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14/11/2012

Deux sites normands inscrits au patrimoine mondial de l'humanité

Le saviez-vous ? Parmi les 962 sites inscrits à ce jour au patrimoine mondial de l’humanité comprenant 745 sites culturels, 188 naturels et 29 mixtes, répartis dans 157 Etats, la France en recense à elle seule 38 ! Parmi ceux-ci, deux sont normands : le Mont Saint-Michel et sa baie (1979) et Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret (2005).  

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Figure emblématique de notre belle province, le Mont-Saint-Michel est l’un des sites les plus visités de France. Durant la saison estivale, pas moins de 20 000 visiteurs se pressent chaque jour pour admirer cette merveille de l’Occident où, voilà plus de 1 000 ans, a été construite, à flanc de rocher, une basilique aussi longue que le rocher est haut (80 mètres) qui surpomble le village médiéval ceint de remparts et flanqué de tourelles. 

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Quant à la ville du Havre, reconstruite après les bombardements de 1944  par l’architecte Auguste Perret (1874-1954), inventeur d’un « ordre du béton armé », elle a rejoint, dans ce cercle très prisé, deux autres villes emblématiques de l’architecture moderne, Brasilia (Brésil) et Chandigarh (Inde).  

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 Biblio. merci aux pages Wikipédia sur le sujet. 

11/11/2012

La plus grande verrière d'Europe est en Normandie

Dans la série des « plus » normands, savez-vous que c’est à l'intérieur d' une église de notre belle région qu’on peut admirer le plus grand vitrail d’Europe ? Construite en 1956 pour remplacer l’ancienne église du XVIIIe détruite par les bombardements allemands de 1940, l’église Saint-Pierre d’Yvetôt, en Seine-Maritime, est l’œuvre de trois architectes, Pierre Chirol, Robert Flavigny et Yves Marchand.

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Elle présente trois particularités. La première est sa forme, toute ronde, de 40 mètres de diamètre sur 20 mètres de hauteur. La seconde, sa couleur, elle est tout de rose vêtue. Pour découvrir la troisième, il faut pénétrer dans ce lieu saint. Là, bien à l’abri sous la coupole conique en béton armé reposant sur 24 piliers et recouverte de plaques de cuivre, se trouve la plus grande verrière d’Europe : 1 046 m2 de vitraux contemporains, œuvre du maître-verrier Maurice Max Ingrand (1908-1969) !   

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Irradiant de lumière ce lieu saint, le mur de verre, circulaire et très coloré, est composé de pièces de 10 mètres de hauteur, assemblées minutieusement pour se rejoindre au centre, au-dessus de l’autel. La fresque relate de façon figurative la vie des saints normands dont Saint Valéry, Saint-Saëns, Saint Ouen, Saint Philibert, Saint Wandrille, Saint-Romain, Jeanne d’Arc en armure et, bien sût, Saint Pierre, le patron de la paroisse.  

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L’église Saint-Pierre d’Yvetôt a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 8 octobre 2001.

 

 

Biblio. « Normandie – 500 coups de cœur » de M. Le Goaziou et M-C. Colignon – Ed. Ouest-France 2011

 

21/10/2012

Le Havre, la Bretagne en Normandie

La ville du Havre, le saviez-vous, est le 3ème ville d’émigration bretonne dans le monde, juste après Paris et New York. 

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Quartier Saint-François du Havre conçu au XVIe siècle par l'architecte italier J. Bellarmato

Sur près de 260 000 habitants que compte aujourd’hui l’agglomération havraise,  40%, soit un peu plus de 100 000 havrais, seraient originaire de Bretagne !

En 1901, un premier recensement faisait ressortir que 30 000 havrais portaient un nom breton. Plus tard, entre les deux guerres, l’estimation du nombre de havrais d’origine bretonne atteint 30%.

Gens de mer, nos voisins Bretons arrivent dans la ville normande au XVIe siècle. Ouvriers, marins, petits commerçants à la recherche de travail vont investir le port et s’emparer des activités qu’il offre. Ces exilés se concentrent principalement dans deux quartiers de la ville, celui de l’Eure et surtout celui de Saint-François. 

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A cette époque, l’habitat qui leur est offert n’est constitué que de petites maisons insalubres, dans lesquelles ils vont entasser leur famille. Pauvres, employés aux tâches les plus dures et les plus ingrates,  leur intégration, bien que facilitée par la religion, va être difficile. Ils vont cependant y arriver et transformer leur environnement de sorte que, trois siècles plus tard, au début du XIXe siècle, le voyageur égaré dans leurs rues aurait pu jurer se trouver dans un village breton ! Car partout on s’y exprime en breton, les femmes arborent la coiffe traditionnelle et sur les étals, on trouve nombre de produits du terroir armoricain. A l’église, les prêches, en breton, sont assurés par des hommes d’église venus tout droit des Côtes-du-Nord ou du Morbihan. Les cafés, à l’enseigne des gars de Tréguier ou de Lannion, servent de lieux de rencontre et de réunions. Et c’est dans  l’ambiance du pays que sont accueillis les jeunes compatriotes venus chercher du travail sur terre ou en mer. 

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Aujourd’hui, s’il n’y a plus de sermons en langue bretonne dans les églises de la Porte Océane, la culture bretonne y est toujours très présente D’ailleurs, la nouvelle paroisse de la cathédrale s’appelle « Saint-Yves de la mer ». Tout un programme !  

Biblio. Merci aux nombreuses pages et articles publiés sur la toile et notamment sur Wikipédia.