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17/07/2013

Le plus beau kilomètre de France

Dans la série, « notre Normandie est unique », savez-vous que « le plus beau kilomètre de France » se trouve au coeur de notre belle province ? On doit l’expression, laquelle aurait été reprise un peu plus tard par le Général Eisenhower (1890-1969), au président Edouard Herriot (1872-1957).

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Voyageant en Normandie, dans la région de Granville, parti de Carolles, petite cité située au sud de la presqu’île du Cotentin dans la Manche, en direction d’Avranches, ayant emprunté la route de la Côte, c’est arrivé en haut des falaises de Champeaux qu’il se serait exclamé « N’est-ce pas là le plus beau kilomètre de France ! » émerveillé par le point de vue exceptionnel sur la baie du Mont-Saint-Michel et sa merveille de granit jailli de l’eau et des sables.  

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Il faut dire que la grande fierté des Champelais, c’est assurément leur rivage ! Formé par une falaise surplombant de plus de 80 mètres l’illustre baie, il est d’une beauté à couper le souffle ! Ce micropaysage escarpé et sauvage cache à la fois des trésors géologiques, botaniques, ornithologiques et historiques. En effet, si l’on y trouve des silex taillés à la préhistoire, on y piétine aussi les ruines de Litus saxonicum, cette antique ligne de fortifications datant de l’an 390, allant de la Flandre au Cotentin, bâtie pour empêcher les invasions des Saxons et des Scots 

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C’est aussi l’un des rares endroits du littoral normand encore fréquenté par le grand corbeau, le plus gros des oiseaux de la famille des corvidés et probablement aussi le plus lourd.

Biblio et photos : merci aux pages Wikipédia sur le sujet. 

10/07/2013

Le signal d'Ecouves, point culminant de la Normandie

Bien qu’elle ne soit pas sans relief, je n’irais pas jusqu’à dire que notre province est une terre d’altitude ! Pourtant le point culminant de l’ensemble du Grand Ouest se situe bien chez nous, en Normandie ! Il s’agit du signal d’Ecouves qui pointe tout de même à 413 mètres ! Et même si ce n’est pas le sommet de l’Everest, on peut en être fier !   

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 Le signal d'Écouves

 

Car situé dans le département de l’Orne, au nord d’Alençon, dans la forêt du même nom, le signal d’Ecouves domine de quelques mètres les hauteurs voisines façonnées comme lui dans le grès armoricain, et entièrement recouvert par la forêt.  

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L’étymologie nous indique que le vieux français « escouve » signifie « balai ». Il aurait d’ailleurs donné « l’écouvillon », autre nom du goupillon. « Escouve » est issu du latin médiéval « scopa » signifiant « tige » ou « fût » en parlant d’un arbre, voire « bouleau ».   

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La forêt d’Ecouves, forêt royale depuis 1220 qui fait aujourd’hui partie du Parc Naturel Régional Normandie-Maine,  s’étend sur 15 000 hectares aux confins du bassin parisien et du massif armoricain. A son origine, elle est exploitée par les verriers, les fours à chaux mais aussi les forges.

En 1667, Colbert charge Bernard de Marle, commissaire général des Eaux et Forêts, de réformer toutes les forêts royales. Il s'agit de les délimiter et, pour ce faire, commence un important travail de bornage et de cartographie. Selon les ordres du roi Louis XIV (1638-1715) , les carrefours devaient être pourvus de "panneaux indicateurs" "en croix, poteaux ou pyramides". Ecouves est donc aménagée, règlementée et délimitée par 325 bornes en granit de Hertré. Chaque borne comporte les noms des carrefours voisins et donne leurs directions. Cette signalisation, unique dans la région, a fait l’objet, pour les 79 bornes encore existantes aujourd'hui, d'un classement aux Monuments Historiques.

 

Biblio. "Normandie - 500 coups de coeur" de M. Le goaziou et M-C. Colignon - Ed; Ouest-France 2011.

Photo. merci au site http://unamourdediablotin.over-blog.com 

26/06/2013

Jean Valjean serait-il normand ?

Victor Hugo (1882-1885) et la Normandie, c’est une longue, belle mais aussi douloureuse histoire. Il vint chez nous à plusieurs reprises et notamment au Havre. La légende raconte qu’il y fit une rencontre qui allait lui inspirer le personnage de Jean Valjean, héros de son roman le plus populaire « les Misérables » paru en 1862. 

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Voici l’histoire. Nous sommes le 15 février 1843. En l’Eglise Saint-Paul Saint-Louis, en présence de leurs parents, Charles Vacquerie épouse Léopoldine Hugo, la fille chérie. L’un des témoins du mariage se nomme William Régnault. C’est un notable qui dirige une importante maison de négoce. Celle-ci appartenait auparavant et jusqu’à sa mort en 1842 à Nicolas Lefèvre, riche négociant havrais, beau-frère et employeur du jeune marié.

Très vite, Regnault devient un intime des Hugo auxquels il aurait même à plusieurs reprises accordé l’hospitalité. Fortuné, l’homme est un personnage en vue dont les ambitions, notamment politiques, vont cependant être contrariées. Car en 1848, Régnault se suicide laissant une femme et trois orphelins. Revers de fortune ? Affaire sentimentale ?

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Jean Valjean

 

Les hypothèses vont bon train jusqu’à ce qu’un journaliste dévoile dans la presse havraise le passé de forçat de l’homme qui s’appelait en réalité César Joseph Regnault et qu’un ancien bagnard dénommé Vallée, tenancier d’un cabaret louche sur le quai Lamblardie et d’une maison de rendez-vous à Graville, faisait chanter.

Le décor est planté. Hugo aurait donc emprunté les profils des deux hommes pour les transformer sous sa plume en Jean Valjean et Thénardier. 

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Au cœur du quartier Graville du Havre, au 30 de la rue Bellefontaine, subsiste encore la maison de Régnault dans laquelle la famille Hugo aurait séjourné. L’ancienne propriété Lefevre a quant à elle été lotie en 1890. Le promoteur, inspiré à n’en pas douter par cette légende,  a baptisé ses voieries du nom des personnages du roman : l’escalier Jean Valjean, l’impasse Cosette, la rue Fantine et l’impasse Javert.

 

Biblio. Le Havre, Itinéraires insolites – Isabelle Letélié – Ysec Editions 2011.