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27/06/2012

Le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine-Normande

Sur les 48 parcs naturels régionaux français, 4 sont normands ! Celui des Boucles de la Seine-Normande, le Parc du Cotentin et du Bessin, le Parc Normandie-Maine et le Parc du Perche témoignent de la richesse touristique de notre belle région. Permettez-moi de vous les présenter brièvement. Voici le premier...

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Il se situe entre Rouen et le Havre et s’il n’est pas le plus grand, c’est sûrement l’un des plus intéressant. Le Parc des Boucles de la Seine-Normande a été créé en 1974 « pour aménager une coupure verte » entre les deux grandes agglomérations de Haute-Normandie.

Au fil des ans, son territoire s’est largement accru. Autour des méandres de la Seine, sur près de 180 km, il s’étale maintenant sur cinq régions naturelles que sont le Pays de Caux, le Val de Seine, le Roumois, le Marais Vernier et la basse Vallée de la Risle, soit une surface de 81 000 hectares. Il regroupe 72 communes de l’Eure et de la Seine-Maritime, 2 villes-portes (Yvetôt et Pont-Audemer), et compte 78 000 habitants. Son patrimoine est exceptionnel : 3 abbayes, celles de St-Martin de Boscherville, Jumièges et Saint-Wandrille-Rançon, 18 musées, 7 réserves naturelles, 1 base de plein air et de loisirs et 4 routes touristiques !  

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Abbaye de Jumièges

 

Implanté dans une région industrielle, le parc a pour principale mission de prendre soin de la nature. A ce titre, il œuvre pour la préservation et la gestion des milieux naturels remarquables, la prise en compte de l’environnement dans les entreprises et le maintien du cadre de vie, sans oublier bien sûr le développement d’activités culturelles et bien sûr l’accueil touristique. 

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Vieux Port – Chaumière surplombant la Seine

 

Alors, si vous choisissiez la Normandie cet été ? Si vous veniez découvrir cette espace préservé ? Si vous veniez arpenter les vergers de Jumièges, les forêts de Bretonne, de Roumare et du Trait-Maulévrier ? Si vous veniez respirer l'air vivifant de notre Marais Vernier, le fief de la cigogne blanche ? Si vous veniez éblouïr vos yeux sur la route des chaumières ou celle des abbayes ? Si vous veniez satisfaire vos papilles sur la route des fruits ou celle du blé au pain ? Si vous veniez user vos baskets sur les 1 200 km de sentiers pédestres qui sillonnent ce parc ? Si vous veniez découvrir le musée de la Marine de Seine, celui de la Pomme, du Lin, du sabot, du Four à pain ou bien encore le Moulin de pierre ? Il y en a pour tous les goûts, pour les petits comme pour les grands, et  vous ne regretterez pas votre choix ! Parole de normande !  

 

Biblio. et photos « Les Parcs Naturels Régionaux de Normandie » - Pays de Normandie – n°40 – Printemps 2003.

Merci au site http://www.pnr-seine-normande.com et aux pages Wikipédia sur le sujet. 

17/06/2012

La "Bleue de la Manche"

Connaissez-vous cette variété normande de pomme de terre ? Sa peau de couleur bleue recouvre une fine pellicule de teinte blanche renfermant une chair bleue violette qui vire au bleu foncé indigo à la cuisson. Longtemps « plante de disette », cultivée uniquement pour alimentation des vaches et des cochons, elle est aujourd’hui une denrée rare et prisée qui trône sur les meilleures tables normandes.  

