier), la culture la pomme de terre se propage rapidement sur le territoire hexagonal. Notre belle province fait cependant de la résistance et notamment le Pays d’Auge qui la boude longtemps. Au milieu du siècle suivant, alors que les plantations se généralisent en Normandie, des sociétés d’émulation tentent d’introduire de nouvelles variétés provenant d’Angleterre ou d’Amérique du Nord. C’est dans ces circonstances qu’apparaît dans le Cotentin la « Bleue de la Manche ». Très vite sa culture s’étend dans les fermes et jardins potagers de ce département mais aussi dans celui de l’orne, du Calvados et également, mais dans une moindre mesure, dans celui de l’Eure. La "Bleue de la Manche" va demeurer une culture régionale, menacée de disparition au milieu des années cinquante et  sauvée grâce au remarquable travail de préservation réalisé par le jardin conservatoire de Saint-Pierre sur Dives et la ferme musée du Cotentin de Sainte Mère Eglise. 

Bleue_Manche_03.jpg

Plantée vers la fin du printemps, au moment où le sol se réchauffe, c’est au début de l’été que cette pomme de terre manchoise dévoile ses fleurs élégantes, au pistil jaune orangé bordé de pétales virant du blanc/bleu à un violet léger, annonciatrices d’une récolte prochaine.

 

Consommée en ragoût ou en salade, elle permet également de confectionner, en y ajoutant généreusement  lait et beurre, une purée naturellement colorée violette qui étonne tant les pupilles que les palais.

 

Merci au site http://normandie-heritage.com