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Grâce à l’obstination, à la fin du XVIIIe siècle, de deux hommes, le normand Jean François Mustel et le picard Augustin Parmentier (v. ma note « Le pain de pommes de terre du normand Mustel publiée le 7 janvier dernier), la culture la pomme de terre se propage rapidement sur le territoire hexagonal. Notre belle province fait cependant de la résistance et notamment le Pays d’Auge qui la boude longtemps. Au milieu du siècle suivant, alors que les plantations se généralisent en Normandie, des sociétés d’émulation tentent d’introduire de nouvelles variétés provenant d’Angleterre ou d’Amérique du Nord. C’est dans ces circonstances qu’apparaît dans le Cotentin la « Bleue de la Manche ». Très vite sa culture s’étend dans les fermes et jardins potagers de ce département mais aussi dans celui de l’orne, du Calvados et également, mais dans une moindre mesure, dans celui de l’Eure. La "Bleue de la Manche" va demeurer une culture régionale, menacée de disparition au milieu des années cinquante et  sauvée grâce au remarquable travail de préservation réalisé par le jardin conservatoire de Saint-Pierre sur Dives et la ferme musée du Cotentin de Sainte Mère Eglise. 

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Plantée vers la fin du printemps, au moment où le sol se réchauffe, c’est au début de l’été que cette pomme de terre manchoise dévoile ses fleurs élégantes, au pistil jaune orangé bordé de pétales virant du blanc/bleu à un violet léger, annonciatrices d’une récolte prochaine.

 

Consommée en ragoût ou en salade, elle permet également de confectionner, en y ajoutant généreusement  lait et beurre, une purée naturellement colorée violette qui étonne tant les pupilles que les palais.

 

Merci au site http://normandie-heritage.com

19/05/2012

Le diamant d'Alençon

Des mines de diamant en Normandie ? Le saviez-vous ? Autrefois, c’est  abondamment qu’on trouvait dans le département de l’Orne, notamment dans les carrières du Hertré et du Pont-Percé, celui qui prit naturellement le nom de sa région d’origine, le diamant d’Alençon.

 

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Généralité Alençon 1774

 

Il gisait là, dans le sous-sol de la terre normande, à 5 ou 6 mètres de profondeur, aux côtés d’autres cristaux comme le béryl ou le mica, voire même quelques grenats et émeraudes. Traditionnellement taillé comme elle, il rivalisait avec la pierre précieuse… qu’il n’était pourtant pas. Car, en réalité, le diamant d’Alençon n’est qu’un quartz hyalin, un quartz enfumé de couleur brune, composé de silice, ne rentrant pas dans la catégorie des diamants vrais.

 

 

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C’est lors du percement de la route de Bretagne, située au bord de la carrière de la Butte du Pont-Percé, à la fin du règne de Louis XV, que la réputation du diamant d’Alençon s’est construite. Dès le XVIIe siècle, ces morceaux de cristal de roche, qui se trouvaient en grande quantité à la surface de la roche granitique, sont ramassés par les ouvriers des carrières et vendus à bas prix aux voyageurs à la recherche de curiosités locales. Ils vont très vite dès lors intéresser les orfèvres qui les taillent et les montent en bijoux à la façon des joailliers.  Cité dans le Dictionnaire de  l’Académie française de 1694, le diamant d’Alençon sert alors à la réalisation de très belles pièces de joaillerie et notamment de bijoux traditionnels normands aujourd'hui trèsrecherchés. 

 

 

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Croix Normande

 

Un de ceux-ci fut offert à la fille de Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette, Marie Thérèse de France, Duchesse d’Angoulême (1778-1851) lors des sa visite officielle en Normandie en 1827.

Si, sous la Restauration et jusqu’à la première guerre mondiale, le diamant d’Alençon va connaître une grande vogue, les carrières de granites de la région d’Alençon, aujourd'hui épuisées, sont toutes fermées. La dernière, celle de Beauséjour, a cessé son activité en 1982. Le diamant d’Alençon est cependant toujours vendu dans la cité ornaise où quelques artisans locaux perpétuent cette spécialité locale en fabriquant des bijoux qui en sont pourvus.

 

Biblio. « Normandie, 500 coups de cœur » de M. Le Goaziou et M-C. Colignon -Editions Ouest-France 2011.

Images : Merci aux sites Wikipédia, Ouest-France et Normannia, la terre de nos pères.